Revue de presse SNPL du 13 mars 2019

Revue de presse élaborée par

 

  • Privatisation d’Aéroports de Paris : les garanties que prévoit le gouvernement
  • Privatisation. Aéroports de Paris, les dangers d’une cession en eaux troubles.
  • Élections syndicales à Air France : FO et SNPNC en tête
  • Aéroport de Toulouse : l’annulation de la privatisation recommandée en appel
  • L’heure des comptes pour l’aéroport Toulouse-Blagnac
  • Aéroport de Bordeaux : +10,7% en février
  • Ryanair anticipe l’ouverture de 22 routes en France
  • L’Iata abaisse sa prévision de croissance du trafic de fret aérien
  • Le Groupe ADP nouveau partenaire du Paris FC

 

Privatisation d’Aéroports de Paris : les garanties que prévoit le gouvernement

La Parisien 12/03/ 2019

Le ministre de l’Économie met la dernière main à un cahier des charges imposant des garde-fous plus stricts aux candidats au rachat. Histoire d’éviter de commettre les mêmes erreurs que lors de la privatisation des autoroutes.

Opération déminage pour Bruno le Maire. Le ministre de l’Économie cherche à éteindre la polémique et la fronde qui montent contre le projet de cession des 50,6 % des parts que détient l’État dans Aéroports de Paris (ADP), prévue dans le projet de loi Pacte. Depuis que le Sénat a, début février, retoqué la privatisation de l’opérateur public, les assauts se multiplient à droite comme à gauche. Dernier en date : la tribune, parue dimanche sur Le Parisien, de 250 élus socialistes appelant le gouvernement à renoncer à cette privatisation.

La fenêtre de tir est étroite. Le projet de loi Pacte revient en discussion à l’Assemblée ce mercredi matin jusqu’à vendredi soir. Et c’est ce jeudi, en fin de matinée, que l’article de loi autorisant le gouvernement à privatiser l’opérateur public doit être débattu. L’occasion pour Bruno Le Maire de rassurer les députés.

Selon nos informations, le ministre de l’Économie a prévu de présenter les grandes lignes du « cahier des charges d’exploitation », en cours de finalisation, qu’il entend imposer au (x) futur(s) actionnaire(s) d’ADP et qui contient la liste des garde-fous et obligations que devront respecter le ou les futurs exploitants. « De nombreuses mesures d’encadrement qui devraient rassurer les parlementaires comme les Français et calmer les velléités », espère une source gouvernementale.

Pas faire la même erreur que pour les autoroutes

Parmi les garanties, il y a la mise en œuvre d’une concession patrimoniale sur 70 ans au terme desquels l’État récupérera l’intégralité des infrastructures et du foncier d’ADP, le maintien du statut des salariés d’ADP, la présence de l’État assurée par un commissaire du gouvernement tandis que la nomination de dirigeants – comme le directeur de la sécurité – devra obtenir l’aval de l’État.

Et pour montrer qu’il a tiré les leçons de la privatisation des autoroutes à l’origine d’une flambée des prix des péages, l’État s’octroie désormais le dernier mot sur le montant des tarifs aéroportuaires qui influent sur le prix des billets. Fixés tous les cinq ans, ils seront calculés « en fonction des investissements et de la rémunération du capital » d’ADP. Et en cas de non-respect de ce cahier des charges, le ou les futurs exploitants s’exposeront alors à des sanctions pouvant atteindre 2 % du chiffre d’affaires annuel.

À ces garanties, devraient s’en ajouter deux autres pour calmer plus particulièrement les inquiétudes des riverains d’Orly. Un amendement, coécrit par les députés LREM Marie Guévenoux, Amélie de Montchalin et Laurent de Saint-Martin, prévoit de plafonner les créneaux de décollage et atterrissage à l’aéroport d’Orly au niveau actuel (250 000/an) et de maintenir le couvre-feu actuel (aucun décollage ou atterrissage entre 23h30 et 6 heures).

Des garanties pour les riverains d’Orly

« Ces garanties sont le fruit d’un long travail de négociation entre les habitants et les élus d’Orly, entre les élus d’Orly et le gouvernement, précise la présidente de la commission spéciale du texte à l’Assemblée nationale, Olivia Grégoire. En inscrivant ces garanties dans la loi, nous allons plus loin que ce qui prévaut actuellement en matière de créneaux de vols et de couvre-feu », souligne-t-elle, certaine de l’adoption de cet amendement, soutenu par Bruno le Maire. Reste à savoir si ces garanties suffiront à calmer les opposants à toute privatisation.

Quant aux modalités de l’opération de privatisation, elles resteraient « encore à arbitrer ». Ce qui est sûr, c’est que le gouvernement rejette toute vente de gré à gré, comme le souhaitaient sept collectivités locales prêtes à monter au capital, et compte lancer un appel d’offres. « Il n’y aura aucun passe-droit », prévient-on au gouvernement qui confirme « l’objectif de céder la totalité de la participation de l’État, valorisée 8,3 milliards d’euros, à un ou plusieurs acteurs industriels ayant compétence dans la gestion aéroportuaire. »

 

Privatisation. Aéroports de Paris, les dangers d’une cession en eaux troubles

L’Humanité 12/03/ 2019

La loi Pacte, qui revient demain à l’Assemblée nationale, organise la braderie d’Aéroports de Paris (ADP). La rentabilité à court terme semble être la seule priorité du gouvernement au détriment du maintien du service public, mais aussi de la sécurité.

La loi Pacte passera ce mercredi en deuxième lecture à l’Assemblée, après avoir été retoquée au Sénat à cause d’un article en particulier : la privatisation d’ADP. Malgré l’opposition franche de nombreux élus, elle pourrait être définitivement adoptée avec tous les risques se profilant pour les salariés, les usagers comme pour l’État.

Un manque à gagner important

Si le gouvernement ne cesse de mettre en avant le pactole de 8 milliards d’euros que la cession de ses parts dans Aéroports de Paris lui procurerait, c’est bien la puissance publique qui risque de finir en dindon de la farce. En cas de privatisation, l’État, actionnaire à hauteur de 50,6 % d’ADP, se priverait de recettes substantielles. Les aéroports parisiens, deuxième groupe aéroportuaire européen derrière British Airports en nombre de passagers, ont réalisé en 2018 un bénéfice de 610 millions d’euros, soit une hausse de 6,9 % par rapport à l’année précédente. « ADP est en plein développement. Premier exploitant mondial d’aéroports, l’entreprise accueillera près de 120 millions de visiteurs à l’horizon 2022 en France, le cours de son action a crû de 160 % en cinq ans, son taux de 7 % de profit lui permet de générer pour l’État 175 millions d’euros de dividendes, en constante progression », soulignaient 250 élus socialistes et apparentés dans une tribune parue dans le Parisien, dimanche. Au-delà de ce manque à gagner, la puissance publique devra en plus indemniser les actionnaires minoritaires à hauteur de 1 milliard d’euros.

Une sécurité mise en péril

Première frontière du pays, les aéroports parisiens craignent pour le maintien de leur niveau de sûreté avec la mainmise d’un concessionnaire privé. Sur place, quatre polices, celles de l’air et des frontières, des transports, la police aéroportuaire ou encore la douane, assurent ces différentes missions. Comme l’explique Daniel Bertone, secrétaire de la CGT Aéroports de Paris (ADP), « l’État a un rôle de coordination. S’il n’est plus actionnaire, ça pourrait augmenter les délais de décision et affaiblir la synergie. Les exigences en matière de sécurité ne seront plus les mêmes avec une entreprise privée qu’avec un service public. Comme il n’y avait pas assez d’agents de contrôle aux frontières, ADP a financé récemment des portiques. Je ne vois pas une société privée faire ça ». Aujourd’hui, le pouvoir de police de sûreté des usagers et des passagers est déjà sous-traité. Les contrats, renouvelés tous les trois ans, sont contrôlés par ADP, mais ensuite ? « À chaque fois, leurs acquis sociaux sont remis en cause. Avec l’obligation de rentabilité rapide liée à la privatisation, ça ne risque pas de s’arranger ! Nous sommes aussi au-dessus de la réglementation pour certaines procédures de contrôle, pas sûr que cela dure… » conclut le syndicaliste.

La désastreuse privatisation de Toulouse-Blagnac

Dans un rapport de l’an dernier, la Cour des comptes avait critiqué le processus de privatisation de l’aéroport de Toulouse-Blagnac (SATB), lancé en 2014 alors qu’Emmanuel Macron était à Bercy. Des actionnaires de Casil Europe, holding créée par un groupe chinois et un fonds d’investissement hongkongais, avaient alors racheté à l’État 49,9 % du capital. Les sages de la rue Cambon pointent de nombreux écueils : « Un manque d’expérience en matière de gestion aéroportuaire », « un acquéreur dont le profil soulève des inquiétudes » et « un manque de transparence financière ». Moins de quatre ans plus tard, les actionnaires chinois de Toulouse-Blagnac ont cédé leur participation, avec au bout une plus-value alléchante, dont le montant n’a pas été dévoilé. Vinci serait sur les rangs pour racheter à la holding Casil Europe 49,99 % du capital. De leur côté, les syndicats CGT, Solidaires et FSU ont saisi la justice pour empêcher une nouvelle vente à la découpe : « Notre objectif est de faire en sorte que la revente soit impossible et éviter qu’un fonds vautour ne prenne le contrôle de l’aéroport », a indiqué maître Lèguevaques, conseil des organisations syndicales. Une audience en référé devant le tribunal de commerce de Paris est prévue ce mercredi.

Un énorme propriétaire foncier

Contrairement aux aéroports régionaux administrés par le privé, ADP est propriétaire de terrains d’une superficie totale de 6 686 hectares. C’est le premier propriétaire terrien au nord et au sud de Paris. Outre les espaces dévolus aux activités aéronautiques, ADP possède 1 125 000 m2 de surface utile commercialisable, qui comprend notamment le complexe immobilier Roissypôle, des immeubles de bureaux et des hôtels. Bref, celui qui décrochera la mise aura bien plus dans sa besace que la simple gestion des trois aéroports franciliens. « On fait partie de ces communes riveraines de l’aéroport de Roissy et ADP est propriétaire de foncier aménagé et vierge sur notre territoire, cela nous pose de vraies questions d’aménagement, explique Charlotte Blandiot-Faride, maire PCF de Mitry-Mory. Alors que la construction d’un nouveau terminal est en discussion, il est important pour nous que l’État garde son droit de regard et de maîtrise. Certes, Roissy est un pôle dynamique, mais pour les riverains, cela pose déjà de vrais problèmes de sécurité, de qualité de l’air et de circulation. »

 

Élections syndicales à Air France : FO et SNPNC en tête

Air Journal 13/03/2019

Les élections professionnelles dans la compagnie aérienne Air France ont été marquées par une très bonne participation, l’alliance FO-SNPNC devenant premier syndicat devant CFDT-UNPNC et CFE-CDG-UNAC.

Les employés de la compagnie nationale française étaient appelés du 18 février au 11 mars 2019 à élire leurs représentants aux sept comités sociaux et économiques (CSE) qui remplacent les comités d’entreprise. Selon des résultats officieux publiés par Le Figaro, le taux de participation a atteint 76,53%, contre 70% il y a quatre ans. FO et le syndicat d’hôtesses de l’air et stewards SNPNC sont pour la première fois arrivés en tête du suffrage tous collèges confondus, avec 21,3% (+5 points), devant CFDT/UNPNC avec 16,43% (+3 points). La CFE-CGC/UNAC finit en troisième position 14,43% des suffrages (-4 points), devant l’UNSA Aérien (13,28%, -2 points). Le syndicat CGT, avec 9,25% (-5 points), n’est plus représentative au niveau de l’entreprise Air France.

Chez les seuls pilotes, les trois syndicats sont pour la première fois représentatifs : le SNPL a recueilli 76,48% des voix (+11 points) devant le SPAF avec 12,25% (-8 points) et Alter avec 10,69% (+1 point).

Quatre ans après la précédente élection, les syndicats d’Air France avaient rappelé à leurs troupes les résultats obtenus en 2018 après quinze jours de grève qui ont coûté 335 millions d’euros à la compagnie, mené au départ de Jean-Marc Janaillac et à son remplacement à la tête du groupe par Benjamin Smith – qui leur a accordé en octobre une hausse de salaire générale de 2% en 2018 et 2% en 2019. Des accords catégoriels ont en outre été signés avec les PNC, le personnel au sol et le mois dernier avec les pilotes.

 

Aéroport de Toulouse : l’annulation de la privatisation recommandée en appel

Les Echos 12/03/2019

La privatisation partielle de l’aéroport de Toulouse Blagnac date de 2015. Elle a permis au groupe chinois Casil d’entrer au capital.

Le rapporteur public de la cour administrative d’appel de Paris a recommandé l’annulation de la privatisation partielle de l’aéroport de Toulouse Blagnac, survenue en 2015, qui avait permis au groupe chinois Casil d’entrer au capital. Ce magistrat indépendant, chargé de « dire le droit » et dont la préconisation est très souvent suivie, a considéré « qu’il y avait un vice substantiel » dans la procédure. La cour d’appel de Paris devrait rendre sa décision d’ici à un ou deux mois.

La polémique sur la privatisation d’ATB a franchi un palier ces dernières semaines lorsque Casil Europe, actionnaire privé issu du consortium chinois Symbiose, a décidé de céder sa participation de 49,99 % au capital de la société, troisième aéroport régional français avec un trafic record de 9,6 millions de passagers en 2018.

Dans le dossier toulousain, trois entreprises ou groupements au moins font partie de la « short-list » des candidats au rachat des parts de Casil Europe parmi lesquels Vinci Airports, allié à la Caisse des dépôts Infrastructure et à Predica (groupe Crédit Agricole), le groupe de BTP Eiffage et le réseau Banque Populaire Occitane-Caisse d’Epargne Midi-Pyrénées associé à la société de capital investissement Ardian et aux fonds Mirova (Natixis).

 

L’heure des comptes pour l’aéroport Toulouse-Blagnac

La Dépêche 13/03/2019

Les Chinois de Casil Europe ont fixé au 15 mars la date butoir pour remettre les offres de rachat des 49,9 % qu’ils détiennent dans l’aéroport de Toulouse. Au final, quatre candidats s’affrontent alors qu’un consortium chinois a jeté l’éponge. Les Chinois espèrent retirer 500 M€ de l’opération sur fond d’optimisation fiscale.

La vente de l’aéroport de Toulouse-Blagnac arrive en bout de piste. « Nous sommes en courte finale » commente un des acteurs du dossier. C’est en effet vendredi 15 mars que les offres fermes, chiffrées et engageantes doivent être déposées à la banque d’affaires Lazard par les derniers candidats. Ils sont finalement quatre à avoir franchi les étapes de présélection même si deux outsiders ont tenté une percée (lire page 3). On retrouve des candidats au rachat qui connaissent bien l’aéroport de Toulouse-Blagnac car bon nombre d’entre eux avaient voulu racheter les 49,9 % de l’État en 2014… finalement tombé dans l’escarcelle des Chinois de Casil Europe. Quatre ans plus tard les Chinois ont décidé de vendre avec la ferme intention de réaliser une confortable plus-value. Achetées 308 millions d’euros, ils espèrent revendre leurs actions près de 500 M€ alors qu’ils se sont versés 30 millions d’euros en dividendes sur trois exercices. Casil Europe avait même fixé un prix de réserve à 450 M€ en dessous duquel il ne voulait pas vendre. Non content de cette plus-value, les Chinois mettent en vente non pas Casil Europe, société de droit français, mais sa maison-mère logée juridiquement à Hong Kong. « Ce n’est pas une option. Ils nous ont clairement fait comprendre que c’était leur schéma de vente », confie un acteur du dossier. Mais pourquoi mettre en vente la maison-mère chinoise plutôt que la fille française ? Tout simplement pour éviter la taxation fiscale sur les plus-values qui s’élève à 30 %. En résumé, celui qui va acheter les 49,9 % favorisera un montage d’évasion fiscale élaboré par les Chinois.

Au-delà de l’acrobatie du montage, les Chinois demandent un prix déraisonnable. La concession qui court jusqu’en 2046 a déjà été consommée de quatre ans par les Chinois ce qui réduit d’autant les bénéfices pour le futur repreneur. Avantage d’avoir déjà été candidats au rachat en 2014, les potentiels repreneurs connaissent bien l’aéroport toulousain et ses perspectives de recettes.

Les actionnaires locaux à Bercy le 21 mars

Une bonne partie de ces dernières proviennent des redevances que versent les compagnies aériennes pour utiliser la plateforme. Or, les hausses de ces tarifs sont de plus en plus encadrées par l’autorité de supervision indépendante voire retoquées. Ainsi contraint, l’aéroport de Nice a dû renoncer deux fois à augmenter ses tarifs alors qu’Aéroports de Paris les a vus rejetés une fois. « Cet aéroport ne vaut pas 500 M€. Au mieux 470 M€ et encore… » chiffre un proche du dossier. Pourtant, les Chinois ne regarderont que le prix. Les projets bâtis par les différents candidats ne les intéressent pas, pas plus que la composition des groupements. Comble du cynisme, Mike Poon l’un des deux actionnaires chinois (aux côtés de Shandong Hi Speed Group) souhaiterait conserver une part minoritaire dans le nouvel ensemble ! Les actionnaires locaux apprécieront… Ils livreront certainement leur sentiment le 21 mars à Bruno Le Maire qu’ils rencontreront à Bercy pour évoquer l’avenir des 10,01 % que détient encore l’État. Ce dernier « n’a pas vocation à rester au capital » selon un proche du dossier. Mais à qui vendra-t-il ? Au nouveau repreneur ou aux actionnaires locaux ? D’ici là, Casil aura certainement fait son choix sur son successeur. Avec le sentiment du travail accompli certainement.

Les syndicats Solidaires, CGT et FSU de Haute-Garonne ont déposé ce mardi un recours auprès du tribunal de commerce de Paris pour demander la mise sous séquestre des actions de Casil Europe, propriétaire de 49,9 % de la société de gestion de l’aéroport de Toulouse-Blagnac (ATB).

Cette procédure survient au lendemain de l’audience qui s’est tenue lundi devant la Cour administrative d’appel de Paris où Me Léguevaques, l’avocat des opposants à la privatisation d’ATB, a contesté le jugement rendu en avril 2017. La justice administrative avait alors validé la procédure de cession au privé de 49,9 % des parts détenues par l’État.

Or à l’occasion de cette audience, le rapporteur public s’est rangé dans le camp du « Collectif contre la privatisation d’ATB ». Dans son avis remis à la cour, ce haut fonctionnaire indépendant a non seulement conclu lui-même à l’annulation du jugement initial d’avril 2017, mais il a également fait sien l’argumentaire développé par l’avocat toulousain pour contester la vente de 49,9 % des parts d’ATB détenues par l’État au consortium chinois Casil Europe. « Comme nous, le rapporteur public a estimé que le cahier des charges qui encadrait cette opération capitalistique n’a pas été respecté », a observé Me Christophe Léguevaques. Dans l’entourage du président du Conseil départemental de Haute-Garonne, actionnaire local de l’aéroport et opposant historique à la privatisation, on considère que «si la cession des parts à Casil était annulée, cela constituerait un véritable retournement dans ce dossier qui devient depuis plusieurs semaines, malheureusement pour les habitants et le territoire, un mauvais feuilleton sur fond de capitalisme débridé et d’unique recherche de rentabilité maximale. Il est temps que les actionnaires publics et locaux reprennent le contrôle de ce site stratégique », a-t-on indiqué.

 

Aéroport de Bordeaux : +10,7% en février

Air Journal 13/03/2019

L’aéroport de Bordeaux-Mérignac a enregistré le mois dernier 422.100 passagers, une croissance de +10,7% par rapport à février 2018.

En seulement deux mois, plus de 73.000 passagers supplémentaires sont passés par la plateforme girondine. Le trafic des vols internationaux « continue son ascension » selon le communiqué de l’aéroport, avec un développement de +13,6% de trafic soit 210.000 passagers enregistrés. Le Maroc séduit très fortement avec en tête Marrakech qui a accueilli plus de 8000 voyageurs en vol direct de Bordeaux, desservie par quatre compagnies aériennes (Royal Air Maroc, easyJet, Ryanair et TUI fly). Fès se classe dans les plus fortes augmentations de trafic et enregistre +97% de hausse avec l’arrivée de Ryanair sur la desserte en complément d’Air Arabia. Dans le top destination, Bâle-Mulhouse prend la seconde place ce mois-ci avec une croissance de +49,3%, suivi de près par Prague avec +43,6% de trafic par rapport à février 2018. Londres enregistre le plus grand nombre de passagers sur les trois aéroports confondus, avec 30.200 voyageurs en février.

Les « grandes capitales européennes » continuent à séduire : Dublin (+24,8%), Berlin (+10,6%), Madrid (+6,6%). Le mois de février bat son plein pour les nouvelles lignes lancées cet hiver telles que Zurich (6.437 passagers), Manchester (2.170 passagers), Valence (2.153 passagers) ou bien Tel-Aviv (2.145 passagers). Au-delà des lignes directes, les grands « hubs » européens continuent de drainer une clientèle en correspondance de plus en plus forte. Ce mois-ci les plateformes Paris Charles-de-Gaulle, Amsterdam, Londres, Madrid, Francfort, Zurich, Casablanca et leurs compagnies de référence ont permis d’accroître le volume de « connecting » de plus de 15%.

Les vols domestiques enregistrent une progression significative de +8%. A souligner les bonnes performances d’Air France sur la desserte de Paris qui clôture le mois en positif avec +1% et 94.400 passagers. Les grandes villes transversales affichent de très fortes croissances : +28,1% pour Lille, +23% pour Marseille, +20,7% pour Nice et +3,7% pour Strasbourg. Même la première ligne transversale de France, Bordeaux – Lyon, « malgré sa grande maturité » a cru de plus de 13% en février. A noter que Ryanair vient renforcer l’offre nationale au départ de Bordeaux en proposant 3 vols direct par semaine vers Nantes à partir du mois d’avril.

« Véritable vecteur de croissance » à Bordeaux-Mérignac, les vols low cost affichent une hausse exceptionnelle de +19,7% et plus de la moitié de l’ensemble des passagers, soit 220.600 dans le mois. Les trois principaux acteurs de l’offre à bas prix affichent des croissances remarquables et pratiquement similaires : easyJet (+26,1%), Ryanair (+25,9%) et Volotea (+25,4%). La compagnie orange easyJet conserve la première place en termes de volume de passagers transportés avec 144.000 voyageurs enregistrés en février, soit le tiers du volume de l’aéroport. 

 

Ryanair anticipe l’ouverture de 22 routes en France

Air Journal 13/03/2019

La compagnie aérienne low cost Ryanair a annoncé l’ouverture anticipée de 22 nouvelles liaisons en France à l’hiver 2019, en raison de la forte demande des clients et visiteurs français.

Les aéroports de Toulouse, Bordeaux et Marseille profiteront d’une ouverture anticipée de nouvelles liaisons par la spécialiste irlandaise du vol pas cher. Pour célébrer le début anticipé de ces lignes, Ryanair a lancé une vente de sièges avec des tarifs sur ses nouvelles lignes, à partir de 19,99 € seulement, pour voyager en octobre, qui doivent être réservés avant le samedi 16 mars à minuit, uniquement sur le site Web.

À Toulouse-Blagnac :

  • 9 nouvelles lignes commenceront deux mois plus tôt (en septembre 2019) vers Alicante (2 vols hebdos), Brest (3 hebdos), Budapest (2 hebdos), Lille (un vol quotidien), Luxembourg (3 hebdos), Oujda (2 hebdos), Palerme (2 hebdos), Porto (3 hebdos) et Tanger (2 hebdos)

À Bordeaux-Mérignac :

  • 7 nouvelles lignes commenceront un mois plus tôt (en octobre 2019) vers Brest (3 vols hebdos), Budapest (2 hebdos), Lille (un vol quotidien), Nador (2 hebdos), Palerme (2 hebdos), Prague (2 hebdos) et Strasbourg (3 hebdos)

À Marseille-Provence :

  • 6 nouvelles lignes commenceront un mois plus tôt (en octobre 2019) vers Copenhague (2 vols hebdos), Essaouira (2 hebdos), Milan Bergame (4 hebdos), Sofia (2 hebdos), Strasbourg (3 hebdos) et Toulouse (un vol quotidien)

Yann Delomez de Ryanair a déclaré dans un communiqué : « nous sommes ravis d’annoncer que la demande pour nos nouvelles lignes en France est énorme et que, par conséquent, nous commencerons à les opérer à partir de septembre et octobre dans le cadre de notre programme d’hiver français élargi. Les clients et les visiteurs français peuvent s’attendre à des tarifs encore plus bas lorsqu’ils réservent à l’avance pour leurs vacances d’été ou d’hiver. C’est donc le meilleur moment pour réserver des vols à bas prix au départ de Toulouse, Bordeaux et Marseille ».

Les clients français et les visiteurs peuvent désormais réserver leurs vacances jusqu’en mars 2020, tout en bénéficiant de tarifs encore plus bas et des améliorations apportées au service à la clientèle de Ryanair, notamment :

  • Les tarifs les plus bas – trouvez un tarif moins cher dans les 3 heures, recevez la différence plus 5 € de crédit MyRyanair
  • Ponctualité – respect de l’objectif de 90% de ponctualité (hors retards liés au contrôle aérien) ou 5% de réduction sur les tarifs aériens du mois suivant
  • Charte de service à la clientèle – Demandes UE261 traitées en 10 jours, nouvelle assistance 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, connexion en 2 minutes
  • Amélioration du service – Délai de grâce de 48 heures gratuit pour les modifications de réservation
  • Améliorations environnementales – programme de compensation des émissions de carbone, partenariats environnementaux et arrêt de l’utilisation de plastique d’ici à 5 ans
  • NOUVEAU : Ryanair Choice – 199 € de frais annuels pour la réservation de sièges, le coupe-file aux aéroports et l’embarquement prioritaire pour les clients fréquents.
  • Améliorations numériques – nouvelle fonctionnalité de recherche des tarifs les plus bas, réservation de billets pour les événements sportifs, guides de voyage sur mesure et amélioration de la connexion mobile.

 

L’Iata abaisse sa prévision de croissance du trafic de fret aérien

L’Usine Nouvelle 12/03/2019

L’Association internationale du transport aérien (Iata) a annoncé mardi avoir divisé par près de deux sa prévision de trafic annuel de fret, tablant désormais sur une croissance de 2% du marché, contre +3,7% en décembre, en raison notamment des tensions commerciales internationales et du Brexit.

Cette révision à la baisse laisse penser que les compagnies aériennes devront davantage compter sur le revenu par passager pour assurer leur croissance.

« Les évolutions du climat politique ne nous sont pas favorables », a déclaré le directeur général de l’association, Alexandre de Juniac, lors d’une conférence à Singapour.

Le ralentissement de l’activité économique mondiale et le tassement de la confiance des consommateurs a entraîné une baisse de 1,8% du trafic mondial de fret aérien en janvier, soit la pire performance mensuelle de ces trois dernières années, a déclaré l’Iata la semaine dernière.

En 2018, le trafic de fret aérien a augmenté de 3,5%, une performance bien en deçà de la croissance de 9,7% enregistrée l’année précédente.

L’ASIE CENTRALE

Les compagnies aériennes asiatiques jouent un rôle important dans le fret, pesant à hauteur de près de 40% du marché mondial, car la région est une plaque tournante de l’industrie manufacturière et du commerce électronique.

L’Iata a annoncé la semaine dernière que la demande de fret aérien en Asie avait chuté de 3,6% en janvier en raison de la dégradation des conditions de production des exportateurs dans la région, des tensions commerciales et du ralentissement de l’économie chinoise.

Le directeur général de l’Association of Asia Pacific Airlines, Andrew Herdman, a souligné que le commerce électronique restait solide, mais que le ralentissement des commandes à l’exportation avait entraîné une baisse de la demande globale de fret.

« Les perspectives macro-économiques semblent médiocres au premier trimestre, mais pour le reste de l’année, cela dépendra beaucoup de la persistance ou non de ces différends commerciaux », a-t-il déclaré lundi à Reuters.

Cathay Pacific Airways, Air China et Singapore Airlines, qui figurent parmi les 10 premières compagnies mondiales présentes dans le fret, ont toutes les trois fait état d’une baisse de la demande de fret international en janvier.

« L’industrie du fret aérien continue de faire face aux défis de l’évolution des tensions commerciales mondiales », a déclaré mardi le directeur général de Singapore Airlines, Goh Choon Phong. « Le commerce mondial est à la croisée des chemins compte tenu de la position protectionniste adoptée par certaines parties du monde ».

Les autres principaux transporteurs de fret asiatiques n’ont pas encore publié les chiffres du mois janvier.

 

Le Groupe ADP nouveau partenaire du Paris FC

viagrandparis.tv 12/03/2019

Le groupe aéroportuaire et le Paris FC (Football Club) ont signé un partenariat pour les trois prochaines saisons.

Ce nouveau partenariat vise à soutenir le développement du Paris FC, à travers ses infrastructures. Le récent centre d’entraînement qui rassemble l’équipe masculine professionnelle (Ligue 2), l’équipe féminine (D1 féminine), le Centre de Formation et le Centre Administratif, doit donner un nouvel élan au club parisien.  Ce centre d’entraînement, situé sur le territoire d’Orly, portera désormais le nom « Groupe ADP – Centre d’entraînement Paris FC ».

Cette collaboration va permettre également d’accélérer la structuration sportive et administrative du Paris FC dont l’ambition est d’atteindre la Ligue 1 à court terme et devenir ainsi le club de football du Grand Paris. « Cette ambition sportive et sociétale s’appuiera notamment sur une politique de formation déjà largement reconnue ».

Pour Pierre Ferracci, Président du Paris FC, le club « Cet accord avec un leader mondial illustre l’ambition du Club et son attractivité grandissante auprès des jeunes et avec des équipes féminines et masculines de grande qualité. Ce solide partenariat marque aussi la volonté du Club de participer à la transformation et à l’animation d’un territoire en pleine évolution au cœur du Grand Paris. »

Augustin de Romanet, Président-Directeur général du Groupe ADP estime que ce partenariat traduit l’engagement du groupe « dans la continuité des tournois de football, organisés par la Fondation ADP et les Maisons de l’environnement, qui réunissent depuis maintenant 4 ans chaque été 700 jeunes amateurs de 11 à 13 ans ».