Revue de presse SNPL du 16 avril 2019

Revue de presse élaborée par

 

 

  • Asiana Airlines et Korean Air, deux compagnies coréennes dans la tourmente
  • Volotea : 7ème anniversaire et six nouvelles lignes
  • Vinci Airports : trafic passager en hausse de 6,4% au premier trimestre 2019
  • Transavia inaugure Lyon-Beyrouth et de Paris-Brindisi

 

Asiana Airlines et Korean Air, deux compagnies coréennes dans la tourmente

Les Echos du 15/04/2019

Le principal actionnaire d’Asiana veut vendre la deuxième compagnie aérienne coréenne, faute de trouver un accord avec ses créanciers. La compagnie affiche un ratio d’endettement avoisinant les 600 %. Parallèlement, la succession à la tête de Korean Air s’annonce plus compliquée que prévu.

Les nuages s’amoncellent dans le ciel sud-coréen. Alors que la succession à la tête de Korean Air s’annonce sans doute plus délicate que prévu, depuis ce lundi matin Asiana Airlines, la deuxième compagnie du pays est à vendre.

Incapable de trouver une solution alors que le ratio d’endettement avoisine les 600 % depuis plusieurs années, son principal actionnaire, le groupe Kumho Asiana, a annoncé que la décision avait été prise pendant le week-end.

Lui-même en difficultés, le conglomérat Kumho Asiana va donc céder les 33,47 % – estimés à 314 millions de dollars – qu’il possède dans la compagnie aérienne, faute d’avoir trouvé une solution avec ses principaux créanciers, dont la KDB (Korean Development Bank).

Asian Airlines cumule 2,8 milliards de dollars de dette

L’actionnaire justifie cette décision comme étant « le meilleur moyen aussi bien pour le groupe que pour la compagnie aérienne de regagner la confiance du marché. » Et surtout la confiance de ses créanciers afin d’obtenir un peu d’argent frais.

Ceux-ci avaient refusé récemment un plan proposé par la famille fondatrice de Kumho Asiana et qui prévoyait la cession à un horizon de trois ans d’Asiana Airlines, considérée comme la pépite du groupe. Kumho Asiana compte dans ses actifs une autre compagnie aérienne (Air Busan) mais exploite aussi des lignes d’autobus, et est présent dans le secteur électrique et l’immobilier de bureaux.

Peu après l’annonce de cette décision, l’action d’Asiana Airlines a progressé de 30 % en Bourse pour atteindre son plus haut depuis trois ans.

Cette décision est aussi la dernière en date d’une série de rebondissements qui ont terni l’image de la compagnie aérienne. Fin mars, le titre d’Asiana Airlines dont l’endettement avoisine les 2,8 milliards de dollars, avait été chahuté et sa cotation  suspendue pendant plusieurs jours après que le commissaire aux comptes de la compagnie, Samil PricewaterhouseCoopers, a certifié les comptes annuels de l’entreprise pour l’année 2018, en émettant des réserves.

Et surtout après avoir traîné des pieds pendant plusieurs jours. Conséquence directe de cette situation, le président de Kumho-Asiana, Park Sam-koo, déjà empêtré dans un scandale de harcèlement sexuel, avait décidé d’abandonner ses diverses fonctions.

Korean Air : la famille Cho sur la sellette

L’annonce de la mise en vente d’Asiana Airlines intervient alors que, dans les jours qui viennent, débuteront les tractations sur la succession de Cho Yang-ho, le patron controversé de Korean Air, décédé le 7 avril dernier.

Si, la nouvelle de  son décès avait plutôt rassuré les investisseurs car ils y voyaient la perspective d’un changement de gouvernance et d’une clarification de l’horizon pour le groupe, les choses s’avèrent plus compliquées. Et désormais cette succession soulève de nombreuses questions.

L’incertitude ne réside pas dans le nom du successeur potentiel de Cho Yang-Ho. Son fils, Cho Won-Tae, reste le mieux placé, car l’image de ses deux sœurs a été durablement ternie par les scandales (dont celles des noix servies à bord d’un appareil de Korean Air), alors que le fils s’est impliqué depuis plusieurs mois dans la gestion quotidienne du groupe.

Par contre, rien ne dit que la famille Cho, qui détient actuellement 28,95 % puisse en garder le contrôle, du fait des sommes que les héritiers auront à payer au titre de la fiscalité pour les successions.

La facture atteindrait au minimum près de 180 millions de dollars. Et, selon les médias et analystes sud-coréens, pour acquitter cette somme il faudra soit que la famille cède certaines participations dans des filiales, ce qui risque d’affaiblir son poids au sein du groupe, soit contracter des prêts adossés sur les actifs de l’entreprise. Un analyste de Shinan Investment évoque même la possibilité que la famille Cho pourrait se retirer de la gestion du groupe.

 

Volotea : 7ème anniversaire et six nouvelles lignes

Air journal du 16/04/19

Volotea a fêté le 5 avril dernier, ses 7 ans d’existence. Une date anniversaire qui coïncide avec le lancement de six nouvelles lignes reliant les aéroports de Marseille, Cagliari, Nantes, Bilbao, Palerme, Luxembourg, Malaga, Nice, Pescara, Tenerife et La Corogne.

La compagnie espagnole, surnommée « la compagnie aérienne des capitales régionales européennes », a atteint la barre des 22 millions de passagers transportés depuis sa création en 2012, dont 6,7 millions de passagers en 2018, soit une hausse de 36% par rapport à 2017.

Depuis sa création le 5 avril 2012, Volotea a opéré plus de 200 000 vols et dessert aujourd’hui un réseau de 319 lignes dans 13 pays, vers plus de 80 villes européennes. Sa flotte est composée de 34 avions, des Boeing 717 et des Airbus A319. Elle dispose de 12 bases entre la France (Toulouse, Marseille, Nantes, Bordeaux et Strasbourg), l’Italie (Venise, Vérone, Gênes et Palerme), l’Espagne (Asturies et Bilbao) et la Grèce (Athènes). Une treizième base sera inaugurée le 30 mai prochain à Cagliari (Sardaigne) en Italie.

Actuellement, Volotea est la seconde compagnie aérienne à proposer le plus grand nombre de sièges sur les lignes domestiques en France et en Italie. C’est également la quatrième compagnie qui offre le plus de sièges sur les vols au départ de ces deux pays. Elle opère au départ de 20 aéroports en Italie, 18 en France, 18 en Espagne et 13 en Grèce. En 2019, la compagnie prévoit de transporter plus de 7,5 millions de passagers.

Au cours de ces sept années, Volotea a créé 1 200 emplois, dont la majorité au sein de ses 12 bases. La compagnie aérienne mise en effet sur l’emploi local, raison pour laquelle Volotea a recruté pilotes, personnel de bord et personnel au sol originaires de ces villes.

« Notre réussite nous la devons avant tout à nos clients et à leur soutien sans faille. Cela fait en effet déjà sept ans que nous nous efforçons de proposer le plus de lignes possibles et la meilleure expérience de voyage. Nous avons œuvré pour connecter le plus de villes et ouvrir de nouvelles lignes, dont la plupart sont exploitées exclusivement par Volotea. Nous permettons ainsi aux habitants situés en province d’avoir accès à un large réseaux de destination via des vols directs à prix attractifs. Nous sommes très fiers du travail réalisé par l’équipe Volotea qui nous a permis d’obtenir la confiance de 22 millions de passagers sur ces sept dernières années », a déclaré Carlos Muñoz, fondateur et PDG de Volotea.

 

Vinci Airports : trafic passager en hausse de 6,4% au premier trimestre 2019

Air journal du 16/04/19

Au premier trimestre 2019, le trafic passager sur l’ensemble des plateformes aéroportuaires opérées par VINCI Airports est en hausse de 6,4 % par rapport au premier trimestre 2018, avec un total de 47,6 millions de voyageurs dans les aéroports du réseau.

En France, le trafic des 12 aéroports gérés par Vinci Airports affiche une hausse de 9,6 %, pour atteindre 4,6 millions de passagers. À Lyon-Saint Exupéry, le deuxième aéroport régional le plus fréquenté du pays, le trafic a progressé de 9,7 %. Différents facteurs expliquent cette performance, notamment l’ouverture d’une nouvelle ligne vers Tel Aviv par easyJet, le doublement par Aeroflot des fréquences sur sa ligne vers Moscou, ainsi que la bonne dynamique du trafic des compagnies low-cost et classiques sur les lignes domestiques. D’autres aéroports français ont, par ailleurs, enregistré des croissances à deux chiffres au 1er trimestre : Nantes-Atlantique (+14,1 %), Rennes-Bretagne (+18,6 %) et Toulon-Hyères (+21,0 %).

Au Portugal, la croissance du trafic a été particulièrement soutenue à Faro (+12,3 %) et à Porto (+9,5 %), ce qui confirme l’attrait du pays auprès des touristes européens. Au hub de Lisbonne, le trafic est toujours en hausse (+4,2 %), malgré un effet de base élevé et la contrainte de capacité actuelle de l’aéroport. Pour pouvoir faire face à l’évolution du trafic jusqu’à la fin de sa concession en 2063, Vinci Airports a signé avec le gouvernement portugais, le 8 janvier 2019, un accord de financement en vue d’augmenter la capacité aéroportuaire de Lisbonne. Ce projet prévoit une extension de l’aéroport existant, mais aussi l’inauguration d’un nouvel aéroport civil à Montijo, à 25 kilomètres du centre-ville.

Au Japon, l’aéroport international du Kansai affiche une solide croissance de sa fréquentation, qui s’établit à 5,7 %, pour atteindre 8 millions de passagers au cours du premier trimestre, soit près d’un demi-million de passagers supplémentaires par rapport au premier trimestre 2018. L’aéroport d’Osaka-Itami connaît un trafic en hausse de 2,5 % au premier trimestre 2019. Au Cambodge, l’aéroport de Phnom Penh poursuit sa croissance tonique (+15,8 %), portée notamment par l’ouverture en janvier d’une ligne reliant la capitale à Pékin, opérée par Air China. L’aéroport de Sihanoukville voit son trafic plus que doubler par rapport à la période équivalente de 2018 (+132 %).

En République Dominicaine, la reprise du trafic est significative, avec une hausse de trafic de 9,5 % dans la capitale Saint-Domingue, du fait des augmentations de capacité mises en œuvre par les compagnies américaines. Enfin, les aéroports ayant rejoint le réseau Vinci Airports en 2018 réalisent, pour la plupart, d’excellentes performances. Au Royaume-Uni, l’aéroport de Belfast voit son trafic progresser de 11,9 %, grâce au dynamisme du marché domestique britannique. Au Costa Rica, la fréquentation de l’aéroport de Libéria est en hausse de 10,2 %. En Serbie, le trafic de l’aéroport de Belgrade augmente de 3,7 %.

 

Transavia inaugure Lyon-Beyrouth et de Paris-Brindisi

Air journal du 16/04/19

Transavia, la compagnie low-cost du groupe Air France-KLM, a inauguré ses nouvelles dessertes de Beyrouth au Liban et Brindisi en Italie dans le cadre de son programme estival.

La low cost dessert Beyrouth depuis Lyon à raison d’un vol par semaine, le samedi, à partir de 79 € TTC l’aller simple (hors période vacances scolaires!). Le vol aller décolle de Lyon-Saint Exupéry à 7h10 pour arriver à Beyrouth à 12h10; le vol retour quitte la capitale libanaise à 13h05 pour revenir à Lyon à 16h25.

Elle dessert Brindisi, ville portuaire dans les Pouilles italiennes, au départ de l’aéroport Paris-Orly à raison de 2 vols par semaine, le mercredi et le dimanche, à partir de 39 € TTC l’aller simple (hors période de pointe). Le dimanche, le vol aller décolle de Paris-Orly à 13h05 pour arriver à Brindisi à 15h35; le vol retour quitte la ville italienne à 16h20 pour revenir à Paris à 18h55. Les horaires changent le mercredi, avec un aller qui décolle à 16h15 pour arriver à Brindisi à 18h45 et un retour qui décolle à 19h30 pour atterrir à Paris à 22h05.

La compagnie a fêté l’inauguration de la nouvelle destination avec ses passagers avec le traditionnel coupé de rubans et des animations et photos à bord.