Revue de presse SNPL du 14 février 2020

Revue de presse élaborée par

 

 

  • Aéroports de Paris : +1,2% en janvier
  • Faillite d’Air Italy : un geste d’Alitalia, pas d’intérêt pour Ryanair
  • Norwegian espère sortir du rouge en 2020
  • L’aéroport de Beauvais-Tillé recrute 31 personnes
  • Chalair Aviation conteste l’attribution de la ligne
  • Virus : la Chine a perdu près de 70% de son trafic aérien

 

Aéroports de Paris : +1,2% en janvier

Air-Journal.fr – 14 Février 2020

En janvier 2020, le trafic de Paris Aéroport est en hausse de 1,2% par rapport au même mois l’année dernière avec 7,838 millions de passagers accueillis, dont 5,52 millions à Paris-Charles de Gaulle (+5,4) et 2,31 millions à Paris-Orly (-4,0%).

Cette baisse du trafic à Orly est selon le communiqué d’ADP « notamment liée à la poursuite des effets » de la faillite de la compagnie Aigle Azur, qui a cessé ses activités à compter du vendredi 6 septembre au soir. « Bien que réattribués à de nouvelles compagnies aériennes, les créneaux libérés par Aigle Azur ne sont pas encore tous réutilisés à ce stade », précise le gestionnaire des aéroports parisiens.

Le trafic France est en croissance de 1,7% dans les deux aéroports parisiens, tandis que le trafic Europe (hors France) progresse de 1,1%. Le trafic international (hors Europe) est en hausse (+1,2%) du fait d’une croissance sur les faisceaux suivants : DOM-COM (+6,6%), Moyen-Orient (+5,4%) et Amérique du Nord (+5,4%). Les faisceaux en retrait sont : Asie-Pacifique (-4,5%), Amérique Latine (-3,0%) et l’Afrique (-1,5%).

Le nombre de passagers en correspondance augmente de 1,9%. Le taux de correspondance de Paris Aéroport s’est établi à 26,6%, en hausse de 0,1 point par rapport à janvier 2019. Les mouvements d’avions ont reculé de 0,1% à CDG et de 4,0% à Orly.

Le trafic de TAV Airports, dont le Groupe ADP détient 46,1% du capital, est en baisse de 53,9% sur le mois de janvier 2020. Pour mémoire, les vols commerciaux d’Istanbul-Atatürk ont été transférés vers le nouvel aéroport d’Istanbul depuis le 6 avril 2019 ; hors Atatürk, le trafic de TAV Airports est en baisse de 2,1%.

Le trafic de l’aéroport de Santiago du Chili, dont le Groupe ADP détient 45% du capital, est en baisse de 2,0% sur le mois de janvier 2020. Le trafic d’Amman, dont le Groupe ADP détient 51% du capital, est en hausse de 3,0 % à 0,7 million de passagers au mois de janvier 2020.

 

Faillite d’Air Italy : un geste d’Alitalia, pas d’intérêt pour Ryanair

Air-Journal.fr – 14 Février 2020

La compagnie aérienne Alitalia propose une réduction de 20% aux détenteurs de billet d’avion sur Air Italy, qui disparaîtra du ciel le 25 février prochain. Les low cost easyJet et Ryanair font elles aussi des offres spéciales, mais l’Irlandaise a nié avoir l’intention de reprendre la compagnie en faillite.

Annoncée le 11 février 2020, avec des vols opérés jusqu’au 25 février par d’autres transporteurs, la faillite d’Air Italy laisse des milliers de passagers sur le carreau – le remboursement total ou un replacement chez un autre transporteur étant proposés pour les réservations prises après la fin du mois. Alitalia a annoncé avoir « activé des tarifs réduits » pour les détenteurs de billets Air Italy : une réduction de 20% leur est proposée sur les vols entre Milan-Malpensa et les aéroports de Rome, Catane, Palerme, Lamezia Terme, Naples et Cagliari (à l’exception des tarifs de continuité territoriale). A l’international, l’offre d’Alitalia concerne les réservations en classe Affaires et Economie vers Le Caire en Egypte et Malé aux Maldives, depuis Rome, Milan, Catane, Palerme, Lamezia Terme, Naples et Cagliari. Ces billets à tarifs réduits peuvent être achetés avant le 29 février et utilisés avant le 15 mars, précise Alitalia.

EasyJet a de son côté annoncée pour les passagers d’Air Italy un tarif fixe de 39,99 euros sur les routes entre Malpensa et Naples, Catane, Palerme, Lamezia Terme, Cagliari et Ténérife Sud, pour des vols entre le 26 février et 31 mars 2020.

La low cost Ryanair a elle aussi mis en place des « tarifs de secours », à partir de 19,99 € sur les vols intérieurs depuis et vers Cagliari, Catane, Lamezia, Milan-Bergame, Milan-Malpensa, Naples et Palerme, ainsi que sur ceux reliant Malpensa à Londres-Stansted ou Southend. Elle a d’autre part fin aux rumeurs concernant une éventuelle reprise d’Air Italy : le directeur commercial David O’Brien a déclaré hier que la compagnie irlandaise « n’a aucun intérêt quel qu’il soit dans le rachat d’Air Italy, cela n’aurait aucun sens ». La compagnie privée italienne n’a « aucune valeur », a-t-il poursuivi lors d’une rencontre avec des journalistes à Milan, et même ses créneaux de vol à l’aéroport de Milan seraient « trop chers » pour Ryanair. La plupart des analystes prédisent plutôt un renforcement de son offre sur les lignes existantes, voire l’ouverture de nouvelles liaisons par exemple vers Naples ou Rome ; Ryanair a déjà prévu d’inaugurer cette année des vols entre Malpensa et Alghero, Cagliari, Kalamata, Barcelone et Ténérife Sud.

L’ex-Meridiana, relancée en octobre 2017 par Qatar Airways et Alisarda sous le nom d’Air Italy, a annoncé le 11 février sa mise en liquidation en raison de pertes financières excessives, quelque 1200 emplois devant être supprimés. Air Italy proposait cet hiver à Milan un réseau de six destinations domestiques, une en Espagne (Ténériffe), huit en Afrique (Dakar, Le Caire, Charm el-Cheikh, Lagos, Accra, Mombasa, Zanzibar), une en Asie (les Maldives) et deux aux Etats-Unis (New York-JFK, Miami). Début 2018, le patron de Qatar Airways envisageait une flotte de 50 avions à l’horizon 2022, avec un trafic de 10 millions de passagers par an principalement sur des routes internationales.

 

Norwegian espère sortir du rouge en 2020

LesEchos.fr – 13 Février 2020

Après être passée à deux doigts de la faillite, la compagnie low cost Norwegian a fortement redressé la barre en 2019, en taillant dans son offre et dans ses coûts. Le retour aux bénéfices est espéré pour cette année, après trois exercices dans le rouge.

Il y a deux façons de voir les résultats 2019 de Norwegian. Pour les pessimistes, la compagnie low cost norvégienne reste dans le rouge, pour la troisième année consécutive, avec une perte nette de 1,6 milliard de couronnes (160 millions d’euros) légèrement supérieure à celle de 2018 (1,5 milliard de couronnes, pour un chiffre d’affaires de 43,5 milliards (4,3 milliards d’euros). Et ce, alors que Norwegian s’était fixée pour objectif un retour aux bénéfices en 2019. En revanche, les optimistes souligneront que la première compagnie low cost long-courrier européenne, donnée pour morte par nombre d’analystes fin 2018, a non seulement échappé à la faillite, mais qu’elle a désormais de bonnes raisons de tabler sur une sortie du tunnel cette année.

Des résultats en nette amélioration

Derrière la perte nette de 2010 se cache en effet un doublement de l’excédent brut d’exploitation, passé de 3,1 à 6,5 milliards de couronnes, et une réduction des coûts supérieure aux prévisions, qui est allée en s’amplifiant. Au quatrième trimestre, Norwegian a ainsi réussi à augmenter sa recette unitaire de 16 %, tout en réduisant son offre de 19 %. Au total, La compagnie aura ainsi économisé 2,3 milliards de couronnes en 2019, tout en augmentant son chiffre d’affaires de 8 %.

Par ailleurs, l’activité de Norwegian en 2019 a été fortement pénalisée par l’interdiction de vols de ses 18 Boeing 737 Max et les problèmes de moteurs Rolls-Royce sur ses Boeing 787 long-courriers. Deux handicaps qui devraient disparaître cette année et qui devraient même lui valoir un dédommagement de Boeing et de Rolls-Royce.

Restructuration aux forceps

Sous la houlette de son nouveau PDG, Jacob Schram, Norwegian a également bouclé la renégociation de sa dette, avec le soutien de la banque publique norvégienne DNB . Elle a aussi renégocié les livraisons d’appareils, cédé une partie de sa flotte d’Airbus et de Boeing monocouloirs et a largement restructuré son réseau long-courrier. Et ce, tout en restant l’une des principales compagnies européennes, avec 36 millions de passagers transportés l’an dernier (en baisse de 3 %) et plus de 160 avions.

Cette année, Norwegian devrait bénéficier de la baisse du prix du carburant et de la disparition de la plupart de ses concurrents low cost long-courriers. De quoi envisager l’avenir avec un peu plus de sérénité, même si la capacité de Norwegian à préserver son indépendance sur le long terme reste douteuse.

 

L’aéroport de Beauvais-Tillé recrute 31 personnes

Courrier-Picard.fr – 13 Février 2020

Les offres figureront bientôt sur son site internet : l’aéroport de Beauvais (Oise) annonce le recrutement de 31 salariés. Onze seront des CDI (agents de maintenance, d’entretien, d’accueil, comptable, informaticien) et vingt seront des intérimaires affectés à un emploi d’agent d’escale. Les recrutements en intérim ont pour but de faire face aux pointes d’activités que connaît la plateforme d’avril à octobre. Tous métiers confondus, l’aéroport totalise ces dernières années un millier d’emplois.

 

Chalair Aviation conteste l’attribution de la ligne

LaDepeche.fr – 12 Février 2020

Trois compagnies aériennes étaient en lice pour le renouvellement de la Délégation de service public (DSP) de la ligne Rodez-Paris : Eastern Airways, Regourd Aviation et Chalair Aviation. Le directeur général adjoint de Chalair Aviation, Jérôme Latrasse, a décidé de sortir du silence et explique les raisons qui ont conduit sa compagnie à déposer un recours auprès du tribunal administratif.

Depuis le 20 janvier dernier, un avion brésilien Embraer de la compagnie Amelia de l’Aveyronnais Alain Regourd assure les rotations entre Rodez et Orly, à Paris. Spécialisée notamment dans la location d’avions avec équipage, Amelia succède à la compagnie britannique Eastern Airways, laquelle avait pris la suite de la filiale d’Air France, Hop, qui n’avait d’ailleurs pas laissé que des bons souvenirs en Aveyron… Trois compagnies étaient, cette fois, en lice pour le renouvellement de la délégation de service public (DSP) de cette ligne d’aménagement du territoire : Eastern Airways, Regourd Aviation, donc, et Chalair Aviation, dont le directeur général adjoint, Jérôme Latrasse, a décidé de rompre le silence, pour faire part de l’amertume de la compagnie française qu’il représente et dont le nom n’était jusqu’à présent jamais apparu (!). Laquelle compagnie a d’ailleurs déposé un recours gracieux auprès du syndicat mixte, comme nous l’a appris le président du conseil départemental et du syndicat mixte de l’aéroport, Jean-François Galliard.

« Il n’a jamais vendu un seul billet d’avion ! »

 » Les autorités se sont fait berner, peste Jérôme Latrasse, le directeur adjoint de la petite compagnie française, basée à Caen, Limoges et Agen. Regourd Aviation n’a jamais vendu un seul billet d’avion. A Rodez, c’est pareil. Les billets sont vendus par APG Airlines. Les billets sont au nom d’APG Airlines et non d’Amelia. Il travaille en sous-traitance. Nous-mêmes, on l’a affrété. Faire voler des avions, ça, il sait le faire, mais c’est une grosse tromperie, car le contrat est au nom d’Amelia et non d’APG Airlines. C’est une vraie fausse compagnie. » On l’aura compris, Chalair Aviation ne digère pas le choix du syndicat mixte SAEML Air 12. Et le conteste. « Qui plus est, on se fait piquer un marché par une compagnie qui se dit française et qui n’a pas de certificat de transport français, mais slovène… Sur le papier, on peut raconter ce que l’on veut. C’est de l’enfumage, pour avoir un avion qui pollue plus, une compagnie qui ne sait pas vendre les billets et qui a promis des accords avec Air France qu’elle n’a pas. Sans aucune possibilité de correspondance à Orly, contrairement à nous…  » Et Jérôme Latrasse de dénoncer enfin le coût du marché passé avec Amelia. « C’est 400 000 € de plus par an, soit 1,60 M€ pour les 4 ans de la DSP. »

L’étonnement de Daniel Segons 

Le président de la société d’exploitation (la Sem Air 12) de l’aéroport, Daniel Segons, ne cache pas son étonnement, jugeant la méthode du directeur adjoint de Chalair Aviation, un brin cavalière. « Il est gravissime de porter de telles accusations… C’est une procédure très formelle dirigée par le syndicat mixte de façon très professionnelle. Je n’ai pas de commentaire à faire, mais la société choisie répond totalement au cahier des charges. »

Jean-François Galliard : rigueur et transparence

Le président du conseil départemental et du syndicat mixte, Jean-François Galliard, se dit, lui aussi, profondément surpris.  » Heureusement que je suis assis, s’amuse-t-il avant de retrouver tout son sérieux, pour livrer ses explications, sur ce dossier pour le moins délicat. Le procédé est déjà sujet à interrogations… Il y avait trois challengers. Nous avons eu plusieurs séances. La Direction générale de l’aviation civile (DGAC) a suivi la procédure. Le cahier des charges était extrêmement précis et la procédure rigoureuse, avec de nombreux critères. On a noté les présentations de chacun et c’est Regourd qui est arrivé en premier… C’est vrai qu’il est plus cher que les autres…  » Et Jean-François Galliard de se défendre qu’une quelconque et possible  » préférence aveyronnaise… Tout a été transparent, rigoureusement fait.  » Avant de témoigner :  » J’ai pris l’avion avant-hier. Ça se passe très bien et tous les gens sont satisfaits… Vous savez, la colère est mauvaise conseillère…  » Quoiqu’il en soit, le directeur général adjoint de Chalair Aviation confirme qu’un recours gracieux a bien été déposé par l’avocat de la compagnie française. Dans un premier temps auprès du syndicat mixte et, faute de réponse avant le démarrage de la DSP, auprès du tribunal administratif de Toulouse, afin de réclamer l’annulation de la Délégation de service public. « Nous avons été notés sur 100. Deux points et des poussières seulement nous séparaient de Regourd Aviation… « , précise Jérôme Latrasse. Un concurrent, à qui Chalair Aviation reproche principalement  » sa pseudo-politique commerciale…  » Le tribunal administratif tranchera.

 

Virus : la Chine a perdu près de 70% de son trafic aérien

LechoTouristique.com – 12 Février 2020

Depuis le 23 janvier, le trafic aérien de la Chine s’effondre. Une situation qui risque d’avoir un impact économique important sur de nombreuses compagnies aériennes, contraintes de suspendre leurs vols à cause de l’épidémie.

C’est une des multiples conséquences de l’épidémie de nouveau coronavirus – désormais officiellement nommé Covid-19. Le trafic aérien de la Chine est en chute libre, depuis que de nombreuses compagnies aériennes ont pris la décision de suspendre ou modifier leur programme de vols desservant l’Empire du Milieu. Selon un décompte réalisé par Business Insider, relayé par Franceinfo, au total, 73 compagnies aériennes ont pris ces mesures. En Europe, British Airways avait été la première compagnie européenne a annoncé la suspension de ses vols. Air France lui avait emboîté le pas quelques jours après, annonçant dans un premier temps l’arrêt de ses vols jusqu’au 9 février, avant de le prolonger jusqu’au 15 mars. A une période qui représente traditionnellement un pic de voyage intense dans le pays, en raison des vacances du Nouvel An, les vols se sont effondrés, faute de demande. Les autorités chinoises ont en effet suspendu les voyages organisés en Chine et à l’étranger, et de nombreux pays, dont la France, déconseillent désormais à leurs ressortissants de ne pas se rendre dans le pays, tant que l’épidémie ne sera pas vaincue. En France, le Seto recommande le gel des voyages en Chine jusqu’au 31 mars. D’autres restreignent l’accès de leur territoire aux voyageurs chinois ou revenant de Chine.

Ainsi que le détaille Franceinfo, citant les données de Flightradar24, les vols intérieurs ont connu depuis le 23 janvier – date de la mise en quarantaine de Wuhan – une baisse de 75%. La baisse est de 56% pour les vols internationaux. L’effondrement est d’autant plus significatif que la Chine représente le deuxième marché aérien du monde, selon les chiffres de IATA, avec 610 millions de voyages de passagers en 2018.

Au Salon aéronautique de Singapour, les allées sont vides

Déjà, Cathay Pacific et Hong Kong Airlines ont dû prendre des mesures drastiques qui ont des répercussions sur l’emploi. Quant à la suspension des dessertes, elle aura sans aucun doute un impact économique. Reste à savoir dans quelle mesure. « Plusieurs compagnies aériennes majeures ont réduit leurs liaisons vers et au départ de la Chine, ça représente (une perte de) chiffre d’affaires », a souligné Ihssane Mounir, le directeur commercial de Boeing. »Il y a des voyages d’affaires annulés, du fret immobilisé ». « Cela aura un impact sur l’économie, cela aura un impact sur le chiffre d’affaires, cela aura un impact sur ces compagnies aériennes (…) c’est évident. »

Le responsable s’exprimait au Salon aéronautique de Singapour, qui s’est ouvert lundi malgré de nombreuses annulations d’exposants et de visiteurs à cause des inquiétudes liées au virus. Plus de 70 exposants ont renoncé à y participer. Les allées du salon paraissent bien plus vides que lors des précédentes éditions. Les participants passent par un scanner thermique et des distributeurs de liquide antiseptique sont placés aux endroits clés. Singapour a recensé 47 cas de personnes ayant contracté le virus. La cité-Etat a relevé son niveau d’alerte sanitaire la semaine dernière.