Revue de presse SNPL du 6 décembre 2018

Revue de presse élaborée par

 

  • Bruxelles ne veut pas du deuxième aéroport d’Amsterdam
  • Londres va obliger Ryanair à indemniser ses passagers
  • Transavia ouvre un Nantes – Tunis
  • SNPL : une direction en France, des craintes chez Corsair
  • British Airways revient à Montpellier, part à Ljubljana

 

Bruxelles ne veut pas du deuxième aéroport d’Amsterdam

Les Echos du 06/12/2018

La Commission européenne a fait part à La Haye d’objections sur la mise en service de cet aéroport. Elle invoque des distorsions de concurrence et des discriminations entre compagnies aériennes.

Bonne nouvelle pour Paris Aéroport ? La mise en exploitation du deuxième aéroport d’Amsterdam se révèle plus laborieuse que prévu. Après les écologistes, la Commission européenne vient de mettre des bâtons dans les roues à l’extension prévue de la plate-forme aéroportuaire de Lelystad, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale économique des Pays-Bas. Or, celle-ci devrait permettre de décongestionner l’aéroport de Schiphol, saturé.

« La Commission européenne m’a notifié avoir des objections aux règles de répartition de la circulation entre Schiphol et Lelystad que je lui avais transmises en juillet dernier », a confirmé la ministre néerlandaise de l’Infrastructure, Cora van Nieuwenhuizen. Principalement dédié aux vols d’affaires, de formation et d’affrètement, Lelystad devait initialement s’ouvrir aux vols commerciaux en avril 2019. Une date reportée d’un an, en février dernier, sous la pression d’écologistes faisant valoir la pollution sonore engendrée par cette nouvelle activité.

La Commission européenne avance, elle, des distorsions de concurrence pour justifier son refus de l’extension de Lelystad, telle que prévue par La Haye. Bruxelles voit notamment d’un mauvais œil le fait que le nouvel aéroport soit uniquement destiné à accueillir des vols jusqu’ici basés à Schiphol et non d’autres aéroports.

D’après les plans du gouvernement, Schiphol devait par ailleurs conserver les vols internationaux long-courriers et les correspondances tandis que Lelystad récupérerait les vols charters et de vacances vers l’Europe du Sud. Une telle répartition entre les deux aéroports créerait, de l’avis de Bruxelles, des discriminations entre les compagnies sur la base de leurs activités.

Ce contretemps risque de retarder de nouveau la mise en exploitation commerciale de Lelystad. Une mauvaise nouvelle pour l’aéroport de Schiphol. Après avoir transporté un nombre record de 68,4 millions de passagers en 2017, contre 63,6 millions un an plus tôt, la place aéroportuaire a atteint, cette année, le maximum de 500.000 atterrissages et décollages autorisés. De fait, Schiphol ne dispose d’aucune perspective de croissance avant la mise en service de Lelystad, prévue en avril 2020.

Les travaux d’agrandissement ont débuté en 2016 pour accueillir de plus gros appareils. Selon les objectifs fixés, Lelystad devrait être en mesure de gérer 10.000 vols par an d’ici à 2022, soit une capacité de 7 millions de passagers.

 

Londres va obliger Ryanair à indemniser ses passagers

Déplacementspro du 05/12/2018

L’autorité de l’aviation civile du Royaume-Uni annonce mercredi qu’elle va prendre des mesures pour contraindre Ryanair à indemniser des passagers affectés par une grève cet été. Ce que la compagnie refuse, se disant être dans son bon droit.

La compagnie aérienne a décidé qu’une compensation financière n’était pas due en vertu de la régulation européenne dans le cas d’une perturbation du vol provoquée par une grève du personnel de la compagnie », constate la Civil Aviation Authority (CAA) dans un communiqué. 
L’autorité rappelle qu’à la suite d’annulations de vols lors des grève cet été, des passagers ont « déposé des demandes d’indemnisation directement auprès de la compagnie, qui ont été rejetées ». « Les passagers ont alors pu transmettre leurs plaintes à AviationADR, un organisme reconnu par la CAA pour résoudre les litiges après des plaintes de passagers ». Mais Ryanair a depuis informé la CAA qu’elle ne négociait plus avec AviationADR, ce qui, a expliqué l’autorité, ne lui laisse pas d’autre choix que d’intenter « des mesures » pour forcer la compagnie à indemniser les passagers affectés. Elle n’a pas précisé quelles pourraient être ces actions, mais une plainte devant la justice est parfaitement possible. 
« Comme nous l’avons souligné au moment du mouvement social, les grèves ne constituent pas (…) des circonstances extraordinaires, ce qui signifie que les clients doivent être indemnisés », a ajouté l’Autorité. 

Des « circonstances extraordinaires » peuvent être invoquées par les compagnies aériennes afin de ne pas payer d’indemnités aux passagers dont le vol est annulé. Il peut s’agir par exemple d’une météo épouvantable empêchant l’avion de voler, de terrorisme ou encore d’une grève de personnels ne relevant pas de la compagnie – comme les contrôleurs aériens. Plusieurs grèves ont eu lieu cet été chez Ryanair et entraîné l’annulation de centaines de vols, le personnel revendiquant des contrats relevant de leur pays de résidence et de meilleures conditions sociales.

 

Transavia ouvre un Nantes – Tunis

Air journal du 06/12/2018

La compagnie aérienne low cost Transavia France va encore renforcer son offre au départ de Nantes, avec en particulier une nouvelle liaison vers Tunis – sa troisième vers la capitale tunisienne.

Du 2 avril au 26 octobre 2019, la filiale d’Air France spécialisée dans le vol pas cher proposera deux vols par semaine entre sa base à Nantes-Atlantique et l’aéroport de Tunis-Carthage, opérés en Boeing 737-800 de 189 places. Les départs sont programmés mardi et samedi à 6h00 pour arriver à 7h25, les vols retour quittant la Tunisie à 8h15 pour se poser à 11h45. Transavia sera en concurrence directe avec Tunisair et Nouvelair sur cette route, proposée au tarif exceptionnel de 49 € l’aller-simple (au lieu de 64 €). Rappelons qu’elle dessert déjà Tunis au départ de Paris-Orly et Lyon, et Monastir et Djerba au départ de Nantes.

Moins de deux mois après l’annonce de 5 nouvelles lignes pour l’été 2019 (Budapest, Copenhague, Santorin, Palerme et Mykonos, plus la prolongation de Tel Aviv), Transavia poursuit ainsi le renforcement de sa base nantaise : Tunis, à seulement 2h20 de vol et qui « répond aux envies de voyage de ses passagers nantais » s’accompagne d’une augmentation de l’offre de l’ordre de 70%, avec 1 million de sièges offerts sur 2019. La low cost augmente ainsi les fréquences de 5 lignes déjà desservies « pour donner aux Nantais toujours plus de choix dans leurs déplacements » :

  + 4 fréquences à destination de Marrakech

  + 2 fréquences vers Djerba et Monastir

  + 2 fréquences vers Héraklion

  + 1 fréquence vers Athènes

Ce lancement d’une route vers la capitale tunisienne « confirme également l’ancrage local fort de la compagnie dans la région », ajoute la compagnie aérienne dans un communiqué : « pour preuve, depuis l’ouverture de sa base nantaise en 2010, Transavia a transporté 2,8 millions de passagers depuis et vers l’ensemble de ses destinations ». Elle opèrera à l’été 2019 vers 25 destinations dans 12 pays différents, avec 80 vols par semaine. Le déploiement du réseau de Transavia au départ de l’aéroport de Nantes participe aussi «  fortement à l’économie locale » : une centaine d’emplois sur la base nantaise auront été créés d’ici l’été 2019, touchant les pilotes et PNC mais également les équipes opérationnelles au sol.

La ligne vers Tunis « confirme l’accueil chaleureux des Nantais pour nos dessertes vers les côtes méditerranéennes et notamment vers la Tunisie », se réjouit Nicolas Hénin, Directeur Général Adjoint Commercial et Marketing pour Transavia France. « Nous sommes heureux de renforcer l’offre vers Tunis au départ de l’aéroport Nantes Atlantique. Cette nouvelle desserte pour Transavia confirme une fois de plus le développement de la compagnie sur le bassin méditerranéen et notre rayonnement international. Nous nous réjouissons de cette collaboration avec notre partenaire historique depuis 2010 », ajoute François Marie, directeur de l’aéroport Nantes Atlantique – VINCI Airports. Transavia, la compagnie low-cost du groupe Air France-KLM, opère plus de 119 lignes aériennes au départ de la France (Orly, Nantes et Lyon) et des Pays-Bas (Amsterdam, Rotterdam, Eindhoven et Groningen) à destination de l’Europe et du bassin méditerranéen. Avec plus de 14,7 millions de passagers transportés en 2018, Transavia est aujourd’hui la première compagnie low-cost au départ d’Orly et la deuxième au départ de Paris (Beauvais, Roissy, Orly). Afin de satisfaire toujours plus ses clients, Transavia met au cœur de ses engagements la qualité de ses services et la proximité de ses équipages. Un parti-pris qui lui a valu de recevoir le Traveller Trust Award Skyscanner 2018 et d’être élue pour la seconde année consécutive meilleure compagnie aérienne low-cost d’Europe en 2017 par le site Flight-Report, et d’obtenir le label Meilleure Enseigne 2018 par le magazine Capital, catégorie Transports.

 

SNPL : une direction en France, des craintes chez Corsair

Air journal du 06/12/2018

Le syndicat de pilotes SNPL France ALPA a de nouveau nommé président Yves Deshayes, commandant de bord sur Airbus A320 chez la compagnie aérienne Air France. Le bureau SNPL de Corsair International conteste de son côté la réalité des investissements promis en cas de vente à Intro Aviation et Crestline.

A l’occasion de la réunion de leur Conseil national, les représentants syndicaux du SNPL France ALPA ont procédé à l’élection d’un nouveau Bureau exécutif. Yves Deshayes, commandant de bord sur Airbus A320 chez Air France, a été élu président du SNPL « national », succédant ainsi à Christophe Tharot pour un mandat d’une durée de 4 ans. « Fort d’une longue carrière syndicale, Yves Deshayes est bien connu des adhérents du SNPL France ALPA dont il avait pris la tête entre 2010 et 2014 après en avoir été le trésorier pendant 2 ans », souligne le syndicat dans un communiqué.

Ont été également élus le 5 décembre 2018 : Vice-président, Vincent Gilles (CDB B777 Air France) ; Trésorier, Eric Masdupuy, (CDB A320 Air France), et membres du Bureau Pierre-Dominique Borromei (OPL CRJ HOP!), Alexandre Decaesteker (CDB A320 easyJet), Antoine Godier (OPL B777 Air France), Thierry Oriol (OPL B777 Air France), Vivien Rousseau (OPL B777 Air Austral), Sébastien Rius (CDB CRJ HOP!), Laurent Weiser (CDB A320 Air France), et membre associé Patrick Barbary  CDB A320 easyJet).

Le nouveau Bureau exécutif du SNPL « national » entend s’attacher dans les plus brefs délais aux « dossiers stratégiques » suivants : pérennisation du régime de retraite des navigants, négociation d’une convention collective des pilotes du transport aérien, lutte contre la taxation à outrance du secteur et contre la concurrence déloyale de certains transporteurs, défense des salariés contre le dumping social et le travail dissimulé.

Rappelons que chez Air France où la « ligne dure » menée par Philippe Evain vient de perdre les élections au SNPL, la nomination de la nouvelle direction est prévue ce jeudi. La liste gagnante promet dans un message interne relayé par TourMag de respecter « un dialogue social constructif et efficace, bénéfique pour la corporation ». Avec au programme la sécurité des vols, les négociations sur les plans stratégiques « envisagés par nos dirigeants et actuellement encore non définis clairement », ou la préparation des équipes en vue du futur CSE (Comité social et économique). Rappelons que le SNPL Air France réclame toujours, en plus des 4% obtenus pour l’ensemble des salariés, un coup de pouce supplémentaires de 4,7% pour les pilotes.

Chez Corsair International, les révélations publiées par La Tribune sur les promesses d’investissement en cas de vente par le groupe TUI à Intro Aviation et Crestline a provoqué l’étonnement du SNPL. Le syndicat de pilotes « s’étonne de la sortie d’informations concernant la vente de la compagnie alors que le Comité́ d’entreprise est en pleine information-consultation sur le sujet et est soumis à̀ une clause de confidentialité », tout en affirmant qu’il « n’aurait aucune raison de s’opposer » au projet de rachat de la compagnie si ce projet était conforme au contenu de l’article. « Or, à ce jour, notre avis est très négatif », les hypothèses budgétaires présentées au syndicat étant jugées « pour le moins optimistes voire irréalistes ». « La flotte citée dans l’article n’est pas conforme à ce qui nous a été présenté. L’investissement est très limité voire inexistant. La solidité financière de la nouvelle entité est extrêmement faible et nous expose à un risque majeur à court et moyen terme », souligne le SNPL.

Le quotidien économique précisait que l’avis consultatif du Comité d’entreprise « s’annonce très décisif », et pourrait remettre en question la vente s’il est négatif : TUI pourrait de nouveau décider de conserver Corsair, comme ce fut le cas quand elle avait mis fin en mars 2015 à des semaines de négociations avec le Groupe Dubreuil, officieusement à cause des problèmes sociaux déclenchés par le projet (grève de trois jours, exigence d’un plan social…). Le groupe TUI se prononcera en janvier sur la vente de la compagnie aérienne française

 

British Airways revient à Montpellier, part à Ljubljana

Air journal du 05/12/2018

L’été 2019 verra la compagnie aérienne British Airways relancer un vol entre Londres et Montpellier, limité aux mois d’été, tandis qu’elle inaugurera des vols vers la capitale de Slovénie, Ljubljana.

Du 15 juillet au 2 septembre 2019, la compagnie nationale britannique proposera quatre vols par semaine entre sa base à Londres-Heathrow et l’aéroport de Montpellier-Méditerranée, opérés en Airbus A319 de 144 sièges. Les départs sont programmés du T5 lundi, jeudi, vendredi entre 16h30 et 17h20 (arrivée entre 19h25 et 20h15) plus le samedi à 14h55 (arrivée à 17h50) ; les vols retour quitteront le Héraut en semaine entre 20h20 et 21h05 (arrivées entre 21h20 et 22h05), et le samedi à 18h35 (arrivée à 19h35). British Airways sera sans concurrence sur cette route qui lancée à l’été 2017.

La compagnie de l’alliance Oneworld rappelle dans son communiqué que d’autres destinations françaises seront ouvertes ou renforcées l’année prochaine : Bastia deviendra sa deuxième destination en Corse du 25 mai au 28 septembre 2019, et Nantes ainsi que Marseille bénéficieront de fréquences supplémentaires toujours au départ du T5 à Heathrow. Les nouveautés de son programme été 2019 incluent également Preveza et Kos en Grèce (au départ de Heathrow et de Gatwick), Valence ou encore Rome au départ de Londres-City.

L’aéroport de Ljubljana-Jose Puznik sera aussi une nouvelle destination dans le réseau de British Airways, avec du 15 juillet au 2 septembre 2019 deux rotations hebdomadaires en A319. Les vols du lundi et du vendredi seront en concurrence avec ceux des low cost easyJet (depuis Gatwick et Stansted) et Wizz Air (depuis Luton) ; Adria Airways ne dessert pas la capitale britannique.

Sean Doyle, directeur des réseaux et des alliances chez British Airways, a déclaré : « Nous nous préparons pour un été passionnant l’année prochaine, car nous ajoutons de nouvelles routes à notre vaste réseau. Nous développons constamment notre offre de loisirs et nous nous engageons à offrir à nos clients encore plus de choix de destinations à des prix très compétitifs ». En plus du lancement de cinq nouvelles lignes européennes en 2019, le dirigeant rappelle que le réseau long-courrier de British Airways s’agrandira avec des vols vers Osaka, Charleston et Pittsburgh.