Revue de presse SNPL du 26 mars 2020

Revue de presse élaborée par

 

  • Covid-19 : ADP ferme Orly et réduit Roissy-Charles de Gaulle à la portion congrue
  • Qatar Airways veut profiter de la crise pour en sortir plus fort (interview de Thierry Antinori)
  • Le prix des « droits à polluer » européens s’effondre avec le confinement
  • Les voyagistes pourront émettre des avoirs au lieu de rembourser en cash les séjours annulés
  • Coronavirus : les restrictions de voyage pourraient faire perdre 40 milliards d’euros au tourisme
    français
  • Qatar Airways arrêtera Nice au 31 mars 2020, continuera la desserte de Paris
  • France : les aéroports régionaux ferment les uns après les autres…
  • Oman Air : suspension temporaire des vols internationaux à partir du 29 mars
  • Air Tahiti Nui suspendra tous ses vols à partir du 28 mars 2020
  • Outre-mer : Air Antilles présente ses vols régionaux dans le cadre de la continuité territoriale
  • Emirats arabes unis : les aéroports fermés aux passagers
  • Coronavirus : les États préparent le sauvetage des compagnies aériennes
  • Alain Battisti (Fnam) : « Tout le monde est menacé de disparition, y compris Ryanair »
  • Ryanair va clouer au sol plus de 90% de sa flotte
  • Le bras de fer des compagnies aériennes contre la Commission européenne

Covid-19 : ADP ferme Orly et réduit Roissy-Charles de Gaulle à la portion congrue

La Tribune 25/03/2020

C’est officiel. En raison de la suspension quasi-totale du trafic aérien, ADP va fermer temporairement l’aéroport d’Orly au trafic commercial régulier à partir du 31 mars à 23h59. Le terminal sera donc fermé au public, mais les fonctions vitales seront maintenues pour permettre le redémarrage. Orly restera par ailleurs un terrain de déroutement en cas d’urgence, et sera ouvert aux vols d’évacuation sanitaire et aux vols destinés à stocker les avions, a expliqué à La Tribune Edward Arkwright, le directeur général exécutif du groupe.

Maintien à CDG du « 2E » (hall K), du « 2F » avec une péninsule, et du « 2A ».

Le gestionnaire des aéroports parisiens va proposer aux compagnies aériennes présentes à Orly d’opérer les quelques vols qu’elles prévoient encore à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle, lequel va lui aussi être redimensionné pour s’adapter au trafic résiduel parisien envisagé. Après la fermeture temporaire du terminal 3 et du terminal 2G lundi, d’autres infrastructures vont fermer.
« Nous allons nous replier sur le terminal 2E, hall K, le 2F avec une péninsule, voire une deuxième s’il y avait plus de trafic que prévu, et nous conserverons une capacité d’accueillir une activité au terminal 2A. Tout le reste sera fermé à partir de dimanche 29 mars à 23h59 », a précisé Edward Arkwright.
ADP pense pouvoir conserver entre 10 et 15% du trafic de CDG.

Reprise progressive

Pour combien de temps? Avec le manque de visibilité sur la durée de la pandémie, aucun calendrier n’a été donné.
« Nous allons travailler avec les compagnies aériennes sur les critères d’appréciation pour réarmer une reprise. C’est pour cela que nous allons garder des équipes nominales à Orly », a indiqué Edward Arkwright.

Dans ses scénarios de reprise du trafic, ADP a prévu un « point bas » entre le 15 mars et début mai, puis une très légère remontée du trafic en mai avec un trafic inférieur de 70% par rapport à une activité normale, suivie d’une remontée en juin et juillet (-50%). La reprise s’annonce donc lente et progressive.
Le groupe prévoit une perte d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires à Paris en 2020.

 

Qatar Airways veut profiter de la crise pour en sortir plus fort (interview de Thierry Antinori)

La Tribune 25/03/2020 

LA TRIBUNE – Avec l’effondrement de la demande à cause de la pandémie du Covid-19 et la décision de nombreux pays de fermer leurs frontières, la majorité des compagnies aériennes clouent la quasi-totalité de leurs avions au sol. Quelle est la stratégie de Qatar Airways?

THIERRY ANTINORI – Qatar Airways a réduit ses capacités en sièges-kilomètres offerts de 65% à 70%. Nous assurons aujourd’hui près de 150 vols par jour au lieu de 520 en temps normal vers 70 destinations. 70 avions volent, et 91 sont cloués au sol. Nous utilisons les opportunités qui sont données par les pays qui ne ferment pas leurs frontières ou leurs aéroports. Nous continuons à voler avec parfois des réductions de fréquences, parfois des avions plus petits dans le but de maintenir un réseau pour passagers qui veulent être rapatriés chez eux ou qui ont besoin de se déplacer. Même si la demande s’effondre, il y a quand même des personnes qui ont besoin de voyager. C’est la stratégie que nous avons décidée : réduire l’offre sensiblement, avoir des scénarios de baisse de capacités supplémentaires, mais garder nos avions en l’air pour rapatrier les voyageurs. Cette stratégie est possible grâce à la qualité de notre réseau mais aussi à la performance économique et la flexibilité de notre flotte qui est très moderne et peu consommatrice de carburant. Nous exploitons aujourd’hui des avions A350, des B787, des A330, des A321, A320 et A319 qui nous permettent de voler sur des destinations où il y a encore du trafic.

Quels sont les remplissages des avions?

Ils ne sont pas au même niveau qu’avant la crise mais ils sont meilleurs que ce que nous anticipions. Il y a en fait de forts déséquilibres. Avec les rapatriements notamment, les vols de Doha vers l’Europe sont pleins, mais les retours sont plus difficiles évidemment. Il y a beaucoup de trafic aujourd’hui avec les rapatriements. Nous avons mis en place des avions de taille plus importante vers l’Europe car il y a de la demande en Australie, ou d’autres pays asiatiques. En France par exemple, le Quai d’Orsay travaille avec Qatar Airways pour les rapatriements des Français aujourd’hui en Asie. Nous sommes en relation continue avec l’ambassade de France au Qatar et avec plusieurs autres en Asie. Nous opérons aujourd’hui un vol spécial de Cebu que nous ne desservons pas en temps normal pour rapatrier des touristes français. Entre Doha et Paris, nous assurons deux vols par jour. Et nous nous demandons si nous ne pouvons pas repasser à trois vols quotidiens pendant quelques jours. Qatar Airways a souvent gagné des prix pour la qualité de son service, il faut être aujourd’hui la compagnie dans laquelle les passagers ont le plus confiance (« the must trusted Airlines in the world »), et pour l’être, il faut assurer la continuité pour les passagers qui en ont besoin, pour la distribution, et avoir une politique de remboursement et de modification des billets permettant de réserver à nouveau leur vol sans perdre d’argent ou sans être assommé de frais importants.

Quid de l’ouverture de la ligne Doha-Lyon en juin?

Elle devrait être reportée.

Le maintien d’un certain niveau d’offre n’est-il pas consommateur de cash?

La performance de notre flotte et le faible prix du carburant actuel nous permettent d’éviter de brûler du cash. Nous couvrons nos coûts opérationnels directs. Par ailleurs, nous avons un gros programme de protection du cash. Nous regardons les sorties de cash que nous pouvons différer et nous renégocions certains contrats, comme des reports de livraisons d’avions.

Quelle est la prochaine étape?

Nous nous adaptons au durcissement des restrictions de voyage mis en place par les pays. Mais tant que nous pouvons voler, nous volons. Nous avons l’impression que les rapatriements vont durer encore un peu de temps. Néanmoins, à partir d’avril nos capacités seront probablement en baisse de 80% par rapport au programme de vols prévus avant la crise, voire plus. Nous prévoyons d’annuler 18 destinations supplémentaires. Et nous utiliserons uniquement des A350, des B787 et des avions de la famille A320 [les A380, A330 et B777 seront cloués au sol, Ndlr]. Nous pensons qu’il faut conserver un petit réseau car il y aura toujours des petites poches de trafic par-ci, par-là. Par ailleurs, si des compagnies clouent au sol leurs avions, il y aura la possibilité de récupérer un peu de trafic.

Emirates et Etihad vont arrêter leurs opérations. La flotte de très gros avions d’Emirates est aujourd’hui un handicap. Assiste-t-on à une redistribution des cartes dans le Golfe?

Sans doute. 

Peut-on s’attendre à des acquisitions?

Il faut protéger le cash. Avec la continuité des opérations, c’est aujourd’hui la priorité. Il faut gérer la crise. Il y aura peut-être des opportunités après la crise. Il faudra voir le paysage du transport aérien à ce moment-là.

Quand et comment voyez-vous justement la reprise?

C’est très difficile à dire. Certains disent trois, six mois. Nous verrons. Je pense que quand le trafic va rebondir, il rebondira relativement vite car, après avoir été confinés chez eux pendant longtemps, les gens auront envie de voyager, et les entreprises auront besoin de voyager. Qatar Airways a mis en place ce système flexible pour ressortir plus fort de la crise. Si nous prenons une plus grosse part du gâteau pendant la crise, nous essaierons de la conserver après la crise, sachant que le marché sera différent avec des compagnies qui seront sans doute plus petites.

 

Le prix des « droits à polluer » européens s’effondre avec le confinement

Les Echos 26/03/2020

Les crédits carbone que les industriels européens émetteurs de CO 2 doivent acheter ont perdu 30 % de leur valeur en deux semaines. C’est la conséquence de la chute de l’activité économique sur le Vieux Continent.
Le ralentissement spectaculaire de l’activité industrielle en Europe se fait sentir sur le marché des crédits carbone, ces « droits à polluer » que les entreprises émettrices de gaz à effet de serre doivent acheter sur le European Trading System. Le prix de la tonne de CO2 s’est écroulé de 30 % en deux semaines, et s’échangeait aux alentours de 17 euros ce mercredi.
« Le marché anticipe une moindre activité économique et donc un recul de la demande des grands émetteurs de carbone », explique Frédéric Hache, cofondateur du Green Finance Observatory. En fermant leurs usines , Volkswagen ou PSA consommeront moins d’énergie et pollueront moins. Ces groupes auront donc moins besoin d’acheter des crédits, ce qui fait baisser la demande et pèse sur les cours.

Etroitement corrélées au PIB

La chute s’explique aussi par l’effondrement des prix du gaz naturel . Il incite les producteurs d’électricité à réduire la part du charbon dans leur mix au profit du gaz moins émetteur de CO2, soulignent les analystes de Commerzbank.
Ces derniers jours, les variations quotidiennes ont suivi l’évolution de la pandémie et les réponses qu’y apportent les gouvernements. L’annonce d’un ralentissement du nombre de nouveaux cas en Italie a pu provoquer une légère hausse des cours, comme celle des plans de soutien de la BCE ou de la Fed. « Les émissions sont étroitement corrélées aux variations du PIB », poursuit le même expert. Chaque dixième de point de PIB en moins se traduit par 1 à 2 millions de tonnes de CO2 évitées, estiment les analystes d’Energy Aspects.

Deux années de hausse anéanties

« La crise de 2008 avait provoqué le même type de recul », rappelle Marc Baudry, l’un des responsables de la Chaire économie du climat de Paris Dauphine. Le prix de la tonne de CO2 était alors tombé sous la barre des 10 euros pendant de longues années (2011-2018). Il avait fallu une réforme pour permettre un redressement.

L’Union européenne avait décidé de mettre une partie des crédits excédentaires dans une réserve pour assainir le marché. Cette décision, couplée à des objectifs plus ambitieux en matière de lutte contre le réchauffement climatique, avait permis aux crédits de remonter en flèche, passant la barre des 25 euros l’été dernier. Le coronavirus a anéanti ces deux années de hausse.

La chute des cours pourrait être vue comme positive, puisqu’elle signale une contraction des émissions de gaz à effet de serre. « En réalité c’est une fausse bonne nouvelle, reprend Marc Baudry, car le recul ne correspond pas à un changement structurel du système de production européen. Lorsque la reprise sera là, les émissions repartiront ».

Effet pernicieux

Les crédits carbone bon marché pourraient même avoir un effet pernicieux en réduisant l’incitation à investir dans des systèmes de production moins émetteurs de CO2. En renouvelant plus lentement leur capital, les usines européennes perdraient en efficacité énergétique. « Nous menons des études sur ce point, car il semble que l’on ait constaté une telle perte d’efficacité après la crise de 2008 », explique Marc Baudry.

Sur le plus long terme, Frédéric Hache relativise l’impact des crédits carbone, car, même à 25 euros la tonne, ce marché ne remplit pas son rôle incitatif de façon structurelle. « Il faudrait que les cours atteignent 40 à 60 euros pour avoir un réel effet sur les émissions de CO2 de l’industrie européenne», juge-t-il.

 

Les voyagistes pourront émettre des avoirs au lieu de rembourser en cash les séjours annulés

Air Journal 25/03/2020

Le conseil des ministres a adopté aujourd’hui une ordonnance autorisant les voyagistes et tour-opérateurs à proposer à leurs clients des avoirs pour rembourser les séjours et autres prestations touristiques qui auront été annulés en raison du coronavirus.

Concrètement, l’ordonnance permettra aux professionnels du tourisme, non pas de rembourser les séjours annulés en cash, mais sous forme de bons à valoir pour des prestations ultérieures. «Un avoir, valable 18 mois, va permettre au consommateur qui avait acheté son voyage de pouvoir le reporter», a indiqué le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne. «Nous avons voulu que ce mécanisme soit large : cela couvre les ventes à forfait [voyages organisés, ndlr], les séjours tout compris, mais également tous les acteurs du secteur qui ont des prestations touristiques indépendantes comme l’hébergement, la location de voitures», a-t-il précisé.

Cet avoir «pourra bénéficier, non seulement aux agences de voyages, mais également aux tours opérateurs, aux hôteliers, aux campings ou aux associations de tourisme social et solidaire», a détaillé Jean-Baptiste Lemoyne. «La seule restriction, c’est qu’il ne s’applique pas aux services de transports secs», soit les billets d’avion, lesquels relèvent d’un «système juridique européen différent», a-t-il précisé (ce qui n’empêche pas les compagnies aériennes de proposer aussi des avoirs).

Grâce à cette mesure, le voyagiste pourra ainsi proposer «une prestation équivalente, d’un montant supérieur ou encore plusieurs séjours d’un montant inférieur». Au terme des 18 mois, si le client n’a pas utilisé son avoir, il pourra obtenir un remboursement monétaire. Pourquoi un tel report de 18 mois? « Si tous les clients s’étaient manifestés au même moment pour obtenir le remboursement, cela aurait entraîné une faillite généralisée, car cela aurait représenté des sommes considérables», a expliqué Jean-Baptiste Lemoyne.

 

Coronavirus : les restrictions de voyage pourraient faire perdre 40 milliards d’euros au tourisme français

Air Journal 25/03/2020

Les restrictions de voyage pour contenir l’épidémie du coronavirus pourrait faire perdre 40 milliards d’euros à la filière touristique française sur trois mois, a estimé le secrétaire d’Etat auprès du ministre des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne.
Le secteur « génère pour tous nos territoires environ 170 milliards d’euros chaque année de recettes touristiques, entre les touristes internationaux et les Français qui se déplacent en vacances« , a-t-il indiqué hier lors d’une interview à Sud Radio.
« Ca veut dire que si la situation devait durer trois mois, un trimestre c’est autour de 40 milliards d’euros qui s’évaporent pour nos territoires, pour ces filières touristiques qui font vivre deux millions de personnes dans l’ensemble du pays« , a-t-il ajouté.

Avec une prévision de 91 millions de visiteurs étrangers pour 2019, la France reste la première destination touristique mondiale mais elle a vu la progression du nombre de touristes ralentir sous l’effet de la crise des « Gilets jaunes » notamment. Ce mouvement social, ainsi que la perspective du Brexit, ont conduit le gouvernement français à revoir à la baisse son objectif de 100 millions de touristes internationaux, cap qu’il espère désormais franchir en 2022 contre 2020 fixé initialement.

 

Qatar Airways arrêtera Nice au 31 mars 2020, continuera la desserte de Paris

Air Journal 25/03/2020

Qatar Airways continue d’opérer des vols internationaux afin de rapatrier le plus de voyageurs possible qui sont actuellement bloqués loin de chez eux.

Aussi, les liaisons entre son hub de Doha et Paris et Nice sont maintenues jusqu’au 31 mars 2020. Ensuite, à partir du 1er avril prochain et pour une durée de deux mois, la desserte de Nice sera suspendue ainsi que le vol du soir entre Doha et Paris-CDG (QR37/38). En revanche, Qatar maintiendra ses deux vols quotidiens en journée entre Doha et Paris-CDG pendant cette période. Toutefois, la situation évoluant quotidiennement, la compagnie qatarie sera éventuellement amenée à revoir son programme de vols.
« La direction de Qatar Airways est consciente que c’est une période difficile et que de nombreuses personnes dans le monde essaient de trouver un moyen de rentrer chez elles. La compagnie continue à exploiter plus de 150 vols par jour afin que le plus grand nombre de personnes puissent retrouver leurs proches« , annonce-t-elle dans un communiqué.

 

France : les aéroports régionaux ferment les uns après les autres…

Air Journal 25/03/2020

Certains aéroports régionaux ferment complètement leurs portes, d’autres sont quasiment à l’arrêt comme Nantes-Atlantique qui accueilli hier qu’un seul vol, celui de la compagnie Air Nostrum en provenance de Madrid.

L’aéroport de Beauvais-Tillé fonctionne aujourd’hui avec une seule compagnie, la low cost Wizzair. La low cost Ryanair, premier transporteur à Beauvais-Tillé, a arrêté tous ses vols depuis hier. Après Lille-Lesquin, Biarritz-Pays Basque, Metz-Nancy, La Rochelle-Ile de Ré… Les aéroports Pau-Pyrénées et Deauville-Normandie annoncent à leur tour leur fermeture.
« Nous vous informons de la fermeture de l’aéroport de Deauville-Normandie jusqu’à nouvel ordre », indique le site de l’aéroport Deauville-Normandie, après l’annonce de toutes les annulations de vols ce mardi 24 mars 2020. « Nous vous conseillons de vous rapprocher de votre agence de voyages, de la compagnie aérienne ou du tour-opérateur auprès duquel vous avez réservé, pour les conditions de report ou de remboursement ».

L’aéroport Pau-Pyrénées va fermer ses portes dimanche prochain 29 mars, après le dernier vol commercial d’Air France à destination de Paris. La liaison d’Air France reprendra seulement le 4 mai 2020. « Dans le contexte actuel de crise sanitaire, les vols commerciaux au départ et à destination de Pau seront suspendus du 30 mars au 3 mai inclus. L’aérogare et le standard téléphonique seront fermés durant cette période », prévient l’aéroport.

Sur son site, l’aéroport La Rochelle-Ile de Ré signale que les vols de la compagnie Chalair sont annulés jusqu’au dimanche 5 avril inclus, et les vols de Ryanair annulés jusqu’au 8 avril. L’aéroport n’est pas fermé mais aucun vol commercial n’est prévu pendant la période de confinement.
« Les aéroports français ont des charges fixes très importantes qui représentent 80 % de leurs dépenses, s’inquiète le président de l’Union des aéroports français (UAF), Thomas Juin, cité par Sud-Ouest. Or, ces charges continuent de courir alors même que nous ne disposons plus des mêmes niveaux de recettes pour y faire face. Certains aéroports vont forcément avoir des problèmes de trésorerie ». Et d’ajouter : « Si on n’abaisse pas le niveau de ces taxes (la fiscalité sur le transport aérien) quand l’activité repartira, alors la France connaîtra une double peine ».

 

Oman Air : suspension temporaire des vols internationaux à partir du 29 mars

Air Journal 25/03/2020

Oman Air suspendra tous ses vols internationaux à destination et en provenance de son hub de Mascate à partir du 29 mars 2020 à midi et jusqu’à nouvel ordre.
Seuls les vols intérieurs d’Oman Air à destination et en provenance de la péninsule de Musandam continueront à être assurés normalement. Les activités de fret seront également maintenues.
« Il s’agit d’une suspension temporaire de nos services passagers. Nous regrettons les difficultés et les désagréments que cela pourrait causer, mais il est vital pour nous, en tant que transporteur national du sultanat d’Oman, de contribuer aux efforts du pays pour combattre la propagation de COVID-19 », a déclaré le CEO d’Oman Air, Abdulaziz Al Raisi.

« Nous répondons en priorité aux besoins de nos passagers et de nos employés tout en suivant l’évolution de la situation, a ajouté Abdulaziz Al Raisi. C’est une période sans précédent pour notre industrie, mais je suis convaincu que nous sortirons plus forts de cette crise comme nous l’avons fait avec succès dans le passé ».

La compagnie du Sultanat d’Oman Air propose, au départ de Mascate, des destinations régionales au proche-orient, des dessertes en Asie ainsi qu’en Europe (Moscou, Paris-CDG, Zurich, Milan, Athènes, Munich, Francfort, Londres et Manchester).

 

Air Tahiti Nui suspendra tous ses vols à partir du 28 mars 2020

Air Journal 25/03/2020

Air tahiti Nui annonce la suspension temporaire de l’intégralité de ses vols à compter du 28 mars prochain pour une durée d’un mois.
« Cette décision intervient dans le cadre de circonstances extraordinaires induites par la pandémie de Covid-19 et des mesures mises en place par les autorités limitant les déplacements et l’entrée sur le territoire polynésien », explique la compagnie la spécialiste de la Polynésie.

Air Tahiti Nui assurera néanmoins, dans les prochains jours, le retour vers la Métropole de ses clients actuellement en séjour en Polynésie Française. Les passagers prévus au départ cette semaine sont invités à se rendre sur le site internet de la compagnie afin de prendre connaissance de la programmation des prochains vols. Pour les voyages programmés du 28 mars au 30 avril, Air Tahiti Nui invite ses clients et partenaires à reporter leur voyage à compter du 1er mai 2020, dès que les conditions de reprise des vols seront réunies.

Par ailleurs, elle se tient à la disposition des autorités de la Polynésie française et de l’État en cas de réquisition pour des vols de continuité territoriale pour maintenir un lien entre Tahiti et la Métropole. En effet, la low cost long-courrier French bee a suspendu pour 15 jours sa ligne entre Paris et Papeete, tandis qu’Air France suspendra la sienne du 28 mars jusqu’au 3 mai.

 

Outre-mer : Air Antilles présente ses vols régionaux dans le cadre de la continuité territoriale

Air Journal 25/03/2020

Air Antilles annonce son programme de vols dans le cadre de la continuité territoriale régionale permettant de relier les îles françaises des Antilles pendant la période de confinement.
Ce programme est proposé à partir du 25 mars 2020 :
Liaison entre Pointe-à-Pitre, Saint-Martin Grand Case et Saint-Barthélemy avec 3 vols par semaine ( les lundi, mercredi et vendredi ) :

  • Aller – retour : Pointe-à-Pitre > < Saint-Martin Grand Case
  • Aller – retour : Pointe-à-Pitre > < Saint-Barthélemy
  • Aller – retour : Saint-Martin Grand Case > < Saint-Barthélemy

Liaison entre Pointe-à-Pitre et Marie Galante avec également 3 vols par semaine ( les mardi, mercredi et vendredi ) :

  • Aller – retour : Pointe-à-Pitre > < Marie Galante

Sur cette route Air Antilles rajoute donc une rotation supplémentaire le mercredi.

La compagnie régionale des Antilles conseille à ses clients de consulter les horaires de vols ainsi que les conditions de ventes sur son site airantilles.com ou de contacter son service clientèle par mail à callcenter@airantilles.com. Pour prendre un vol pendant le confinement, les passagers doivent justifier d’être éligibles à l’un de ces 3 critères : motif impérieux d’ordre personnel ou familial ou retour vers leur domicile pour les touristes, motif de santé relevant de l’urgence ou motif professionnel de pouvant être différé.

 

Emirats arabes unis : les aéroports fermés aux passagers

Air Journal 25/03/2020

Les autorités des Emirats arabes unis ont annoncé la fermeture, à partir de ce 25 mars, des aéroports émiratis aux passagers.
L’aéroport international de Dubaï (DXB) et l’aéroport Dubai World Central (DWC) n’accueillent plus aucun vol commercial avec des passagers jusqu’à nouvel ordre, a indiqué dans un communiqué leur opérateur, Dubai Airports. Cette mesure ne concernent pas le transport de fret ainsi que les vols dits « de rapatriements » qui sont autorisés à utiliser les plateformes. Ce qui permet à Emirates Airlines, la compagnie de Dubaï, à poursuivre son activité cargo (notamment pour le transport de fournitures médicales) et quelques vols commerciaux vers 13 pays (le Royaume-Uni, la Suisse, Hong Kong, la Thaïlande, la Malaisie, les Philippines, le Japon, Singapour, la Corée du Sud, l’Australie, l’Afrique du Sud, les États-Unis et le Canada).

Les aéroports internationaux d’Abou Dhabi, Ras Al Khaimah et Sharjah sont également fermés aux passagers pour au moins deux semaines. Etihad Airways, la compagnie d’Abou Dhabi, et les low cost Air Arabia et Flydubai ont confirmé la suspension de leurs vols pour au moins 14 jours.

 

Coronavirus : les États préparent le sauvetage des compagnies aériennes

Déplacements Pros 25/03/2020

Le transport aérien mondial subit une vraie catastrophe. La plupart des compagnies aériennes ont réduit au strict minimum leur activité, certaines l’ont carrément stoppé. Nombre d’entre elles sont déjà à bout de souffle. Flybe a fait faillite, suivie plus récemment par l’américaine Compass Airlines. La menace est aujourd’hui sérieuse pour des compagnies de tailles autrement plus importantes… L’Association internationale du transport aérien (IATA) table désormais sur des pertes de revenus du secteur de plus de 250 milliards de dollars. Pour son président, Alexandre de Juniac, la moitié des compagnies aériennes sont menacées de faillite si la crise sanitaire se poursuit jusqu’en juin.

Sur la situation du secteur aérien, «nous devons réfléchir au niveau européen», a insisté Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, ce mardi matin, lors d’un point presse, tout en ajoutant que Bercy suivait au quotidien la situation d’Air France. Car les compagnies aériennes, pour l’heure, comptent surtout sur les États, aujourd’hui clairement en première ligne. Pour la plupart des transporteurs aériens en effet, sans recapitalisation point de salut !

Le premier pays à avoir ouvert le bal est la Norvège. L’État norvégien a annoncé la semaine dernière qu’il allait garantir les prêts contractés par la low-cost à hauteur de 584M€. Actionnaire également de SAS, aux côtés de la Suède et du Danemark, la Norvège va adopter une même mesure pour le transporteur scandinave et la compagnie régionale Wideroe. Hors d’Europe, l’État néo-zélandais a déjà annoncé qu’il allait accorder un prêt de 480M€ à Air New Zealand.

Pour l’heure, les compagnies européennes se félicitent déjà des mesures d’urgence. Ainsi, l’ensemble des syndicats d’easyJet France, la deuxième compagnie aérienne dans l’Hexagone, se sont fendus, ce mardi, d’un communiqué commun pour remercier le gouvernement pour les mesures d’activité partielle. Comme l’a rappelé hier Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, le secteur du transport aérien est “très pénalisé, avec 30 000 personnes qui sont en chômage partiel chez Air France et plus de 1700 chez easyJet (France)”.

Le directeur général d’easyJet à Londres, Johan Lundgren, rappelait à ce titre, la semaine dernière, qu’un soutien gouvernemental coordonné était nécessaire pour assurer la survie du secteur. En Europe, à l’instar de Ryanair, la low-cost britannique dispose d’importantes liquidités. Et sa rentabilité ne fait guère douter de sa capacité à attirer de nouveaux investisseurs. Mais de nombreuses autres compagnies sont beaucoup plus fragiles. Pour les observateurs du secteur, nul doute que la crise actuelle contribuera à sa consolidation et concentration, notamment en Europe. D’autant que les efforts des États se porteront en priorité vers les entreprises dont ils sont propriétaires ou actionnaires. Ce sera bien sûr le cas pour les compagnies Emirates, Qatar Airways et Etihad portés à bout de bras pour les États du Golfe.

En Europe, Air France-KLM a accueilli positivement les déclarations des gouvernements français et néerlandais ayant indiqué chacun étudier toutes les conditions possibles d’un soutien. On devrait ainsi voir l’État français, son actionnaire à hauteur de 14,3%, recapitaliser l’entreprise en augmentant sa participation.

Les autres grands groupes aériens en appellent également aux États. Carsten Spohr, le président du Conseil d’Administration du Groupe Lufthansa, a déclaré la semaine dernière que le recours de l’État pourrait devenir nécessaires dans la situation actuelle : «Plus la crise dure et moins il est probable que l’avenir du secteur puisse être garanti sans aides publiques». Même constat outre-Manche. Les patrons des compagnies aériennes britanniques ont déjà demandé au gouvernement une aide financière d’urgence, jusqu’à 8 milliards d’euros. Chez nos voisins transalpins, l’État italien n’a plus guère de choix que de nationaliser Alitalia, en très grande difficulté, par le biais d’une nouvelle société contrôlée par le ministère de l’Économie ou une société à participation publique majoritaire.

Outre-Atlantique, un projet de loi vise à injecter 50 milliards de dollars dans le secteur aérien, sous forme de prêts, avec l’option de prendre des participations dans les transporteurs. Les financements seraient conditionnés à l’interdiction pour les compagnies US d’augmenter les revenus de leurs dirigeants et de verser des «golden parachutes» pendant deux ans. Visiblement pas une évidence pour tout le monde…

 

Alain Battisti (Fnam) : « Tout le monde est menacé de disparition, y compris Ryanair »

Tourmag 25/03/2020

L’aérien face à la crise
En plein cœur de la crise engendrée par la pandémie de Covid-19, les compagnies aériennes de l’Hexagone clouent leurs avions au sol et mettent en place des mesures de chômage partiel pour leurs salariés. Dans ce contexte sans précédent pour un pavillon français déjà fragile, TourMaG.com donne la parole aux dirigeants du secteur. En commençant ce jeudi par Alain Battisti, président de la puissante Fédération nationale de l’aviation marchande (Fnam) ainsi que de la compagnie Chalair.

TourMaG.com – Vous réclamez un « plan Marshall » pour le secteur aérien. Comment dialoguez-vous avec le gouvernement et quelles mesures demandez-vous concrètement ?
Alain Battisti : Pour l’instant, il n’existe pas de plan réellement défini pour l’aérien.
Le secteur – compagnies, aéroports, sociétés de handling, etc. – bénéficient des mesures générales comme le chômage partiel, qui sont opportunes et nécessaires.
Ce que je crains, c’est que cela ne suffise pas dans la mesure où les compagnies réalisent zéro de chiffre d’affaires et ce pour une durée que nous ne connaissons pas.
Nous sommes en contact permanent avec le Gouvernement. Nous discutons avec le Ministre des transports quotidiennement et avec Bruno Le Maire et Muriel Pénicaud, une fois par semaine.
Nous sommes en même temps plongés dans l’opérationnel et notamment les rapatriements pour lesquels Air France apporte un soutien décisif.

Nos demandes économiques sont prises en compte partiellement mais il y a trop d’inconnues à cette heure. Bruno Le Maire a annoncé, mardi 24 mars 2020, des aides pour Air France.

TourMaG.com – Justement, est-ce qu’un renforcement de la participation de l’Etat dans Air France serait une bonne solution ?
Alain Battisti : Je l’ignore. J’imagine que ce n’est pas la seule solution qu’il faudra mettre en place.
Actuellement, Iata prévoit des pertes colossales de 252 milliards de dollars pour le transport aérien mondial. Nous vivons tous la même catastrophe, entreprise par entreprise. « L’histoire est en train de s’écrire »

TourMaG.com – Il n’y a en effet pas qu’Air France. Derrière la compagnie nationale, les autres transporteurs français sont-ils plus exposés aux risques de défaillance ?
Alain Battisti : Ils ne sont ni plus, ni moins exposés. C’est plus compliqué que ça.
Même s’il n’y a pas eu d’annonce officielle du Gouvernement pour les autres compagnies, nous discutons du sujet en permanence. Les décisions viendront dans quelques jours. Le secteur, nos salariés et fournisseurs ne comprendraient pas que seule Air France soit aidée.

TourMaG.com – Mais six mois après les disparitions brutales de XL airways et d’Aigle Azur, soyons francs, qui a le plus de chance de disparaître maintenant ?
Alain Battisti : Je ne spécule pas sur la disparition des compagnies car on n’en sait rien du tout.
Nous vivons un séisme planétaire, il ne faut pas se tromper. Même des compagnies extrêmement puissantes comme les américaines sont en train de demander plusieurs dizaines de milliards de dollars d’aides. Tout le monde est menacé de disparition, y compris Ryanair !
La suite dépend de tellement de facteurs, tellement d’inconnues, de l’attitude des actionnaires, de chaque compagnie, des loueurs d’avion, des États, des salariés, et surtout de l’attitude des clients « post crise »… L’histoire est en train de s’écrire !

TourMaG.com – Comment et quand envisagez-vous dès lors la sortie de crise ?
Alain Battisti : Il est extrêmement difficile d’imaginer le redémarrage. Je pense à un redémarrage en V avec une montée en puissance et un retour à la normale extrêmement lent et progressif. Je pense au mieux à une durée de 12 à 18 mois pour revenir à une situation stabilisée…
Pour ce qui est du voyage d’affaires, on peut déjà anticiper une reprise lente, en fonction de l’impact de la crise économique sur les acteurs économiques.
Pour le voyage de loisirs, il est clair qu’il y aura en juillet et en août un nouvel appétit de voyager. Mais nul ne sait quelles seront les conséquences psychologiques, sociologiques et pécuniaires du confinement pour les voyageurs individuels, les familles.
On ne mesure pas encore bien quelles seront les nouvelles habitudes et besoins de voyages. Il y aura un avant et un après coronavirus, nous ne considérerons vraisemblablement pas nos vies et nos habitudes de voyages de la même façon.

 

Ryanair va clouer au sol plus de 90% de sa flotte

Tourmag 25/03/2020

La semaine du 27 mars au 2 avril Ryanair n’opérera aucun vol depuis ou vers la France.
Plus les jours passent et plus les compagnies aériennes réduisent leur trafic. Après avoir annoncé réduire ses vols de 80%, Ryanair devrait atteindre une baisse de ses liaisons de 90 pour la semaine du 27 mars au 2 avril 2020.
C’est sans doute une première dans l’histoire de Ryanair en France, puisque dans la semaine du 27 mars au 2 avril 2020 aucun avion de la low cost ne décollera ou ne se posera dans l’Hexagone.
La crise sanitaire, conjuguée à la fermeture des frontières et de nombreux aéroports, pousse les compagnies à s’adapter, et même Ryanair à supprimer la quasi-totalité de ses vols, ne subsistant que des liaisons pour des raisons d’urgence.
Ainsi, dès vendredi 27 mars 2020, plus de 90% des avions de Ryanair seront immobilisés au cours des prochaines semaines.Les avions qui assureront les quelques liaisons seront « désinfectés quotidiennement, avec de faibles charges, la distance sociale sera optimisée à bord et nous demandons à tous les passagers de coopérer pleinement avec nos équipages. »

 

Le bras de fer des compagnies aériennes contre la Commission européenne

Le Quotidien du Tourisme 25/03/2020

Demande d’assouplissement des règles de remboursement, désaccord sur l’obligation d’assistance aux Européens bloqués à l’étranger… Les compagnies aériennes tentent d’obtenir un aménagement des réglementations européennes pour tenter de survivre à la crise.
Annulation d’un vol : remboursement ou avoir ?

Les règles de remboursement en cas d’annulation d’un vol doivent-elles être adaptées ? En cas d’annulation de son fait, la réglementation prévoit que la compagnie aérienne rembourse son passager sous 7 jours ou lui permette un réacheminement dans des conditions satisfaisantes, en vertu du règlement européen 261-2004.

Mais face à la crise liée au coronavirus, les transporteurs du ciel réclament aujourd’hui davantage de flexibilité. Leur souhait : pouvoir émettre des avoirs ou offrir la possibilité de réserver un billet à une autre date plutôt que de rembourser les passagers. Le tout pour éviter de puiser dans leur trésorerie qui fond comme neige au soleil. À date, la Commission européenne n’a pas donné suite à cette demande au moment du réexamen du règlement sur les droits des passagers.

Pourtant, les associations de défense des droits des passagers y seraient aussi favorables. Adeline Noorderhaven, présidente de l’Apra, collectif d’associations de défenseurs des passagers, estime que « aucune compagnie ne dispose de cash pour l’instant, il n’y a tout simplement pas de rentrées » d’argent. « À titre personnel », elle recommande donc la généralisation du remboursement par « avoir », avec une validité au-delà d’un an, dans le même esprit que celui obtenu par les professionnels français du tourisme.

Indemnisation financière suspendue jusqu’à nouvel ordre

C’est l’une des batailles remportées par les compagnies aériennes. Les législateurs européens ont en effet accepté d’assouplir les règles d’indemnisation financière. L’indemnité de 250 à 600€ due aux passagers en cas d’annulation ou de retard de plus de 3 heures d’un vol a été tout simplement suspendue.
Certains experts estiment d’ailleurs que la situation exceptionnelle liée à l’épidémie de Covid-19 pourrait accélérer la réforme du règlement européen 261-2004 notamment en termes d’indemnités. Une proposition a été formulée en ce sens par la présidente croate.

Obligation d’assistance toujours d’actualité

Concernant les passagers bloqués à l’étranger, les transporteurs aériens ont une obligation d’assistance à leur égard. Et la Commission européenne a rejeté leur demande sur sa limitation au vu de l’ampleur de la catastrophe, même après la fermeture en cascade des frontières avec des centaines de milliers de passagers bloqués partout dans le monde. « Cela signifie que les compagnies sont potentiellement responsables de passagers qui sont bloqués en raison de décisions gouvernementales de fermer des frontières », déplore l’Iata.

La décision de la Commission européenne n’a toutefois rien d’étonnant. La Cour de justice de l’Union européenne avait tranché cette question en 2013, après la fermeture d’une partie de l’espace aérien en raison de l’éruption du volcan Eyjafjallajökull. Les juges avaient estimé qu’aucune circonstance n’exonérait les compagnies aériennes de leur obligation de prise en charge du passager.

À noter que les compagnies n’assument pas seules les coûts liés aux rapatriements. La Commission européenne cofinance des vols de rapatriement en concertation avec les gouvernements nationaux. Une possibilité offerte grâce au mécanisme européen de protection civile.