Revue de presse SNPL du 13 février 2020

Revue de presse élaborée par

 

  • Levée du préavis de grève chez Hop! ce vendredi. Le préavis est maintenu pour le 21 février 2020
  • Air France, vent debout contre les accusations de discrimination à l’embauche
  • Airbus A350 pour Air France et British Airways
  • TAP Air Portugal : nouveau record de trafic en janvier
  • Airbus A220 : Bombardier se retire du programme
  • Aegean Airlines ouvre une nouvelle page de l’histoire de la Grèce

 

Air France : dernière minute levée du préavis de grève chez Hop! ce vendredi.
Le préavis est maintenu pour le 21 février 2020

Tourmag 12/12/2020

Dernière minute, le principal syndicat de pilotes de Hop! a finalement levé son préavis ce 14 février 2020. Il est en revanche maintenu pour les autres semaines jusqu’au 30 avril, notamment pour le 21 février 2020.
La filiale domestique du groupe Air France-KLM fait figure de dernière épine dans le pied de Benjamin Smith, arrivé à la tête du groupe à l’été 2018.

Finalement tout s’est joué très tard dans la nuit.
Le principal syndicat de pilotes de Hop, le SNPL, a finalement levé son préavis de grève pour ce vendredi. « Nous vous informons que les avancées que nous avons d’ores et déjà obtenues sont significatives, mais néanmoins insuffisantes » affirme un communiqué. Les autres préavis sont pour l’heure maintenus, notamment celui du 21 février 2020.
Le syndicat a prévu des arrêts de travail de 144 heures concernant tous les vendredis jusqu’au 30 avril 2020 pour les pilotes de la filiale domestique du groupe Air France-KLM à partir de cette semaine.
En jeu, alors que les pilotes se sentent laissés pour compte par le groupe Air France-KLM : l’amélioration des conditions de travail, afin de se rapprocher de celles des pilotes d’Air France.
Sur la table des négociations : augmentation de salaires, meilleur aménagement des horaires ou encore une enveloppe budgétaire plus importante pour la compagnie.
Avec, en toile de fond, même si la revendication se veut plus discrète ces derniers temps, l’intégration des pilotes à Air France.

«  La direction se moque de nous »

Si les pilotes sentent « quelques frémissements de la part de la direction, quelques avancées relativement faibles », d’après une source présente autour de la table des négociations, ils ne s’estiment globalement pas entendus.

« La direction se moque de nous, déclarez-vous gréviste ! », indique un courrier interne du SNPL expliquant que les salaires n’augmenteraient rétroactivement que de 1% au 1er octobre 2019, contre 2% en 2018, 2% en 2019 et 8% en 2020 pour les pilotes Air France.

Contactée, la direction ne souhaite pas pour l’instant commenter la situation.

« Air France a pris connaissance d’un préavis de grève déposé par un syndicat de pilotes de sa filiale Hop! et confirme que des négociations sont en cours avec le SNPL Hop », nous a sobrement fait savoir la compagnie tricolore.

Alors que les performances du court-courrier chez Air France connaissent un net recul, la compagnie domestique doit être recapitalisée au printemps 2020, dans le but de couvrir les pertes accumulées.

 

Air France, vent debout contre les accusations de discrimination à l’embauche

Les Echos 12/02/2020

L’opération de « name and shame » lancée par le gouvernement français pour dénoncer publiquement les entreprises  accusées de discriminations à l’embauche a réussi à susciter une vague d’indignation chez Air France… contre ses conclusions. « Étude biaisée », « résultats injustes », « foutage de gueule »… Les réseaux sociaux se sont fait l’écho de réactions musclées de salariés d’Air France. « Cela a choqué beaucoup de salariés, qui ont été nombreux à réagir en interne », confirme une porte-parole d’Air France, qui a immédiatement contesté, ainsi que  cinq des six autres entreprises mises en cause, « la méthodologie et les conclusions » du rapport.

Une première en France

Cette opération de « testing » a été réalisée à la demande du gouvernement par une section de recherche du CNRS entre octobre 2018 et janvier 2019. D’une ampleur sans précédent en France, elle a consisté à envoyer 10.349 candidatures fictives à 40 grandes entreprises, afin de mesurer les écarts de réponses entre des candidats avec un nom à consonance européenne et des candidats avec des noms à consonance maghrébine, ainsi qu’en fonction de leurs lieux d’habitation. D’après les résultats de cette étude, présentés par les ministères du Travail et du Logement et le secrétariat d’État aux Droit des femmes, Air France figure parmi les sept entreprises pour lesquelles l’étude parvient à « une conclusion de discrimination significative » sur la base du patronyme.

Les limites de la méthode

Grave mise en cause pour une entreprise de services, dont la réputation est le principal fonds de commerce, sans compter qu’elle pourrait même déboucher sur des poursuites pénales. Mais la méthode employée jette un doute sur la validité des résultats. Dans le cas d’Air France, le test sur les patronymes s’est en effet limité à l’envoi de 44 paires de candidatures, soit deux CV semblables, l’un avec un nom européen, l’autre maghrébin.

La plupart sont restées sans réponse. Car, plutôt que de réagir à des offres d’emploi, les auteurs de l’étude avaient choisi d’envoyer des candidatures spontanées, sans passer par le site Web de l’entreprise, unique canal de recrutement d’Air France. Un responsable d’un service informatique de la compagnie a, par exemple, eu la surprise de recevoir dans sa boîte courriel une candidature pour un poste d’hôtesse d’accueil, qui a fini dans la boîte des messages suspects.

Une conclusion basée sur sept cas

Onze candidatures ont néanmoins fait l’objet d’une réponse « non négative » : 7 pour des candidats au patronyme à consonance française, une pour un candidat au nom d’origine maghrébine, et trois pour les deux CV envoyés. C’est ce différentiel de sept pour quatre sur un total de 44 tests qui vaut à Air France d’être classée parmi les entreprises discriminantes.

Rapporté aux quelque 100.000 candidatures traitées chaque année par la compagnie pour 4.000 recrutements l’an dernier, la taille et la représentativité de l’échantillon testé paraissent très faibles. Par ailleurs, cette méthode de « testing » fait l’impasse sur les nombreuses actions proactives que revendique Air France afin de lutter contre les discriminations. « Sur les 4.000 recrutements réalisés en 2019, 50 % sont issus des départements où sont implantés les aéroports de Roissy-CDG et d’Orly », souligne la directrice emploi, formation et diversité d’Air France, Laetitia Niaudeau. « Nous menons également de longue date des actions en faveur de l’insertion des jeunes défavorisés, poursuit-elle, à travers des partenariats avec le centre de formation des métiers de l’aérien, à Bonneuil-en-France, les missions locales de Pôle emploi et les associations Air Emploi et JEREMY [Jeunes En Recherche d’EMploi à RoissY et Orly, NDLR] créées il y a vingt ans par Air France. »

Air France dans le plan PAQTE

La compagnie rappelle aussi qu’elle fut l’une des premières grandes entreprises à rejoindre le plan PAQTE, lancé en 2018 par le ministère de la Ville, et le plan « La France, une chance. les entreprises s’engagent », du ministère du Travail, destinés à favoriser l’insertion professionnelle dans les quartiers dits « prioritaires ». « L’an dernier, Air France a proposé plus de 1.300 contrats d’alternance, dont près de 10 % sont issus des QPV [Quartiers Prioritaires de la Ville, NDLR] contre 5 % en moyenne en France », insiste Laetitia Niaudeau. Et le taux d’accueil d’alternants a été multiplié par quatre depuis sept ans.

La gêne des Pouvoirs publics

Ce qui pourrait expliquer la gêne manifeste des pouvoirs publics à propos de cette enquête. Gardée sous le coude pendant huit mois, elle a finalement été dévoilée  sous la pression de personnalités politiques. Non sans précaution. Une curieuse « note d’avertissement », jointe au rapport, souligne « qu’aucune conclusion ne peut être consolidée ni des enseignements par entreprises définitivement tirés » de cette étude […] en raison de « limites méthodologiques particulières ». Une « deuxième phase » de « testing » est d’ailleurs d’ores et déjà commandée.

 

Airbus A350 pour Air France et British Airways

Air Journal 13/02/2020

Le quatrième Airbus A350-900 de la compagnie aérienne Air France a rejoint sa base à Paris, tandis que le cinquième A350-1000 de British Airways se posait dans la sienne à Londres.

Officiellement livré la semaine dernière (le 350eme XWB livré par Airbus), le quatrième des 38 A350-900 désormais attendus d’ici 2025 par la compagnie nationale française est arrivé le 12 février dans sa base à l’aéroport de Paris-CDG. Baptisé « Nice », le MSN381 (F-WZNJ) est lui aussi configuré pour accueillir 34 passagers en classe Affaires (1+2+1), 24 en Premium et 266 en Economie (324 sièges), avec connexion wifi à toutes les places (via Inmarsat Global Xpress).

Pour la saison été 2020 du 29 mars au 25 octobre, Air France desservira 6 destinations long-courrier en A350-900 au départ de Charles de Gaulle : Abidjan (Côte d’Ivoire, quotidien), Bamako (Mali, quotidien), Bangkok (Thaïlande, lundi, mercredi, samedi à l’aller ; mardi, jeudi et dimanche au retour), et aux Etats-Unis Atlanta (quotidien), Boston (quotidien jusqu’au 4 mai puis 2 vols quotidiens) et Washington (quotidien à compter du 5 juin).

 

TAP Air Portugal : nouveau record de trafic en janvier

Air Journal 12/02/2020

La compagnie aérienne TAP Air Portugal a transporté 1,23 million de passagers en janvier, un trafic en augmentation de 13,3% par rapport à janvier 2019.

Janvier 2020 a vu la compagnie nationale portugaise transporter 145.000 passagers de plus que durant le même mois l’année dernière, une croissance qui « dépasse considérablement les données de trafic enregistrées il y a cinq ans, lorsqu’elle n’avait transporté que 779.000 passagers en janvier». En d’autres termes, la compagnie aérienne portugaise a connu une croissance de trafic de 59% ces cinq dernières années.
La plus forte croissance du nombre de passagers a été enregistrée sur les lignes européennes (hors Portugal), avec 83.000 passagers de plus (+13,2%), suivies par les lignes nord-américaines, où TAP Air Portugal a transporté 28.000 passagers de plus qu’au cours de la même période de l’année précédente. En janvier, le RPK (passagers payants x kilomètres) a progressé de 17%, au-delà de l’augmentation de l’offre en ASK (sièges disponibles kilomètres), ce qui s’est traduit par une amélioration de 2,7 points de pourcentage du coefficient d’occupation, à 75,3%.

 

Airbus A220 : Bombardier se retire du programme

Air & Cosmos 13/02/2020

Bombardier vient de revendre sa participation dans le programme d’avion de ligne qu’il avait lancé et depuis rebaptisé A220 à Airbus et au gouvernement du Québec.

La décision a une haute charge symbolique mais elle était attendue depuis plusieurs mois : le groupe canadien Bombardier a revendu sa participation résiduelle dans le programme d’avion de ligne qu’il avait lancé sous le nom de CSeries et depuis rebaptisé Airbus A220 au constructeur européen et au gouvernement du Québec.

Au terme de cette vente, Airbus détient désormais 75 % d’Airbus Canada et le gouvernement du Québec les 25 % restants. Bombardier en retire la somme de 591 M$, « déduction faite des ajustements, dont 531 M$ reçus à la clôture, et se libérera à l’avenir de son obligation de financement à l’égard d’Airbus Canada ». Dans le cadre de cette transaction, le constructeur européen, via sa filiale Stelia Aerospace, a également acquis les capacités de production de production des lots industriels A220 et A330 de Bombardier à Saint-Laurent, au Québec. Enfin, il est prévu que la participation du gouvernement du Québec sera finalement rachetée par Airbus en 2026, soit trois ans plus tard que le calendrier initialement prévu lors de la création de la société en commandite Airbus Canada en juillet 2018. Pour Bombardier, les 591 M$ aideront au désendettement accumulé depuis le lancement du programme CSeries, rebaptisé A220, il y a maintenant vingt mois. Le programme A220 compte désormais 658 ventes à la fin du mois de janvier 2020.

 

Aegean Airlines ouvre une nouvelle page de l’histoire de la Grèce

TourMag 12/02/2020

En présentant, mercredi 12 février 2020, le premier des 46 Airbus A320 ou A321neo qu’elle a commandé, Aegean Airlines ouvre une nouvelle page de son histoire et espère entraîner dans son succès l’économie grecque toute entière.
C’est une nouvelle ère pour Aegean et pour la Grèce toute entière qui s’ouvre.
En présentant, mercredi 12 février 2020 dans un hangar de l’aéroport d’Athènes, son tout premier Airbus A320neo à une foule de 700 invités, la grande compagnie aérienne grecque a fait son premier pas vers un avenir qui lui semble radieux.

Car ce ne sont pas moins de 46 A320 ou A321neo (+12 options) qui lui seront livrés ces 6 prochaines années, des avions venant remplacer ou renforcer – la direction se laisse encore le choix de la flexibilité pour sa croissance future – la soixantaine d’appareils actuellement en service. Une dépense colossale estimée à environ 6,5 milliards de dollars (au financement 100% privé) et qui représente le plus gros investissement privé de l’histoire de la Grèce. « 2020 signifie un nouveau départ, une nouvelle dynamique, un nouveau potentiel et une nouvelle identité pour Aegean. Les 24 prochains mois seront extrêmement créatifs puisque nous renouvellerons complètement notre offre de produits», résume le P-DG d’Aegean, Dimitris Gerogiannis.

Une nouvelle ère pour la Grèce

Les enjeux, autant pour la compagnie privée qui vient de fêter ses 20 ans que pour son pays qui voit son économie doucement repartir, sont énormes.
Pour chaque nouvel avion reçu, la compagnie et le gouvernement grec espèrent compter 100 000 touristes et 80 millions d’euros de recettes touristiques directes supplémentaires.
« Aegean combine la vision avec la raison. C’est un attribut dont le pays a besoin et dont la croissance se répercute sur toute la société », a lancé le premier Ministre grec, Kyriakos Mitsotakis au pied du nouvel Airbus d’Aegean.

« Avec une nouvelle identité de marque, qui incarne le véritable esprit de la Grèce et nos valeurs d’hospitalité, nous aspirons à ce que notre nouvelle flotte poursuive notre héritage et devienne le symbole d’une nouvelle ère pour la Grèce », lui a répondu Eftychios Vassilakis, président d’Aegean.

La direction qui n’hésite pas à rappeler le contexte de la success story de la compagnie, lancée en 1999 et qui s’est développée, contre vents et marées, alors même que son pays a frôlé la faillite. Le tout en faisant tomber le monopole de l’ex-compagnie nationale Olympic, qu’elle a même fini par racheter. « Le succès de la compagnie tient presque du miracle. Maintenant, nous allons passer d’un héros local à un acteur reconnu au niveau international », nous glisse-t-on.

Paris jusqu’à 4 fois par jour en 2020
Pour y parvenir, la compagnie veut ainsi faire de son A320neo le symbole d’un nouveau dynamisme grec. Un avion qui affiche de fait une nouvelle identité visuelle, avec une livrée sobre et élégante inspirée par le ciel et les mers qui entourent la Grèce. Ce dernier, immatriculé SX-NEO (voir vidéo), débutera ses opérations dès vendredi 14 février 2020 par un vol entre Athènes et Munich.
Dès la prochaine saison d’été, Aegean en profitera pour lancer 11 nouvelles routes et proposer 19,3 millions de sièges à la vente (+1,5 million). Sans pour l’instant songer au long-courrier ni à s’éloigner de plus de 4h de vols de sa base d’Athènes.
Actuellement, depuis la France, la compagnie grecque opère jusqu’à 89 vols directs par jour en été, au départ de 12 villes : Bordeaux, Brest, Deauville, Lille, Lyon, Marseille, Metz, Bâle-Mulhouse, Nantes, Nice, Paris et Toulouse.

Un marché français où deux principales nouveautés sont à attendre en 2020 : l’ouverture d’une ligne reliant Paris à Corfou, et la mise en place dès avril d’un 4e vol quotidien entre Paris et Athènes, une ligne disputée avec Air France depuis CDG et Transavia et easyJet depuis Orly.

En 2019, la compagnie, qui a doublé de taille en 7 ans, a enregistré un nouveau record de trafic avec près de 15 millions de passagers, soit 1 million de plus qu’en 2018.