Revue de presse SNPL du 14 janvier 2020

Revue de presse élaborée par

 

  • La compagnie britannique Flybe lutterait pour sa survie
  • Aéroport de Toulouse : « la mandature chinoise n’a pas été une catastrophe »
  • Groupe Lufthansa : 145,19 millions de passagers en 2019
  • Aéroport de Doha : +12,44% et record en 2019
  • Paris – New York : Corsair se posera à JFK
  • Des élus SNPNC chez Ryanair France
  • Grèves des contrôleurs aériens : des perturbations à prévoir à partir du 14 janvier 2020
  • L’USAC-CGT appelle ses adhérents à manifester
  • Alitalia, en grande difficulté, n’intéresse plus personne
  • SNPL HOP! Air France : préavis de grève les vendredis de mi-février à fin avril

 

La compagnie britannique Flybe lutterait pour sa survie

Les Echos, 13/01/2020

Selon la presse britannique, Flybe, en difficultés, a discuté, le week-end dernier, d’une aide financière avec le gouvernement conservateur de Boris Johnson. Un an après son sauvetage, un apport d’argent frais permettrait à la compagnie régionale low cost d’éviter la faillite.

La tension est à son maximum ce lundi au sein de la compagnie aérienne Flybe. Selon la presse britannique, la compagnie aérienne en difficultés a discuté ce week-end d’une aide financière avec le ministère des Entreprises et celui des Transports.

Flybe avait pourtant évité la faillite en janvier 2019 grâce à son rachat par  le consortium Connect Airways , emmené par Virgin Atlantic. Les nouveaux propriétaires avaient acquis la low cost britannique pour la modique somme de 2,2 millions de livres (2,4 millions d’euros). Flybe, qui devait être rebaptisée « Connect Airways » cette année, était censée entrer dans « une nouvelle ère en tant que société indépendante sous la marque Virgin ». Ses nouveaux actionnaires avaient promis d’injecter plusieurs dizaines de millions pour relancer l’activité.

Mais entre la hausse du prix du carburant,  la guerre des prix plus vive que prévu sur les lignes intra-européennes  et le ralentissement de l’économie britannique qui a érodé la demande, la compagnie n’est pas parvenue à redresser ses comptes.

Flybe « ne commente pas les rumeurs et les spéculations », a réagi la compagnie sur Twitter, sans infirmer ni confirmer ces discussions. De son côté, le gouvernement Johnson ne souhaite pas s’exprimer sur « des spéculations ou les affaires financières des compagnies privées ».

Le précédent Thomas Cook

Reste que si cette compagnie dont le siège est à Exeter (sud-ouest de l’Angleterre) devait faire faillite, ce serait un nouveau choc pour le secteur aérien britannique, déjà marqué par  la banqueroute retentissante du voyagiste Thomas Cook, en septembre dernier.  Ce géant qui exerçait les métiers de tour-opérateur et de transporteur aérien avait besoin d’une aide de 200 millions de livres (227 millions d’euros). Mais le gouvernement de Theresa May n’avait pas fait un geste pour sauver cette entreprise de 178 ans, laissant sur le carreau 22.000 salariés, dont 9.000 au Royaume-Uni.

L’hiver meurtrier des low cost long-courriers

« Je suis consterné une fois encore que l’avenir d’une compagnie aérienne britannique majeure et de centaines d’emplois soit discuté en secret sans entendre les salariés et leurs représentants », a, pour sa part, regretté Brian Strutton, le secrétaire général du syndicat des pilotes britanniques Balpa.

Créée en 1979, Flybe, qui emploie 2.000 salariés, est dirigée par Mark Anderson, qui fut directeur général de Virgin Holidays. L’an passé, elle a transporté en 28,6 millions de passagers vers 170 destinations, dans les îles britanniques et sur le Vieux Continent. Elle est très présente dans les aéroports anglais de Manchester, de Southampton, d’Aberdeen (Ecosse) et de Belfast (Irlande du Nord).

 

Aéroport de Toulouse : « La mandature chinoise n’a pas été une catastrophe. »

La Tribune, 13/01/2020

Le président de la CCI d’Occitanie, Alain Di Crescenzo, a tenu à partager sa satisfaction quant à l’arrivée du groupe Eiffage dans l’actionnariat de l’aéroport Toulouse-Blagnac, lundi 13 janvier, lors de ses vœux à la presse. À la même occasion, il a tenu à défendre le bilan du chinois Casil Europe qui, pour lui, a participé au bon développement d’ATB. Désormais le dirigeant toulousain veut militer pour une limite à 50% du résultat net de l’aéroport reversé sous forme de dividendes aux actionnaires.

Juste avant la fin de l’année 2019, le groupe français Eiffage a racheté les 49,99% du capital de l’aéroport Toulouse-Blagnac (ATB) détenus par le Chinois Casil Europe, contre 507 millions d’euros. Une transaction qui a fait grand bruit en France en raison notamment de l’importante plus-value réalisée par le désormais ex-actionnaire asiatique arrivé aux affaires en 2015 contre 308 millions d’euros, après le souhait de l’État de se désengager partiellement de cette infrastructure. Pour autant, ce changement d’actionnaire au sein d’ATB n’inquiète pas le président de la CCI Occitanie, Alain Di Crescenzo.

« L’arrivée d’Eiffage est une très bonne chose. C’est un groupe français, de renom et c’est une nouvelle aventure qui commence pour l’aéroport de Toulouse. Il faudra être au rendez-vous en continuant à investir. Mais je ne suis pas inquiet pour l’avenir de cet aéroport », a assuré le dirigeant toulousain lors de ses vœux à la presse, lundi 13 janvier.

Et pour être au rendez-vous, le président occitan de la CCI veut revoir le versement des dividendes à l’occasion de cette nouvelle composition de l’actionnariat.

Je suis contre la distribution des réserves pour pallier à tout problème mais je suis pour la distribution de dividendes à condition que nous les limitions. Je pense que reverser 50 % du résultat net annuel et garder le reste pour investir dans l’aéroport sera un bon compromis. Mais demander le zéro dividende est une grosse bêtise », lance le dirigeant.

Jusqu’à présent, l’intégralité du résultat net d’ATB était reversé aux actionnaires depuis 2019 et ce pour cinq ans, sous l’impulsion de Casil Europe qui a négocié un accord sur le sujet.

L’État confirme son engagement dans l’aéroport de Toulouse

Malgré cette « victoire » du côté chinois en fin d’année 2018, celle-ci s’est accompagnée de l’échec de ne pas être parvenu à acquérir les 10,01% encore sous le contrôle de l’État dans le capital d’ATB en raison d’une forte pression des actionnaires publics locaux (CCI, Conseil régional, Conseil départemental et Métropole). Par conséquent, cette décision de l’Élysée a poussé Casil Europe à revoir ses plans et à entamer un processus de vente encadré par la banque Lazard. Malgré tout, Alain Di Crescenzo veut retenir le positif de cette mandature chinoise.

« Est-ce-que cela s’est mal passé avec Casil Europe ? Il faut être honnête et la réponse est non. Avec eux, l’aéroport de Toulouse s’est grandement développé. Seulement, un choc de culture s’est opéré autour de la gouvernance, avec des relations compliquées car il y a aussi le fait que les collectivités locales n’étaient pas préparées à la privatisation. Mais la mandature chinoise n’a pas été une catastrophe pour l’aéroport, il est faux de dire le contraire. La distribution de dividendes n’a pas tué ATB », a défendu le président de la CCI Occitanie.

Néanmoins, pour rassurer ces collectivités locales après l’arrivée d’Eiffage au sein de l’entreprise, l’État a confirmé récemment qu’il ne vendrait pas au groupe français ses 10,01 % du capital encore en sa possession.

Il veut le métro jusqu’à l’aéroport de Toulouse

Maintenant que l’actionnariat de l’aéroport est arrêté, la future stratégie d’Eiffage à son sujet est très attendue. Pour le moment, aucun dirigeant du groupe français n’a publiquement exposé sa vision pour l’infrastructure. Et à deux mois des élections municipales à Toulouse, un point retient l’attention de certains candidats et d’Alain Di Crescenzo : la troisième ligne de métro ne sera pas connectée à ATB. Jean-Luc Moudenc et Tisséo ayant préféré une « Navette Express ».

    « La 3ème ligne de métro doit passer par l’aéroport de Toulouse. Si vous voulez être efficace, il faut mailler cette infrastructure en la reliant directement au centre-ville et à la gare par le métro (…) Mais les transports sur l’agglomération toulousaine, ce sont 20 à 30 ans de conneries ! Nous nous sommes laissés engorger et je suis pessimiste à ce sujet car je ne vois pas les choses avancer… Moins nous déplacer pourrait nous sauver. Cette situation pourrait arrêter la progression de ce territoire sur le plan économique », a-t-il conclu.

 

Groupe Lufthansa : 145,19 millions de passagers en 2019

Air Journal, 14/01/2020

Le trafic du groupe Lufthansa a progressé de 2,3% l’année dernière pour atteindre 145,190 millions de passagers, un nouveau record de trafic étant battu en particulier par sa filiale Swiss International Air Lines. La première place européenne est cependant perdue au profit de Ryanair.

En 2019, les compagnies aériennes Lufthansa, Swiss, Austrian Airlines, Brussels Airlines et la low cost Eurowings ont transporté au total 145,190 millions de passagers sur environ 1,2 million de vols, le coefficient d’occupation des sièges s’élevant à 82,5% (+1,0 point de pourcentage). Ces deux chiffres « dépassent ainsi le record de l’année précédente », selon le communiqué du groupe allemand. Les compagnies aériennes de réseau (Lufthansa, Swiss et Austrian) ont toutes enregistré une augmentation du nombre de passagers en 2019, notamment dans les hubs des aéroports de Zurich (+5,7%), Vienne (+5,1%) et Munich (+2,5%). Le nombre de passagers au hub de Francfort a augmenté de 0,4% en 2019. La capacité de fret était supérieure l’année dernière de 6,3% par rapport à 2018, le trafic en revenu tonne-kilomètre ayant reculé de 2,1% ; le taux de remplissage des avions cargos du groupe a donc reculé de 5,3 points à 61,4%.

En Allemagne, Lufthansa a vu son trafic progresser de 2,0% l’année dernière avec 71,307 millions de passagers. Le coefficient d’occupation a progressé de 1,0 point à 82,3%, avec des capacités en sièges-kilomètres offerts (SKO) en hausse de 3,8% et un trafic en passagers-kilomètres transportés (PKT) à +5,0% ; le nombre de ses vols a progressé de 1,2% à 561.510.

En Suisse, Swiss International Air Lines (hors Edelweiss) a transporté 18.781.440 passagers en 2019, chiffre en hausse de 4.7% par rapport à l’année déjà record 2018. Pour des capacités en SKO en augmentation de 1,8%, le trafic en PKT a progressé de 2,6 % ; sur le réseau européen, le trafic (PKT) a grimpé de 5,4% pour des capacités (SKO) en hausse de 5,0 %, tandis que sur le réseau intercontinental le trafic a augmenté de 1,5% pour une offre en hausse de 0,5%. Le coefficient d’occupation des sièges est en augmentation de 0,6 point de pourcentage à 84,0% ; sur le réseau européen, il a gagné 0,3 point pour s’établir à 78,0%., et sur le réseau intercontinental il a augmenté de 0,9 point, s’élevant à 86,6%.

Le nombre de vols effectués par la compagnie nationale suisse a simultanément progressé de 4,1% à 150.957 sur l’ensemble du réseau, dont 132.561 vols (+4.6%) sur les lignes européennes et 18.396 vols (+0.5%) sur les lignes intercontinentales. Côté fret, Swiss WorldCargo affiche un coefficient de remplissage exprimé en volume de 74.8 %, en baisse de 4.1 points en comparaison annuelle. Les tonnes-kilomètres transportées (TKT) ont diminué de 10.7 % en 2019.

En Autriche, Austrian Airlines a également battu un nouveau record de trafic en 2019, et ce pour la troisième année consécutive : elle a accueilli 14,651 millions de passagers (+5,1%). Le coefficient d’occupation de ses avions a progressé de 1,6 point à 80,8%, avec des capacités en SKO à +2,9% et un trafic en RPK à +4,9%. Le nombre de ses vols a augmenté de 2,9% avec un total de 139.230 décollages.

Enfin sur le « trafic point à point » représenté par Brussels Airlines, Eurowings et Germanwings, le groupe a transporté un total de 38,212 millions de passagers, un résultat en baisse de 0,2% par rapport à 2018. À 82,2%, le coefficient d’occupation des compagnies du groupe Eurowings a progressé de 1,0 point de pourcentage, sur des capacités en SKO à -1,3% et un trafic en RPK à -0,2%.

Le groupe de Star Alliance a perdu sa première place européenne au profit de la low cost Ryanair, qui affiche pour 2019 152,4 millions de passagers transportés (y compris les passagers de sa filiale Lauda).

 

Aéroport de Doha : +12,44% et record en 2019

Air Journal, 13/01/2020

L’aéroport de Doha-Hamad International (HIA) a accueilli un nombre record de 38.786.422 passagers l’année dernière, un trafic en hausse de 12,44% par rapport à 2018.

Nouveau record pour le principal aéroport du Qatar, inauguré en 2014 : huit nouvelles destinations passagers ont été ajoutées à son réseau mondial en 2019, toutes par la compagnie aérienne Qatar Airways (Davao aux Philippines, Rabat au Maroc, Izmir en Turquie, Gaborone au Botswana, Langkawi en Malaisie, Mogadiscio en Somalie, Malte et Lisbonne au Portugal). Trois nouvelles destinations de fret ont également été ajoutées au réseau de HIA: Istanbul, New York et Almaty.

Quinze compagnies aériennes opérant à l’aéroport de Doha ont augmenté leurs fréquences de vols hebdomadaires, notamment Kuwait Airways, Salam Air, Philippine Airlines et Oman Air. HIA a également accueilli deux nouveaux partenaires aériens, Air India et Tarco Aviation. Ces développements ont conduit l’aéroport à gérer 232.917 mouvements d’avions, soit 5,57% de plus qu’en 2018.

Badr Mohammed Al Meer, directeur des opérations de l’aéroport international Hamad, a déclaré dans un communiqué : « 2019 a été une année spectaculaire pour HIA, ayant battu notre record du plus grand nombre de passagers jamais servis depuis le début de nos opérations. Pour l’avenir, nous nous concentrons sur accroître notre capacité opérationnelle grâce à notre projet majeur d’agrandissement de l’aéroport, qui est un élément essentiel de la croissance rapide des aéroports et des préparatifs du pays pour accueillir la Coupe du monde 2022 et au-delà ».

L’aéroport Hamad International verra cette année les travaux débuter pour la première phase de son projet d’expansion, qui lui permettra d’accueillir 58 millions de passagers par an d’ici 2022 ; la deuxième phase, qui étendra les terminaux D et E, portera cette capacité annuelle à plus de 60 millions de clients.

 

Paris – New York : Corsair se posera à JFK

Air Journal, 14/01/2020

La compagnie aérienne Corsair international a modifié sa future ligne entre Paris et New York, abandonnant l’aéroport de Newark en faveur de JFK.

Annonçant une « amélioration des horaires », la compagnie française a modifié sa future liaison transatlantique tout en conservant une inauguration le 10 juin 2020 et un vol quotidien opéré initialement en Airbus A330ceo (puis en A330neo en septembre). Les départs de sa base à Paris-Orly sont désormais programmés à 15h20 pour arriver à 18h00, les vols retour quittant le Terminal 1 de New York-JFK à 20h00 pour se poser le lendemain à 9h30 ; les systèmes de réservations « seront mis à jour en début de semaine prochaine ».

Corsair sera en concurrence sur cet axe, tous aéroports confondus, avec Air France, American Airlines, Delta Air Lines et les low cost French bee (inauguration en juin prochain également), Norwegian et Level.

Un communiqué précise que « soucieuse d’améliorer l’expérience de ses clients, Corsair a travaillé en étroite collaboration avec les aéroports de New York pour étudier toutes les possibilités d’amélioration du programme initialement diffusé. Corsair a pu confirmer d’excellents créneaux horaires sur l’aéroport JFK au Terminal 1 ». Le départ à 20h00 de New York « permet d’avoir une journée complète de rendez-vous ou de visites pour les touristes avant de regagner Paris. L’arrivée à 9h30 à Orly permet également de rejoindre très rapidement le centre de Paris pour des rendez-vous dans la matinée ».

Pour Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair, « la localisation à l’aéroport JFK ainsi que les très bons créneaux horaires vont nous permettre de répondre aux besoins de tous nos clients, que ce soit la clientèle Affaires, mais également les personnes voyageant à titre personnel. Avec un Airbus A330-900 NEO à partir de septembre 2020 en vol quotidien sur la ligne Paris-New York, la filiale d’Intro Aviation sera ainsi la seule offre alternative à celle des grandes compagnies, avec trois classes de réservation à des prix très compétitifs ».

Corsair a ouvert en juin dernier un Paris – Miami proposé toute l’année,  et a renforcé dans le cadre de son développement en Amérique du nord la ligne vers Montréal, lancée en avril et désormais proposée toute l’année. L’ouverture de New York « accompagne la stratégie de développement de Corsair sur le continent et participe au changement de l’image de la compagnie avec une internationalisation plus marquée ».

Rappelons que dès ce mois de janvier, un premier A330-200 sortira de la flotte de Corsair pour être remplacé par un A330-300, complété par un deuxième en mars 2020. Ensuite, trois A330-900 intégreront la flotte en août 2020, puis en décembre et janvier 2021 ; ils seront rejoints par deux autres en avril et mai 2021. Ces A330neo seront configurés pour accueillir 20 passagers en classe Affaires, 21 en Premium et 311 en Economie (352 sièges au total dans des cabines confiées à Safran). D’ici 2023, Corsair devrait opérer une flotte de 13 Airbus.

 

Des élus SNPNC chez Ryanair France

Air Journal, 13/01/2020

Les candidats hôtesses de l’air et stewards du syndicat SNPNC-FO ont remporté les premières élections professionnelles chez la compagnie aérienne low cost Ryanair en France.

Le syndicat de PNC a annoncé le 13 janvier 2020 avoir « remporté des sièges » lors des premières élections, sans plus de détail si ce n’est une « forte et courageuse participation de 80% ». Selon le communiqué du Bureau national du SNPNC-FO, la spécialiste du vol pas cher « a pris l’habitude de s’exonérer des législations des pays où elle exerce son activité ». Le syndicat entend donc veiller à ce que la mise en place des instances légales de représentation du personnel « soit un des éléments permettant une urgente conformation au droit ».

La tâche des représentants du personnel devrait être « colossale » selon le syndicat, tant les conditions de travail et de rémunération sont « catastrophiques » chez Ryanair et « sortent du cadre légal français ». Et de citer un exemple « aussi parlant que choquant : aucune mise à disposition de nourriture et d’eau à bord pour les équipages pendant de longues journées de travail, impactant directement les capacités physiologiques à exercer leurs fonctions de sécurité et de sauvetage ». Le SNPNC-FO compte apporter « tout le soutien nécessaire dans une Compagnie fondamentalement réfractaire à toute idée de revendication » à ses candidats et à ceux qui les ont élus.

Le syndicat s’était exprimé dès juin dernier, suite à une conférence de presse de Ryanair dans la nouvelle base à l’aéroport de Marseille-Provence, quand le CEO d’alors Michael O’Leary avait déclaré : « On s’est engagé quand on a annoncé le lancement de nos bases françaises à avoir des contrats français soumis à la législation française avec des taxes françaises et un salaire minimum français et même au-delà ». Le SNPNC-FO dénonçait l’extrême précarité vécue par les PNC Ryanair basés en France, « ayant constaté des salaires nets allant de 300 à 600 euros », tandis que Michael O’Leary justifiait « ces salaires misérables » en affirmant que ces employés « n’avaient pas travaillé le mois complet, et nous avons rencontré des problèmes sur le paiement des taxes ».

Outre Marseille, Ryanair a ouvert des bases à Bordeaux-Mérignac et Toulouse-Blagnac. La low cost opèrera son « plus important programme » pour l’été 2020 en France, avec un total de 233 liaisons pouvant accueillir 12,7 millions de passagers par an, soit une croissance de 9% par rapport à l’été 2019.

 

Grèves des contrôleurs aériens : des perturbations à prévoir à partir du 14 janvier 2020 : L’USAC-CGT appelle ses adhérents à manifester

Tour Mag, 13/01/2020

Les annonces du gouvernement n’y font rien, les manifestations se poursuivent et les aiguilleurs du ciel se joignent au mouvement. Pour la semaine du 13 au 17 janvier 2019, L’USAC-CGT a déposé, selon Eurocontrol, un préavis de grève pour l’ensemble de la semaine, des perturbations sont à prévoir.

Alors que le rail est en pleine tourmente, même si l’état du trafic s’améliore jour après jour, en raison d’une grève dont personne ne voit le bout, l’aérien pourrait plonger dans la galère.

A l’initiative de l’USAC-CGT les contrôleurs aériens sont appelés à manifester et à faire grève à partir du mardi 14 janvier 2020 au matin.

Le syndicat a déposé, selon Eurocontrol, un préavis de grève pour l’ensemble de la semaine avec une fin programmée pour le vendredi 17 janvier 2020 au matin.

D’ores et déjà, Ryanair a annoncé des suppressions de vols pour le mardi 14 janvier 2020, même si « tous les clients concernés ont déjà été informés par SMS et par e-mail. »

Les vols court et moyen-courriers d’Air France impactés

De son côté, Air France annonce des perturbations pour les 14, 15 et 16 janvier 2020 sur les vols court et moyen-courriers. Pour le moment la DGAC, que nous avons joint, n’avait pas d’information à nous communiquer.

Cette grève se couple à une autre de l’autre côté des Alpes. Les contrôleurs aériens observeront un arrêt de travail le mardi 14 janvier de 13h00 à 17h00, générant 140 annulations de vols pour Alitalia et deux pour Volotea (Palerme-Ancône de 11h, Ancône-Palerme de 13h), puis 6 vols sont reprogrammés.

Il convient donc d’être vigilant dans les jours à venir et de se renseigner sur les vols au départ de la France.

 

Alitalia, en grande difficulté, n’intéresse plus personne

Air & Cosmos, 13/01/2020

Mercredi dernier, le groupe public italien des chemins de fers, Ferrovie Dello Stato (FS), a à son tour annoncé son retrait du dossier, alors qu’il avait été désigné par Rome pour constituer un consortium.

Les chances de trouver une solution de sauvetage pour la compagnie italienne Alitalia deviennent de jour en jour de plus en plus hypothétiques. Le 8 janvier dernier, le groupe de chemins de fers italiens, Ferrovie dello Stato (FS) a annoncé qu’il sortait du dossier. « Pour nous, cette procédure est close, nous sommes sortis de l’opération », a déclaré son patron, Gianfranco Battisti, devant une commission parlementaire. FS était pourtant à la manœuvre depuis plusieurs mois pour mener un consortium capable de reprendre la compagnie italienne en difficultés. Fin octobre, FS avait déposé une offre pour la reprise d’Alitalia mais sous conditions, notamment celle de ne pas prendre le contrôle majoritaire du capital de la compagnie italienne et de s’adosser à une grande compagnie aérienne. Le groupe de gestion autoroutier et aéroportuaire Atlantia, filiale du groupe Benetton, qui avait été un temps en discussion pour participer au tour de table avait annoncé que « les conditions n’étaient plus réunies » fin novembre. Le groupe Atlantia, montré du doigt après l’effondrement meurtrier du pont de Gênes en août 2018, a néanmoins déclaré qu’il était disponible pour trouver une solution. Le ministre italien du développement économique, Stefano Patuanelli, a jugé qu’il était « absolument inutile » de parler avec Atlantia.

Les compagnies qui avaient été contactées, Lufthansa et Delta, temporisent très fortement. La compagnie allemande a confirmé qu’elle n’envisageait qu’un partenariat commercial avec Alitalia. Un éventuel investissement aurait comme préalable une très profonde restructuration. Delta était dans un premier temps prête à investir 100 millions d’euros dans la compagnie italienne en difficultés et prendre 10% du capital, mais cela resterait notoirement insuffisant dans la mesure où la compagnie continue à perdre 300 millions d’euros par an. En termes d’activité, le trafic d’Alitalia est tombé à 22 millions de passagers en 2018. Sur son propre territoire, sa part de marché n’est plus que de 14%, loin derrière les 25% de Ryanair.

 

SNPL HOP! Air France : préavis de grève les vendredis de mi-février à fin avril

Déplacements pros, 13/01/2020

Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) section HOP! demande l’intégration de ses pilotes à la compagnie mère Air France.

Le SNPL section HOP! veut que les pilotes de la filiale domestique d’Air France soient intégré au sein de la compagnie mère, afin de bénéficier des mêmes conditions de travail et de rémunération. Le syndicat a voté à l’unanimité le dépôt d’un préavis de grève de 144 heures, chaque vendredi de 6h à 18h, sur la période du 14 février au 30 avril 2020. Des annulations et retards sont donc à prévoir pendant ces douze vendredis, si le syndicat et la direction ne trouvent pas d’accord d’ici là.