Revue de presse SNPL du 25 mars 2020

Revue de presse élaborée par

 

·      Coronavirus : les compagnies aériennes espèrent un « plan Marshall »

·      Les pertes du transport aérien seront encore plus colossales que prévu : 252 milliards de dollars ! (IATA)

·      « Les gouvernements doivent aider les compagnies aériennes » (Juniac, DG de IATA)

·      Beauvais-Tillé : activité minimum à l’aéroport, Ryanair cloue ses avions au sol le 25 mars

·      L’aéroport de Metz-Nancy suspend le trafic commercial

·      Covid-19 : le gouvernement tâche d’éviter la faillite générale du tourisme français

·      Covid-19 : l’Inde suspend les vols intérieurs

  

Coronavirus : les compagnies aériennes espèrent un « plan Marshall »

Les Echos 24/03/2020

Plutôt que des mesures d’urgences et des reports de charges, les compagnies françaises, dont la situation financière n’est pas si mauvaise sur le fond, souhaitent un soutien de l’Etat jusqu’à la sortie d’une crise qui s’annonce longue.

En première ligne depuis le début de l’épidémie, les compagnies aériennes françaises espèrent figurer en tête de liste des entreprises éligibles au soutien financier promis par l’Etat. A commencer par Air France-KLM, dont l’activité se résume désormais aux rapatriements et à quelques destinations stratégiques.

Mais l’impatience est peut-être encore plus grande parmi les autres compagnies françaises, comme Corsair, Air Caraïbes, French Bee, ASL Airlines, dont l’activité est également proche de zéro et qui n’ont pas la surface financière d’Air France-KLM.

Un plan Marshall pour l’aérien

« Il n’y a pas qu’Air France. Il faut un plan Marshall pour l’ensemble du transport aérien français et son écosystème », assure Pascal de Izaguirre, le PDG de Corsair, dont l’activité sera totalement stoppée à partir de jeudi, après un dernier vol retour des Antilles. « Aucune compagnie ne peut s’en sortir par ses propres moyens, poursuit-il. Non seulement nous n’avons plus de droit de voler nulle part, hormis aux Antilles, mais plus personne ne réserve, même pour l’été prochain. Pour qu’il existe encore un minimum de concurrence demain dans le transport aérien, nous avons donc besoin de mesures fortes du gouvernement, et pas seulement des reports de charges et de taxes ».

Reste à savoir quelle forme d’aide étatique conviendrait le mieux aux compagnies françaises. En clouant provisoirement leurs avions au sol et en mettant au chômage technique leurs personnels, elles semblent avoir réussi à stopper l’hémorragie de cash et écarter le spectre d’une faillite imminente. Corsair a même pu renforcer sa trésorerie grâce à la cession d’un A330-200, prévue de longue date. Chez Air France-KLM, de nouvelles lignes ont permis de porter le niveau de liquidités à 6,1 milliards d’euros, assurant ainsi plusieurs mois d’activité quasi-nulle. « Notre situation de trésorerie est meilleure que celle du groupe Lufthansa », souligne-t-on chez Air France-KLM.

D’autres solutions que la renationalisation

Assez donc pour éviter de recourir à une recapitalisation d’urgence d’Air France-KLM , qui nécessiterait un accord complexe entre les principaux actionnaires : Etat français, Etat néerlandais, Delta Air Lines, China Eastern, sans oublier les représentants des salariés actionnaires d’Air France et de KLM. Mais si la cessation de paiement n’a pas demain, les compagnies aériennes s’attendent à une crise longue, avec une reprise très lente du trafic, qui mettra leurs finances au supplice.

« Le risque, c’est d’avoir à relancer l’activité et les dépenses, avec une demande qui tarderait à repartir, et d’arriver exsangues à la saison d’hiver », explique Pascal de Izaguirre. D’où l’idée d’un soutien dans la durée, qui passerait plutôt par des facilités d’accès au crédit bancaire avec la garantie de l’Etat, assorties d’exonérations de charges et de taxes sur une longue période, plutôt que par des aides directes.

Des aides vertueuses

Mais d’autres mécanismes plus sophistiqués et plus vertueux seraient aussi envisageables, comme des aides d’Etat à l’achat d’avions neufs et moins polluants. « Quand on remplace un avion ancien par un avion neuf, on fait des économies. Et si l’avion neuf est financé, on a même une rentrée de cash », explique un bon connaisseur du secteur. Explication : pour un avion à 100 millions de dollars, la compagnie verse 30 millions d’acomptes à la commande. Mais au moment de la livraison, la banque qui finance l’achat lui prête 100 millions d’euros. Ce qui fait une rentrée de cash.

De quoi satisfaire les défenseurs de l’environnement et les compagnies aériennes, sans oublier Airbus ? « Nous demandons depuis longtemps des mécanismes d’incitation à un comportement vertueux pour l’environnement, assure Pascale de Izaguirre. Cette crise pourrait jouer le rôle de catalyseur du changement ».

 

Les pertes du transport aérien seront encore plus colossales que prévu : 252 milliards de dollars ! (IATA)

La Tribune 24/03/2020

La crise du coronavirus devrait provoquer une perte de chiffre d’affaires de 252 milliards de dollars cette année, et non plus de 113 milliards de dollars comme prévu il y a une semaine par l’Association du transport aérien international (IATA). Cette dernière appelle les États à soutenir les compagnies aériennes.

La totalité de la flotte d’avions est clouée au sol. Et plus les jours passent, plus l’évaluation de l’impact de la crise du Covid-19 sur le transport aérien s’amplifie. Ce mardi, une semaine après avoir estimé à 113 milliards de dollars la perte de chiffre d’affaires des compagnies aériennes pour 2020 (soit -19%) l’Association du transport aérien international (IATA) évalue désormais la perte de recettes à 252 milliards de dollars. Ce qui représenterait un plongeon de 44% par rapport à 2019. Le trafic passagers devrait en effet chuter sur l’année de 38%.

Pas de courbe en « V », la reprise sera lente

La durée, plus longue que prévu, de la fermeture des frontières et l’intensité de la crise économique qui va probablement se traduire par une récession mondiale en 2020 expliquent cette révision des prévisions. IATA estime en effet que les « sévères restrictions de voyages ne seront pas levées avant trois mois ».

Et la reprise n’est pas pour demain. Alors qu’elle tablait jusqu’ici sur une courbe en « V » avec une forte chute d’activité suivie d’un rebond tout aussi rapide, IATA s’attend désormais à une reprise « graduelle », a expliqué son chef économiste, Brian Pearce, qui n’est pas attendue avant 2021. En cause, « l’impact de la récession mondiale sur l’emploi et la confiance ». Réduite de 65% au deuxième trimestre, la capacité des compagnies aériennes mesurée en sièges-kilomètres offerts ne sera pas encore revenue en fin d’année au niveau espéré avant crise. La baisse devrait encore être de 10% au quatrième trimestre.

Crise de liquidités

Problème, les compagnies aériennes sont dans une situation d’urgence. Sortant de la saison hivernale – une période de basse saison consommatrice de cash -, et privées de rentrées d’argent frais liées habituellement aux prises de réservation pour la saison d’été, les compagnies manquent cruellement de liquidités. Selon une note publiée la semaine dernière par CAPA Aviation, un cabinet de consultants spécialisé dans le transport aérien, la plupart des compagnies aériennes risquent d’être en faillite fin mai. Une compagnie moyenne a deux mois de trésorerie dans les caisses, précise IATA.

« Une crise de liquidités se précipite sur nous à pleine vitesse : nous n’avons aucune recette mais toujours des coûts », a déclaré le directeur général de l’Association internationale du transport aérien (IATA), Alexandre de Juniac, lors d’une conférence téléphonique.

IATA appelle les gouvernements à intervenir

Ce dernier appelle à nouveau les États à intervenir rapidement, que ce soit sous la forme d’aides directes, de prêts, de garanties de prêts, ou encore d’allègements d’impôts de charges sociales.

« Nous avons besoin d’un package d’aides de toute urgence » et « nous avons désespérément besoin de cash », a-t-il poursuivi.

Selon IATA, 200 milliards de dollars d’argent public (185 milliards d’euros environ) sont nécessaires pour sauver le secteur.

Plusieurs États sont déjà passés à l’acte. L’Italie est en train de nationaliser Alitalia. La Norvège a accordé sa garantie pour les prêts de ses compagnies aériennes, dont Norwegian. La France a assuré qu’elle allait aider Air France-KLM, mais ne dit rien pour les autres compagnies françaises.

 

« Les gouvernements doivent aider les compagnies aériennes » (Juniac, DG de IATA)

La Tribune 25/03/2020

Dans une tribune, Alexandre de Juniac, le directeur général de l’association internationale du transport aérien, explique pourquoi les gouvernements doivent aider les compagnies aériennes qui sont frappées par une crise sans précédent. En 2020, elles devraient perdre 252 milliards de dollars de chiffre d’affaires.

Mark Twain disait que l’histoire ne se répète pas, mais qu’elle rime. Aujourd’hui, alors que les transporteurs aériens du monde entier font face au cataclysme causé par la pandémie de Covid-19, on se remémore la période qui a suivi le 11 septembre 2001 ou celle de l’après crise financière de 2008. Mais la situation est beaucoup plus grave. En quelques semaines, les compagnies aériennes ont vu la demande s’effondrer. Pour la plupart des transporteurs, les ventes de billets sont négatives, le nombre de passagers annulant leurs vols dépassant le nombre de nouvelles réservations. C’est la conséquence immédiate des mesures prises par plus de 100 gouvernements de restreindre l’entrée ou de fermer les frontières aux visiteurs étrangers.

Le chiffre d’affaires s’est volatilisé

Le chiffre d’affaires des compagnies aériennes s’est «envolé », volatilisé. Malheureusement, les coûts fixes, élevés dans notre industrie, demeurent sans que nous disposions des recettes nécessaires pour les couvrir. Nous faisons tout pour éviter ou ralentir les sorties de trésorerie. Des milliers d’avions sont cloués au sol. Des services et des prestations de base sont annulés. Les compagnies du monde entier imposent des réductions de salaire et demandent à leurs salariés de prendre des congés sans solde. En désespoir de cause, elles sont forcées, pour survivre à la crise, à interrompre complètement leurs activités.

3,6% du PIB mondial

Les dégâts économiques subis par l’industrie, ses salariés et ses fournisseurs sont immenses. Et parce que l’aviation ne fonctionne pas en vase clos, les dommages vont atteindre pratiquement tous les aspects de notre économie. Le fait est que le monde moderne s’appuie sur la connectivité fournie notamment par le transport aérien. L’aviation soutient une activité économique de 2700 milliards de dollars, soit 3,6 % du PIB mondial. De plus, les compagnies aériennes emploient quelque 2,7 millions de personnes. Chacun de ces emplois contribue à la création de 24 autres emplois dans l’aéronautique, le secteur du voyage et l’industrie du tourisme qu’il s’agisse des hôtels, des restaurants, des parcs thématiques ou des musées. Ainsi, 65,5 millions d’emplois dans le monde relèvent directement et indirectement du transport aérien.

En France, le secteur génère ainsi 1 100 000 emplois, et sa contribution en valeur ajoutée brute s’élève à 105 milliards d’Euros. Le transport aérien et les touristes étrangers qui arrivent par avion contribuent à fournir 4,3 % du PIB de la France. Les perturbations du transport aérien causées par la crise du Covid-19 mettent en danger ces emplois.

Des mesures de soutien sont nécessaires

Il reste peu de temps aux gouvernements pour nous venir en aide. IATA évalue qu’en moyenne, les compagnies aériennes disposent de deux mois de trésorerie en début d’année. Les chiffres les plus récents indiquent que le nombre de passagers est en baisse de 50 % en mars, par rapport à l’année précédente. Des mesures de soutien sont nécessaires, de toute urgence. À l’échelle mondiale, notre évaluation initiale est qu’il faudra plus de 200 milliards de dollars en aide d’urgence. Cela devrait comprendre un soutien financier direct pour contrebalancer les pertes de recettes directement attribuables aux restrictions de voyages.

Des prêts ou des garanties de prêt octroyés par les gouvernements et refinancés par les banques centrales aideront également, tout comme les allègements fiscaux et les réductions d’impôts payés cette année. Ces mesures combinées vont permettre aux compagnies aériennes de respirer en attendant que la crise se résorbe. Et si les restrictions d’entrée ou de sortie et les exigences de quarantaine rendent les services aériens impraticables, il serait aussi très bienvenu que les gouvernements prolongent la suspension des réglementations qui rendent les compagnies aériennes financièrement responsables des annulations ou des changements d’horaire.

L’aviation est l’industrie de la liberté

J’ai toujours soutenu que l’aviation est l’industrie de la liberté, parce qu’elle nous libère des contraintes du temps, de l’espace et de la géographie et parce qu’elle favorise le dialogue et la compréhension entre les cultures et les gens. Même aujourd’hui, dans son extrême faiblesse, l’aviation transporte vers les régions durement touchées par la Covid-19 les médecins, les infirmiers et infirmières, les médicaments essentiels et le matériel médical indispensable. Lorsqu’une équipe de spécialistes doit se rendre rapidement quelque part, elle le fait par avion. L’électronique et les composants qui sont au cœur des équipements qui permettent à des centaines de millions de gens de continuer à travailler ou à s’instruire depuis la maison est transportée dans nos soutes. La nourriture fraîche et périssable arrive par avion.

La fenêtre d’intervention gouvernementale a été ouverte. Elle ne doit pas se refermer parce que notre industrie dont la raison d’être est de relier les personnes, les cultures et les marchés ne pourra survivre longtemps dans les conditions actuelles. Sans un transport aérien en état de fonctionner à pleine capacité, l’ampleur et la rapidité de la reprise économique qui devra arriver à l’issue de la crise sanitaire, seront fortement limitées. Et sans un transport aérien fort, le monde en sortira davantage appauvri.

 

Beauvais-Tillé : activité minimum à l’aéroport, Ryanair cloue ses avions au sol le 25 mars

L’Observateur de Beauvais 24/03/2020

Alors que la compagnie Ryanair a annoncé le maintien au sol de toute sa flotte à compter du 25 mars en raison du coronavirus, l’aéroport de Beauvais-Tillé continue toutefois son activité. «Aujourd’hui nous avons 9 arrivées et 9 départs, dont les derniers 3 arrivées/3 départs de Ryanair qui suspend ensuite ses vols à partir du 25/03. Nous avons aujourd’hui aussi 1 arrivée/1 départ pour SkyUp puis la même chose pour Air Moldova pour des rapatriements», précise Edo Friart, l’un des trois directeurs de la SAGEB. A ce jour, seul Wizzair continue à opérer pour le moment».

Naturellement la réduction drastique du trafic a des conséquences importantes sur l’organisation du site. Sur les 250 salariés que compte la SAGEB, seuls 10 à 15% des effectifs sont présents, les autres étant en chômage partiel. «L’activité est organisée dans le terminal 1 pour ces quelques vols par jour, avec bien sûr un effectif très réduit. Les commerces de la plateforme sont fermés mais des distributeurs automatiques fonctionnent pour de l’alimentaire et des boissons», ajoute Edo Friart qui gère avec les autres co-directeurs la situation au jour le jour

 

L’aéroport de Metz-Nancy suspend le trafic commercial

Air Journal 23/03/2020

Face à la pandémie de Covid-19, l’aéroport Metz-Nancy-Lorraine a interrompu le trafic commercial pour une durée indéterminée.

« En raison de l’épidémie et des mesures de restrictions mises en place par les différents gouvernements pour ralentir la pandémie (fermeture des frontières, réduction des déplacements, confinement…) », le trafic commercial de Lorraine Airport est interrompu pour une durée indéterminée à compter du vendredi 20 mars 15h00. Il a accueilli comme dernier vol celui d’Air France à destination de Lyon. L’aéroport restera néanmoins ouvert pour accueillir les vols sanitaires et militaires ; l’assistance des services SSLIA et avitaillement est donc maintenue, précise le communiqué du gestionnaire.

« Dans ce contexte », les compagnies et tour-opérateurs ont dû adapter leurs programmations, qui restent susceptibles d’évoluer au fil du temps. Voici un point sur la situation du programme :

 

Covid-19 : le gouvernement tâche d’éviter la faillite générale du tourisme français

Les Echos 24/03/2020

Les pouvoirs publics sont au plus près de ce secteur particulièrement frappé par la crise sanitaire, désormais également économique. Le dispositif inédit de généralisation d’à-valoir, afin d’éviter les remboursements et une faillite généralisée, en témoigne.

Dans le tourisme, l’enjeu du moment, pour le gouvernement, est de maintenir à flot à la fois des champions nationaux qui pourraient être très fragilisés par l’effondrement de la demande, comme Accor ou Pierre & Vacances, mais aussi une myriade d’acteurs de toutes tailles. Le tourisme est en effet une filière stratégique qui génère 7 à 8 % du PIB et 8 à 9 % de l’emploi salarié, soit 1,1 million de salariés en équivalent temps plein, mais aussi quelque 56 milliards d’euros de recettes liées au tourisme international. Dans un point presse téléphonique, Jean-Baptiste Lemoyne, le secrétaire d’Etat en charge du secteur, n’a pas manqué de souligner, ce mardi, que la filière était « particulièrement impactée » par la crise sanitaire mondiale.

Au-delà du plan général de soutien aux entreprises, le gouvernement a pris la mesure du choc en concoctant, en lien avec les représentants du secteur et la Commission européenne, un dispositif inédit généralisant le principe d’à-valoir – limitant les remboursements pour annulation de voyage ou de séjour. Ce dispositif, qui fait l’objet d’une ordonnance présentée ce mercredi en Conseil des ministres, vise à éviter « un mur de trésorerie », une « faillite généralisée », observe Jean-Baptiste Lemoyne.

Repousser les remboursements

La mesure, qui doit beaucoup à la mobilisation des voyagistes et agents de voyages via leurs organisations Seto et EdV, s’applique à l’ensemble de la filière, à l’exception de la prestation de vol sec, précise le secrétaire d’Etat. Sont ainsi concernés les tour-opérateurs, « tous les hébergeurs » en France, y compris les campings, et même les loueurs de voitures.

La mesure, valable dix-huit mois, couvre toute demande d’annulation effectuée entre le 1er mars et le 15 septembre. A l’issue de la période de dix-huit mois, le consommateur qui n’aura pas souhaité reporter son voyage ou séjour aura alors « la possibilité » d’être remboursé.

S’agissant de la billetterie aérienne, qui donne lieu à un vif contentieux entre les agents de voyages et les compagnies aériennes, le secrétaire d’Etat aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a entamé un dialogue avec Bruxelles. Pour mémoire, les compagnies sont tenues de rembourser en cas d’annulation de vols de leur fait.

 

Covid-19 : l’Inde suspend les vols intérieurs

Air Journal 25/03/2020

Après avoir interdits les vols internationaux, le gouvernement indien a annoncé la suspension de tous les vols domestiques à partir de ce soir et pour une semaine, afin de limiter dans le pays la propagation de la pandémie de coronavirus.

A partir du 24 mars 2020 à 23h59 et jusqu’au 31 mars à 23h59, le ministère de l’aviation civile interdit en Inde tous les vols intérieurs commerciaux : les avions des compagnies aériennes indiennes, au premier rang desquelles les low cost IndiGo, GoAir et SpiceJet mais aussi Air India, devront tous avoir atterri ce soir avant minuit. Les vols de fret ne sont pas concernés, mais les vols internationaux étaient déjà interdits depuis dimanche.

Les transporteurs du pays avaient accueilli 144 millions de passagers ; SpiceJet par exemple avait programmé cet hiver une moyenne de 4136 vols par semaine – une hausse de 46% par rapport à l’année dernière, en partie grâce à la disparition de Jet Airways.

L’aviation civile a étendu cette interdiction à l’aviation générale et aux hélicoptères (hors vols offshore) ; seuls sont exempté les vols d’évacuation sanitaire, ainsi que les vols gouvernementaux. Les aéroports du pays devront rester ouverts pour pouvoir les accueillir.