Revue de presse SNPL du 11 janvier 2019

Revue de presse élaborée par

 

  • Lufthansa conserve son rang de premier groupe aérien européen
  • Air Caraïbes vise les Etats-Unis en charter
  • Aigle Azur met fin au Lyon – Nantes
  • Les contrôleurs italiens en grève ce vendredi
  • Après 6 faillites en 2018, le secteur européen de l’aviation est en grandes difficultés
  • Virage sur l’aile : XL Airways fait de la Chine sa nouvelle priorité
  • Air France va absorber sa compagnie à bas prix Joon
  • En absorbant Joon, Air France se concentre sur le haut de gamme
  • Ben Smith et les syndicats d’Air France enterrent Joon
  • Bordeaux en 2018 : 6,8 millions de passagers, nouveau record
  • Menace de grève chez CWT France
  • Allemagne: 3 aéroports en grève ce jeudi
  • M. Smith au Sénat

 

Lufthansa conserve son rang de premier groupe aérien européen

Les Echos 10/01/2019

En 2018, il a transporté 142 millions de passagers (+9 % sur un an). Un record.

Lufthansa a annoncé ce jeudi dans un communiqué avoir transporté 142 millions de passagers en 2018, contre 130 millions en 2017, un nouveau record. Sa croissance, de plus de 9 %, a été portée par le dynamisme de ses hubs de Zurich, Munich et Vienne, précise le groupe, qui compte les compagnies Lufthansa, Austrian, Swiss et ses filiales low cost réunies sous la marque Eurowings.

L’allemand reste ainsi le premier groupe aérien européen. Il creuse l’écart avec Ryanair, auquel il avait raflé la première place en 2017 . L’irlandais a enregistré lui aussi une forte croissance, de 8%, et transporté plus de 139 millions de passagers l’an dernier, contre un peu plus de 129 millions en 2017.

Air France numéro quatre

Avec 113 millions de passagers (+7,7 %), IAG (British Airways et Iberia notamment), reste sur la troisième marche du podium. En dépit de ses bonnes performances, Air France-KLM demeure loin de ses grands concurrents. Le groupe franco néerlandais a annoncé mercredi  avoir franchi la barre des 100 millions de passagers , à 101,447 millions, en dépit de la grève du printemps chez Air France et du mouvement des « gilets jaunes » qui a pénalisé son activité en fin d’année.

 

Air Caraïbes vise les Etats-Unis en charter

Air Journal 11/01/2019

La compagnie aérienne Air Caraïbes compte lancer des vols charter vers les Etats-Unis dès le printemps, sans que l’on sache si c’est un prélude à des lignes régulières.

La compagnie basée à l’aéroport de Paris-Orly a déposé le 7 janvier 2019 une demande d’autorisation auprès du ministère américain des transports (DoT) pour lancer à partir du 1er avril 2019 des vols charter vers les USA. Ils seraient selon ch-aviation opérés en Airbus A330-300 ou en A350-900, la demande d’exemption et de permis de transporteur étranger (FACP) mentionnant des vols au départ de l’Union européenne, de la Norvège et de l’Islande ; aucun détail n’est fourni sur les lignes espérées. Air Caraïbes est déjà présente aux USA via sa sœur au sein du groupe Dubreuil la low cost French bee, qui dessert Tahiti via San Francisco depuis mai dernier avec partage de codes à la clé.

Dans un entretien publié dimanche par TourMag, le président du directoire d’Air Caraïbes Patrick Malval était resté vague sur l’ouverture de nouvelles lignes ou l’ajoute de fréquences en 2019 : « nous verrons, tout dépend de ce qui se passera sur le marché. Nous voulons nous tenir prêts à toutes éventualités et nous ne disons non à rien ». Il estimait que l’année 2019 va « certainement être une année pleine de changements dans le paysage aérien français », avant d’ajouter : « nous avons des moyens et de l’expérience, si des opportunités se présentent à nous, nous les saisirons ».

Air Caraïbes opère deux des trois A350-900 attendus, configurés pour accueillir 18 passagers en classe Affaires, 45 en Premium et 326 en Economie (le troisième doit être livré en juillet et déployé vers Cayenne). Le premier de ses trois A350-1000 arrivera en décembre prochain ; elle opère actuellement deux A330-200 et quatre A330-300, ainsi que pour les dessertes dans les Antilles quatre ATR 72-500 et -600.

 

Aigle Azur met fin au Lyon – Nantes

Air Journal 11/01/2019

La première liaison domestique lancée par la compagnie aérienne Aigle Azur, entre Lyon et Nantes, n’est plus proposée à partir de dimanche. Elle aura tenu moins de trois mois.

Inaugurée fin octobre 2018, la ligne de la compagnie française entre sa base à Lyon-Saint Exupéry et l’aéroport de Nantes-Atlantique est opérée douze fois par semaine en Airbus A320 de 180 sièges en une classe. Mais les réservations ne sont plus possibles après samedi 12 janvier 2019, quand le vol ZI661 décollera à 6h40 (arrivée à 8h00), et le vol ZI664 quittera Nantes à 8h50 (arrivée à 10h00). Aigle Azur est en concurrence sur cet axe avec HOP! Air France et la low cost easyJet.

La compagnie n’a pas communiqué sur la fermeture (qui pourrait être une suspension) de cette route intérieure, présentée en septembre par le président d’Aigle Azur Frantz Yvelin comme permettant « d’optimiser notre réseau, notre productivité et d’accroître notre zone de chalandise au cœur la région lyonnaise ». Lyon, où deux A320 sont basés, reste reliée à Alger, Constantine, Oran et Sétif, tandis qu’à Nantes Aigle Azur ne proposait que cette ligne (le site de l’aéroport indique d’ailleurs la fermeture de la ligne demain).

L’arrivée d’Aigle Azur sur le réseau domestique s’inscrivait dans une stratégie de développement global en particulier sur le long-courrier (avec le lancement en 2018 de vols vers Sao Paulo en juillet et Pékin en septembre), et le renforcement des fréquences au départ de Paris-Orly. Depuis l’automne dernier, elle a annoncé un renforcement de la route vers Moscou, et des accords de partage de codes avec S7 Airlines, Air Caraïbes et French Blue.

Créée en 1946, Aigle Azur transporte chaque année près de 2 millions de passagers sur près de 300 vols réguliers par semaine, avec une flotte de douze Airbus A319, A320 et A330-200.

 

Les contrôleurs italiens en grève ce vendredi

Déplacements Pros 11/01/2019

Les déplacements professionnels en Italie programmés ce vendredi 11 janvier 2019 risquent d’être perturbés par une grève des contrôleurs aériens. Plusieurs syndicats transalpins ont déposé un préavis de grève de 4 heures.

Plusieurs syndicats de contrôleurs aériens italiens dont NICA, UGL-TA, et Assivolo Quadri, ont déposé un préavis de grève pour le vendredi 11 janvier. Les aiguilleurs du ciel des aéroports de Rome, Milan et Brindisi sont appelés à stopper le travail entre 13h00 et 17h00. 
Les salariés des plates-formes de Catane, Turin, Gênes, Pérouse et Pescara devraient également prendre part à cette action. 
Des centaines de vols sont impactés par ce mouvements.. Des retards et annulations sont probables. Il est ainsi conseillé aux voyageurs d’affaires de consulter le statut de leur vol avant de se rendre à l’aéroport.

 

Après 6 faillites en 2018, le secteur européen de l’aviation est en grandes difficultés

L’Express 9/01/2019

Pas moins de 6 compagnies aériennes européennes (la Danoise Primera, les Suisses PrivatAir et Skywork Airlines, la Lituanienne  Small Planet, l’Allemande Azur Air et la Belge VLM Airlines) ont déposé le bilan depuis le mois de juin 2018. Malgré cela, le secteur ne s’est pas assaini, et les autres compagnies demeurent en grandes difficultés, rapporte Bloomberg. 

Les compagnies nordiques, en particulier, sont confrontées à de grandes difficultés. Les Islandaises Wow Air et Icelandair Group, sont confrontées à la concurrence féroce des plus grosses compagnies, qui les obligent à baisser le prix de leurs billets, et à la forte volatilité des cours du pétrole. En conséquence, il leur est de plus difficile de maîtriser leur budget. 

Contrairement à l’Amérique du Nord, le marché demeure atomisé en Europe

Norwegian Air Shuttle, qui est très endettée, traverse aussi une période très délicate, qui fait d’elle une proie facile pour une OPA. Alitalia est insolvable depuis un an et demi et la Britannique Flybe est à la recherche d’un acheteur. Même les compagnies qui étaient florissantes, telles que Finnair Oyj, voient le cours de leurs actions chuter en raison de la frilosité des investisseurs. 

Par contraste, les compagnies aériennes américaines ont réalisé des bénéfices records, grâce à des opérations de consolidation qui ont permis aux plus grandes d’entre elles (American Airlines, Delta et United Continental), de reprendre le contrôle sur les prix. 

Selon Skuli Mogensen, fondateur de Wow Air, ce sont encore les compagnies low-cost Ryanair, EasyJet et Wizz Air qui fixent les règles du jeu sur le marché européen, ce qui conduit à restreindre les marges des autres compagnies. Or, ces compagnies sont très concurrentielles, et se développent rapidement, ce qui rend le marché européen très agressif. En Amérique du Nord, la consolidation a eu pour effet de limiter la concurrence.

Une évolution défavorable du marché pour des petites compagnies isolées

En effet, le marché européen est dominé d’une part par les trois grands groupes formés des transporteurs nationaux historiques British Airways, Air France et Lufthansa, issus de la fusion de 9 anciennes compagnies nationales. A côté, on trouve les vedettes du low-cost, des compagnies indépendantes qui ont réussi à bien s’implanter. Les petites compagnies, en particulier les nordiques, se retrouvent donc isolées. La volonté de grossir rapidement de Norwegian Airways a mis la pression sur ses homologues nordiques, notamment Icelandair et Wow, qui, comme elle, opèrent sur le créneau des longs-courriers low-cost, ce qui a érodé leurs marges, et les a fragilisées.

En effet, ces compagnies ont toutes été confrontées à une évolution défavorable de leur marché : une intensification de la concurrence, et surtout, une forte hausse des cours du pétrole. Les cours ont commencé à redescendre, mais ils ont presque doublé dans le courant du premier semestre de cette année. En conséquence, ces compagnies audacieuses se sont toutes retrouvées piégées entre la flambée du prix du carburant, et la nécessité de baisser le prix de leurs billets pour continuer d’attirer les passagers. En outre, certaines d’entre elles doivent payer leur personnel en devises étrangères, ce qui a augmenté leurs coûts salariaux.

Une crise de surcapacités

Mais les compagnies sont aussi confrontées à une surcapacité de sièges qui déprime les prix des billets. L’Association du transport aérien international (Iata) prévoit une hausse de 10 % des bénéfices du secteur mondial de l’aviation en 2019, ce qui devrait les porter à 35,5 milliards de dollars. Mais les compagnies européennes devront s’attendre à une baisse des leurs, en raison de la concurrence accrue, et de contrats de carburant conclus au moment où les cours du pétrole étaient au plus haut. Ainsi, les recettes en Amérique du Nord devraient représenter le double de celles de l’Europe, alors que le trafic aérien est très comparable, puisqu’il est dominé dans chacune d’elles par 3 compagnies aériennes.

Pas de restructuration en profondeur

Enfin, selon Craig Kreeger, ancien CEO  de la société britannique Virgin Atlantic, en Europe, les dirigeants qui ont orchestré les fusions européennes ont trop pris en compte les sensibilités politiques locales et n’ont pas tranché dans les postes de coûts comme ils auraient dû le faire pour permettre vraiment à ces compagnies de redevenir rentables. 

 

Virage sur l’aile : XL Airways fait de la Chine sa nouvelle priorité

Tourmag 10/01/2019

Tarif sans bagage et avions neufs

XL Airways prend un grand virage stratégique. Après avoir annoncé cette semaine un renouvellement de sa flotte, la compagnie aérienne française, toujours à la recherche de nouveaux investisseurs, explique faire de la Chine sa nouvelle priorité pour les années à venir. Elle s’apprête ainsi à refondre son réseau, mais aussi à baisser ses tarifs en mettant prochainement en place des billets sans bagage.

Alors que la compagnie française basée à Orly se cherche toujours un second souffle financier via de nouveaux investisseurs, elle s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire. Avec, comme première décision : une ouverture vers le marché chinois. 
La Chine : « l’ultra-priorité »

Depuis juillet 2018, la compagnie française vole déjà vers Jinan, une « petite » ville chinoise de 8 millions d’habitants capitale de la province du Shandong. Mais Laurent Magnin ne compte pas s’arrêter là. 
« Nous sommes la deuxième compagnie française de l’histoire à relier la Chine, après Air France dans les années 1950 », se plait-il à rappeler. 
« Maintenant le but est d’aller plus loin et de faire de la Chine, où chaque ville fait au moins la taille de Paris, notre ultra-priorité », nous explique le P-DG d’XL, évoquant une stratégie de contournement des hubs et de point à point entre les régions. Et ses objectifs sont clairs. « D’abord, doubler le nombre de vols vers Jinan d’ici 2020, en passant à deux vols par semaine », glisse-t-il. « Ensuite, ouvrir deux nouvelles villes chinoises en plus de Jinan également avant 2020. Clairement, c’est notre priorité numéro 1 ». 

Avions neufs et réseau recomposé

Pour cela, XL Airways s’appuiera sur les deux A330-900 Neo dont la commande a été signée cette semaine et dont la compagnie sera l’opérateur de lancement. 
D’ici à 2020, le transporteur spécialiste des vols à bas coûts recevra ses nouveaux avions long-courriers capables de voler plus de 13 000 km sans escale et en économisant 15% de carburant. 
« En termes clairs, cet avion est capable de desservir la totalité de la Chine, et nous le dédierons uniquement au programme chinois », précise le P-DG. 
« On se bat entre compagnies aériennes sur les Antilles, sur New-York… Je suis persuadé qu’il faut faire autre chose. Desservir en direct de nouvelles villes chinoises est une priorité pour le tourisme français ! », poursuit Laurent Magnin. Et pour cause, sur ses vols vers la Chine, la compagnie compte quasiment exclusivement sur les tour-opérateurs chinois pour lui remplir ses avions, comme c’est déjà le cas sur la ligne vers Jinan. 

Dans les prochaines semaines, plusieurs annonces concernant plus globalement la recomposition du réseau d’XL devraient intervenir. Un retrait des Antilles ou de certaines destinations américaines ? S’il est trop tôt pour en parler, le P-DG annonce déjà un « redéploiement sur les Etats-Unis », ou encore la fermeture des vols Marseille-La Réunion ce début d’année, l’ouverture d’une ligne Paris-La Réunion et un doublement des fréquences entre Lyon et l’île de l’océan Indien.

La grande bagarre des low-cost long-courriers

Affaiblie depuis 2016 par la concurrence des low-cost long-courriers sur Paris, la compagnie n’avait d’autres choix que de réagir, poursuit son président. 
« Maintenant, la messe est terminée, on va s’aligner sur le tarif des autres. Nous mettrons en place, à partir de mars, un tarif sans bagage, notamment pour garder notre clientèle jeune », révèle-t-il. 
« Nos tarifs d’appel seront bientôt aussi bas que nos petits camarades de Norwegian ou Level », assure-t-il aussi, précisant enfin qu’un tarif sans repas verra sans doute le jour également dans le futur. Ce vif virage stratégique doit permettre à la compagnie d’atteindre en chiffre d’affaires de 400 millions d’euros d’ici à 2020, alors qu’il se situe actuellement autour des 245 millions d’euros. 

 

Air France va absorber sa compagnie à bas prix Joon

Le Figaro 10/01/2019

Dans un communiqué publié ce jeudi, la compagnie aérienne Air France annonce avoir signé un nouvel accord avec le personnel navigant commercial. L’entreprise va intégrer « les salariés et les avions de Joon au sein d’Air France ».

Pour Air France, « la marque » Joon a souffert de sa communication, et a été, « dès le début, difficilement comprise par les clients, par les salariés, par les marchés, par les investisseurs ». La compagnie craint les effets nocifs de la « multiplicité des marques » lui étant associée, dont Joon, et considère que cette diversité a « affaibli la puissance de la marque Air France ». Dès lors, Air France a décidé d’intégrer Joon dans sa propre marque : flotte et personnels seront donc repris, et « la gestion des opérations sera améliorée grâce à une flotte commune d’avions », précise le communiqué.

Toutefois, la compagnie souhaite rassurer les passagers de Joon : « tous les vols Joon actuellement vendus ou à la vente seraient bien sûr assurés par Joon jusqu’à la finalisation du projet puis repris par Air France ». L’entreprise estime que ce projet « devrait se réaliser sans impacter l’efficacité économique du groupe Air France-KLM ».

 

En absorbant Joon, Air France se concentre sur le haut de gamme

Les Echos 10/01/2019

La compagnie a annoncé jeudi une « simplification du portefeuille de marques » et la réintégration en son sein des personnels et des avions de la compagnie créée il y a à peine plus d’un an.

Joon, c’est terminé, cap sur le haut de gamme. Dans un communiqué publié jeudi en début d’après-midi, Air France a annoncé « un projet pour l’avenir de Joon »… qui revient dans les faits à enterrer la compagnie  lancée il y a à peine plus d’un an par Jean-Marc Janaillac, l’ancien PDG d’Air France-KLM. L’objectif est désormais de concentrer les efforts de la compagnie sur le segment premium du marché.

« Malgré les impacts incontestablement positifs de Joon, notamment le travail remarquable des équipes […], la marque a dès le début été difficilement comprise par les clients, par les salariés, par les marchés, par les investisseurs, indique le communiqué. Le groupe annonce donc l’intégration de Joon au sein d’Air France, décision censée apporter « de nombreux avantages, notamment l’harmonisation de la flotte, des produits, de la marque. La gestion des opérations serait améliorée grâce à une flotte commune d’avions », sans oublier « la simplification du portefeuille de marques, capitalisant sur la marque Air France ». Le tout sans altérer « l’efficacité économique du Groupe Air France-KLM ».

3 millions de passagers en un an

En novembre déjà, « Le Figaro » avait annoncé l’intention de Ben Smith, le nouveau directeur général Air-France-KLM, de clore le chapitre Joon,  compagnie initialement conçue pour tenir tête aux compagnies du Golfe et séduire la clientèle des Millenials. En réponse, l’intéressé aurait assuré quelques jours plus tard lors d’une rencontre avec des représentants syndicaux que « la marque Joon ne disparaîtra pas »… Tout en reconnaissant réfléchir à son avenir. Son point de vue sur le dossier a manifestement évolué.

Joon avait pourtant atteint ses objectifs, soulignaient des sources internes fin novembre. En un an, la compagnie a transporté plus de 3 millions de passagers sur 20.000 vols. Avec des coûts inférieurs de 15 % par rapport à ceux d’Air France.

Mais pour Ben Smith, l’important n’est semble-t-il pas d’ajouter une nouvelle offre à bas coût, mais de regagner de terrain sur le marché du haut de gamme. C’est ce qu’il indique dans un courriel envoyé mercredi 9 janvier aux salariés, dont « Les Echos » ont eu connaissance.

Des clients très convoités

« Le développement de nos offres doit mieux positionner Air France sur le voyage haute contribution », annonce le directeur général, qui enfonce le clou un peu plus loin : « Nous faisons clairement le choix d’orienter notre stratégie sur ce segment premium. Les clients premium sont les plus convoités par l’ensemble des compagnies, aussi ils ont de nombreuses opportunités de voyage, nous choisissons de nous recentrer sur ce segment de clientèle, cela représente un challenge pour nous. » Qui se traduira par un réaménagement des cabines : « Nous réduirons ainsi le nombre de sièges en classe Economy et nous agrandirons les cabines Premium ». Une stratégie dans laquelle l’offre Joon n’avait pas sa place.

 

Ben Smith et les syndicats d’Air France enterrent Joon

La Tribune 10/01/2019

C’est bel et bien fini pour Joon. Treize mois à peine après son lancement en grande pompe par l’ancien PDG d’Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac, et l’ancien directeur général d’Air France, Franck Terner, cette filiale d’Air France à coûts inférieurs par rapport à ceux de sa maison-mère (mais loin d’être une low-cost), est définitivement enterrée. Selon nos informations, Joon va être absorbée par Air France dans le cadre d’une fusion-absorption. La compagnie et la marque vont donc disparaître. Ce n’est qu’une demi-surprise depuis que Le Figaro avait dévoilé, fin novembre, l’intention du nouveau directeur général d’Air France-KLM, le Canadien Ben Smith, de mettre fin à cette compagnie.

Intégration des hôtesses et stewards de Joon à Air France

Selon des sources concordantes, un accord sur l’intégration des hôtesses et stewards de Joon au sein d’Air France vient d’être signé entre la direction et les syndicats de personnels navigants d’Air France. Étant les seuls salariés de Joon, les personnels navigants commerciaux (PNC) sont en effet les seuls concernés par une intégration au sein de la maison-mère. Les pilotes, les agents de maintenance et de commercialisation de Joon sont en effet des salariés d’Air France travaillant indifféremment pour les deux compagnies. Plus tard dans la journée, Air France a confirmé l’information.

Le dossier sera présenté prochainement au conseil d’administration, curieusement tenu à l’écart.

Les hôtesses et stewards de Joon entreront au niveau de rémunération des embauchés d’Air France et bénéficieront des conditions de travail en vigueur dans la maison-mère. Soit une nette amélioration pour les hôtesses et stewards de Joon (qui se plaignaient de leur faible rémunération et de leurs dures conditions de travail. Pour rappel, la quasi-totalité  de la baisse de coûts de Joon par rapport à Air France (-15%) était portée par les personnels navigants commerciaux, lesquels avaient été embauchés au « prix du marché », soit 40% moins chers qu’à Air France, avec des conditions de travail au plus bas de la réglementation européenne.

En revanche, leur progression de carrière, comme pour toutes les nouvelles embauches, sera ralentie par rapport à la situation qui prévaut aujourd’hui. Si cette concession des syndicats génèrera des économies à la compagnie sur le long terme, l’intégration des personnels de Joon aura évidemment un coût important pour la compagnie. Il s’ajoutera aux mesures d’amélioration des conditions de travail des PNC d’Air France qui viennent d’être négociées.

Côté matériel, Joon s’arrête avec une flotte de 13 appareils de la famille A320 et 4 A330. Elle devait atteindre 28 appareils à l’horizon 2020, notamment 10 long-courriers A350 flambants neufs. Après un an d’opérations, l’activité était rentable.

Joon, un positionnement illisible

En enterrant le principal fait d’armes de son prédécesseur qui voyait en Joon l’arme de reconquête d’Air France face aux compagnies du Golfe, Benjamin Smith met fin à une compagnie au positionnement commercial illisible.

Le choix de la marque et de la qualité de service à bord étaient aux antipodes de l’image haut de gamme qu’avait remis en avant Alexandre de Juniac, le PDG d’Air France de fin 2011 à mi-2013 puis d’Air France-KLM jusqu’en juillet 2015. L’absence de référence à Air France a en effet retiré l’avantage de la francité (et de l’image de luxe qui lui y est associée), qui constitue un atout réel sur de nombreux marchés étrangers – notamment en Asie – et que Joon avait vocation à desservir pour reprendre des parts de marché sur les compagnies du Golfe. Mais aussi en France, où une partie de la clientèle s’agaçait de réserver sur Air France, de payer le prix d’Air France mais d’avoir un produit certes de bonne facture, mais moins luxueux qu’Air France.

Si Air France pouvait avec Joon attirer une nouvelle clientèle, plus jeune, plus technophile (les fameux « Millennials »), elle prenait aussi le risque de perdre la clientèle fidèle à Air France. Or, Ben Smith veut jouer sur la puissance de la marque Air France et veut développer une stratégie haut de gamme.

Stratégie axée sur le haut de gamme

« Nous faisons clairement le choix d’orienter notre stratégie sur ce segment « Premium ». Les clients « Premium » sont les plus convoités par l’ensemble des compagnies, aussi ils ont de nombreuses opportunités de voyage, nous choisissons de nous recentrer sur ce segment de clientèle, cela représente un challenge pour nous », a déclaré Ben Smith, dans un courrier envoyé ce mercredi 9 janvier aux salariés que La Tribune s’est procuré, en promettant un réaménagement des cabines des avions pour augmenter le nombre de sièges en première classe, en classe affaires et en classe Premium Economy, au détriment de la classe économique.

Et d’ajouter :

« Le développement de nos offres doit mieux positionner Air France sur le voyage haute contribution. Nos clients « Premium » doivent ainsi avoir la garantie de l’expérience de voyage la plus claire et la plus constante possible. Notre offre actuelle est encore trop complexe : la diversité de nos configurations cabines la rend peu lisible par nos clients comme par nos équipages, la  diversité de nos avions sur une même destination n’offre pas un produit constant d’un jour à l’autre. Il faut rappeler que nous sommes actuellement la seule compagnie major qui n’offre pas encore de produits cohérents ou de sièges full flat en Business, et nous déployons tous nos efforts pour offrir une meilleure expérience afin de créer une promesse de marque à nos clients. »

La problématique des coûts n’est pas réglée

Pour autant, la fin de Joon et cette montée en gamme ne doivent pas faire oublier la question des coûts. Pour rappel, la création de Joon résultait de l’incapacité d’Air France à baisser ses coûts en propre. Joon permet en effet d’exploiter de manière rentable des lignes sur lesquelles Air France perd de l’argent et d’en rouvrir d’autres qui ont été récemment abandonnées faute de rentabilité. Il y a encore 18 mois, 35% des lignes long-courriers d’Air France étaient encore dans le rouge. Sur le moyen-courrier, le taux de lignes déficitaires atteignait même 80%.

La problématique de la compétitivité intrinsèque d’Air France reste donc posée, alors que l’allègement du fardeau fiscal, espéré dans le cadre des Assises du transport aérien, est aujourd’hui dans les limbes avec la crise des « Gilets jaunes ». Or, après la hausse de salaires de 4% consentie en septembre à tous les personnels pour tourner la page d’un conflit social qui a coûté 350 millions d’euros au premier semestre, l’arrivée de Ben Smith se traduit davantage par une augmentation des coûts que par une baisse. Ceux-ci vont d’ailleurs encore grimper avec les augmentations individuelles de 1,8% pour le personnel au sol pour 2019 et la hausse de 4,7% de rémunération supplémentaire en cours de négociation avec les pilotes en contrepartie de mesures permettant d’améliorer la performance de la compagnie. Et peut-être par la récupération des efforts consentis par les pilotes lors de la création de Joon qui s’élevaient à 40 millions d’euros par an.

 

Bordeaux en 2018 : 6,8 millions de passagers, nouveau record

Air Journal 10/01/2019

L’aéroport de Bordeaux-Mérignac a vu son trafic progresser de 9,3% pour atteindre 6.799.572 passagers l’année dernière, sa 9ème année de croissance consécutive. Les vols internationaux continuent de prédominer avec une croissance de +21,2%, soit 3,8 millions de clients.

Un an seulement après avoir franchi le cap symbolique des 6 millions de passagers transportés, l’aéroport bordelais a battu un nouveau record de trafic en 2018, avec 576.000 voyageurs de plus qu’en 2017. Dès l’été dernier, le nombre de passagers avait doublé par rapport à 2009, « annonçant une 9ème année de croissance continue » selon son communiqué. Si l’on isole le trafic des liaisons sur Paris (Orly et Charles-de-Gaulle), compte tenu du contexte de concurrence ciblée par la SNCF sur la LGV, la croissance de l’Aéroport de Bordeaux est de +17,8% (soit 839.000 passagers supplémentaires), ce qui signe la meilleure croissance depuis la création de la société aéroportuaire. Ce « dynamisme exceptionnel » est soutenu par le puissant marché international de près de 3.800.000 passagers, soit plus de la moitié des voyageurs et une hausse de +21 ,2%. Ce développement exponentiel est considérablement porté par les vols low cost, qui ne cessent de croître et atteignent une croissance record de +22,1%, emmenée principalement easyJet qui confirme sa position de leader en installant durablement une base à Bordeaux au printemps dernier.

Au pic de la saison estivale, l’Aéroport de Bordeaux a desservi un nombre inégalé de 99 destinations directes dont 27 nouveautés. L’ensemble de ces lignes est opéré par 31 compagnies aériennes dont 2 nouvelles en 2018 : SWISS et Air Baltic. L’internationalisation des lignes au départ de Bordeaux s’inscrit dans la durée et représente 80% des nouveautés 2018. Les hubs intercontinentaux se renforcent. Air France maintient ses 6 vols journaliers vers Paris Charles-de-Gaulle et ses 10 fréquences quotidiennes vers Paris-Orly. Le groupe Lufthansa poursuit sa stratégie de développement vers les hubs de Francfort, Zurich et Bruxelles. Avec plus de 13 plateformes de liaisons internationales en vol direct, « le voyage en connecting est de plus en plus performant » au départ de Bordeaux. Pour autant, le nombre de mouvements d’avions ne croit que de 4% illustrant cette année encore que la croissance est portée par des avions capacitaires (de 150 à 200 sièges). Au vu de ces grands succès, 2018 s’affiche selon l’aéroport Mérignac « comme l’année charnière d’un plan d’évolution de la qualité de service et des infrastructures de l’aéroport sur les cinq prochaines années conforté par un programme d’investissement de 140 millions d’euros ».

Le trafic national affiche 2.940.000 passagers en 2018 et un recul de croissance de 2,3%. Le marché vers Paris (-17,3%) a fortement impacté le trafic domestique qui renoue cependant avec des résultats mensuels positifs dès juin 2018 et ce jusqu’à la fin de l’année. Les lignes transversales ont quant à elles une croissance globale de +13%. : Nice et Marseille sont les grands gagnants en volume avec respectivement 57.000 passagers supplémentaires (+28,7%) et 32.000 (+10,8%). La Corse est en tête du classement des croissances avec +29% : Calvi (+164%), Bastia (+42,3%), Figari (+25,3%) et Ajaccio (+18,4%).

Le trafic international confirme sa forte prédominance avec hausse de +21,2% soit 3.800.000 passagers transportés en 2018. L’Europe représente près de 3 millions de passagers à Bordeaux cette année et progresse de +22,3% par rapport à 2017. Elle est boostée par de nombreuses ouvertures de lignes : Varsovie, Luxembourg, Riga, Londres-Southend, Valence, Manchester… A noter le développement significatif des pays de l’Europe de l’Est qui affichent d’excellents résultats. Les dessertes de la péninsule ibérique se classent en tête du podium avec près de 850.000 voyageurs. L’Espagne affiche une croissance de +33% : Ibiza (+206%), Alicante (+72,1%), Madrid (+25,1%), Barcelone (+23,2%). La plus belle progression de l’année revient cependant à l’Allemagne avec +67% de croissance et 175.700 passagers : Francfort (+230%), Hambourg (+55%), Munich (+35%), Berlin (+13,50%). La Grèce continue à largement séduire les touristes avec une croissance de +43% soit 77.000 passagers ; Héraklion est la destination la plus plébiscitée cet été (+31%). L’Italie affiche une hausse de +18% de son trafic avec près de 400.000 passagers. Les Iles britanniques continuent leur développement avec +10%. Londres, desservie par 3 compagnies (British Airways, easyJet et Ryanair) vers 4 aéroports, clôture l’année avec une croissance de +8% et 500.000 passagers transportés. Les pays de Maghreb qui accueillent 4 nouvelles lignes en 2018 (Essaouira avec easyJet et Marrakech, Fès avec Ryanair et Oran avec ASL) sont porteurs avec une hausse de +10% de trafic.

Côté compagnies aériennes, easyJet détient plus de 30% de part de marché global et 57% du marché low cost au départ de Bordeaux avec 2.150.000 passagers transportés, soit une évolution de 22% par rapport à 2017. Elle confirme sa position de 1ère compagnie de la plateforme en nombre de destinations proposées avec ses 33 lignes directes au pic de la saison 2018. Elle annonce d’ailleurs pour 2019 l’arrivée d’un 4ème avion et de 4 nouveautés. La compagnie orange est devenue un acteur incontournable de l’économie régionale sur le volet de l’emploi et du tourisme.

Volotea suit ce dynamisme en affichant une croissance record sur l’ensemble du marché low cost de +29,5% de trafic et détient 17% du marché low cost. La compagnie espagnole aura transporté près de 630.000 passagers en 2018 vers une trentaine de destinations. Au vu de ce succès, elle annonce également l’arrivée sur le tarmac bordelais d’un 4ème avion basé et de 3 nouvelles lignes pour 2019. Ryanair s’inscrit comme le 3ème acteur du marché low cost bordelais avec près d’½ million de passager sur l’année et une croissance de +8,9%. Pour 2019, la compagnie annonce aussi l’installation d’une base à Bordeaux et l’ouverture de 17 nouvelles destinations. Dans cet esprit, d’autres compagnies low cost continuent leur développement. Wizz Air, arrivée à Bordeaux en 2017, ouvre au printemps dernier une 2nd ligne vers Varsovie. Vueling affiche une belle progression de +27,% de trafic à la fin de l’année. Blue Air qui dessert Bucarest double le nombre de ses passagers en un an.

La compagnie de Lufthansa Group, SWISS, s’est installée à Bordeaux en mars 2018. Cette nouvelle liaison offre un vol direct pour Zurich, mais est également une porte d’entrée vers le réseau mondial Swiss International Air Lines, avec quelques 130 destinations vers plus de 40 pays. Autre nouvelle venue, airBaltic, principale compagnie aérienne des pays baltes, a lancé en juin la ligne Bordeaux-Riga, capitale de la Lettonie. Cette compagnie s’est illustrée parmi les plus ponctuelles au monde en 2017. Elle permettra de nombreuses correspondances vers les pays baltes, la Scandinavie et la Russie.

Enfin, en réponse à l’arrivée de la LGV en juillet 2017, Air France et HOP! ont confirmé leur offre au départ de Bordeaux avec près de 2 millions de passagers transportés sur 2018. La navette Paris-Orly continue d’opérer ses 10 fréquences journalières, en plus des 6 fréquences quotidiennes vers Paris Charles-de-Gaulle. Le groupe a ajouté 2 fréquences supplémentaires vers Marseille, et 2 nouvelles destinations sur l’été 2018 avec Calvi et Düsseldorf.

Bordeaux-Mérignac compte 13 plateformes de correspondances internationales accessibles en vol direct. Plusieurs nouveautés sur ces hubs sont à mettre en avant sur l’année 2018 :

– Dès mai 2018, la compagnie Aer Lingus propose des connexions rapides de Bordeaux vers les Etats-Unis en passant par Dublin et cela vers 11 villes d’Amérique du Nord. Un vrai plus pour faciliter l’entrée aux Etats-Unis, la compagnie propose de passer l’immigration américaine dès Dublin lors de son transit.

– Lufthansa Group poursuit sa stratégie de développement à Bordeaux, pour répondre à une forte demande. En 2018, Star Alliance a renforcé sa présence avec 17 nouveaux départs inscrits au programme de vols des compagnies Lufthansa et SWISS : Bordeaux-Francfort (7 vols/semaine) et Bordeaux-Zurich (12 vols/semaine). Brussel Airlines propose une 6ème fréquence vers Bruxelles. Les Néo-Aquitains bénéficient ainsi de centaines de connexions supplémentaires. Ces 3 compagnies contribuent à 75% de la croissance du trafic non low cost.

– Air France confirme ses 6 vols par jour vers Paris Charles-de-Gaulle.

– Air Transat a ajouté une 3ème fréquence vers le hub de Montréal

L’année 2019 verra le lancement de 24 nouvelles routes et 13 nouvelles destinations, pour un total de 151 lignes régulières à l’été, ce qui porte le réseau de Bordeaux-Mérignac à 109 destinations desservies en vol direct par 33 compagnies aériennes régulières. Trois nouvelles compagnies s’y poseront : Air Canada inaugurera cet été 4 fréquences hebdomadaires entre Bordeaux et Montréal. Avec cette nouvelle compagnie qui s’ajoute au programme d’Air Transat, les Néo-Aquitains bénéficieront alors d’un vol quotidien vers le Canada en saison estivale. La compagnie nationale canadienne offrira bien évidemment de multiples connexions vers tout le continent américain ; la ligne bordelaise sera opérée en Boeing 737 MAX 8 et proposera deux classes de service. Finnair arrive sur Bordeaux avec 2 vols par semaine vers Helsinki entre le 11 mai et le 14 septembre, offrant des correspondances intéressantes, notamment vers la Laponie, la Chine, la Russie, le Japon et la Scandinavie. Enfin Nouvel Air est une compagnie tunisienne qui proposera, entre le 11 juin et le 24 septembre, un vol par semaine (le mardi) vers Djerba la douce, pour des vacances très ensoleillées.

 

Menace de grève chez CWT France

Déplacements Pros 9/01/2019

Le climat social se tend à nouveau au sein de CWT France. La délégation SNEPAT-FO CWT menace d’organiser une grève illimitée à partir du 18 janvier 2019. Elle dénonce une surcharge de travail et des conditions de travail dégradées.

Dans un communiqué publié ce mercredi 9 janvier 2019, la délégation SNEPAT-FO CWT déplore « Nous subissons depuis plusieurs semaines/mois une surcharge de travail qui entraîne des arrêts maladie, un mal-être, et un mécontentement des collaborateurs et des clients, conséquences des différents PSE ». 
Face à ces difficultés, le syndicat réclame « une prime de fin d’année d’un montant de 500 euros pour tous et sans conditions pour compenser les conditions de travail de ces dernières années ». 
L’organisation souhaite également une augmentation générale minimale de 5% à compter du 1 janvier 2019, une rencontre avec la famille Carlson et « un retour à une véritable qualité de service pour nos clients ». 
Si le syndicat n’est pas entendu, il prévoit de lancer une grève illimitée à partir du 18 janvier 2019. Les salariés de la TMC avaient fait grève pour des motifs similaires en juin dernier. La direction avait alors évité un conflit long en engageant du personnel supplémentaire en CDD.

 

Allemagne: 3 aéroports en grève ce jeudi

Déplacements Pros 9/01/2019

Le trafic aérien sera de nouveau perturbé ce jeudi en Allemagne en raison de l’appel à la grève de personnels de sécurité dans les aéroports de Düsseldorf, Cologne-Bonn et Stuttgart, a annoncé mercredi le principal syndicat du secteur.

La grève, à l’appel du syndicat Verdi, débutera jeudi à 03 h (02 h GMT) et se poursuivra jusqu’à minuit (23 h GMT). 
Une première grève d’avertissement a déjà eu lieu lundi matin dans les deux aéroports de la capitale allemande, Tegel et Schönefeld entraînant l’annulation d’une cinquantaine de vols. 
Verdi, qui représente 23000 agents de sécurité aéroportuaire dans le pays, souhaite que les salaires soient portés à 20 euros de l’heure, contre un salaire autour de 17 euros actuellement. L’association fédérale des compagnies de sécurité aérienne (BDLS) a de son côté proposé des augmentations de salaire allant de 2 à 8,1%. Les prochaines négociations entre Verdi et la BDLS doivent se tenir le 23 janvier. 
On ignore encore, pour le moment, l’ampleur que pourra prendre ce mouvement de grève. 

 

Smith au Sénat

Tourmag 10/01/2019

Benjamin Smith sera auditionné le mercredi 16 janvier 2019

Le directeur général du groupe Air France-KLM apportera sa vision du transport du futur. Le Sénat a convié Benjamin Smith à l’audition de la commission de l’aménagement du territoire et du développement durable, qui se tiendra le mercredi 16 janvier 2019. Cette entrevue qui se tiendra au Sénat, à laquelle la commission est rattachée, sera publique.