Revue de presse SNPL du 8 janvier 2019

Revue de presse élaborée par

 

  • Nouvel aéroport de Pékin : qui ira à Daxing ?
  • Tempête à Amsterdam : KLM annule 159 vols mardi
  • Norwegian bat son record de trafic en 2018
  • Air France et Air Madagascar se déchirent en justice
  • Les projets de Ryanair inquiètent les riverains de l’aéroport de Beauvais
  • Comment Cathay Pacific a vendu par erreur des billets vingt fois moins chers que prévu

 

Nouvel aéroport de Pékin : qui ira à Daxing ?

Air-Journal.fr – 7 Janvier 2019

 Les autorités chinoises ont précisé quelles compagnies aériennes déménageront vers le nouvel aéroport de Pékin-Daxing, parmi lesquelles probablement toutes celles de l’alliance SkyTeam, lesquelles resteront à Pékin-Capital dont celles de Star Alliance – et lesquelles pourront choisir leur plateforme.

Le régulateur chinois de l’aviation commerciale CAAC a dévoilé vendredi ses plans de déménagements à partir du 30 septembre 2019, jour de l’inauguration du nouvel aéroport Daxing avec une capacité de 72 millions de passagers par an (l’aéroport actuel a dépassé les 100 millions de passagers en décembre 2018). Cette période de transition, « la plus rapide possible », devrait s’étaler jusqu’en 2021. Parmi les transporteurs locaux, China Eastern Airlines et China Southern Airlines, ainsi que leurs filiales, devront se transporter vers la nouvelle plateforme, tout comme Beijing Capital Airlines et China United. La compagnie nationale Air China, Hainan Airlines et Grand Air China resteront de leur côté dans l’aéroport actuel.

 Du côté des compagnies étrangères, elles auront le choix et pourront être présentes dans les deux aéroports : on peut donc imaginer que les Air France-KLM, Aeroflot, China Airlines, Delta Air Lines, Garuda Indonesia, Korean Air et Vietnam Airlines iront rejoindre à Daxing leur partenaire de l’alliance SkyTeam, China Eastern Airlines, afin d’assurer la continuité des correspondances.

Même raisonnement pour les Lufthansa, Swiss, Air Canada, ANA (All Nippon Airways), Asiana Airlines, Austrian Airlines, Egyptair, Ethiopian Airlines, LOT Polish Airlines, SAS Scandinavian Airlines, Singapore Airlines, Thai Airways, Turkish Airlines et United Airlines devraient rester « au contact » de leur partenaire de Star Alliance, Air China, dans l’aéroport actuel.

La CAAC a précisé que les compagnies basées à Hong Kong (Cathay Pacific, Cathay Dragon, Hong Kong Airlines), à Macao (Air Macau) et à Taïwan (EVA Air en plus de China Airlines) auront les mêmes droits que les compagnies étrangères à desservir l’un, l’autre ou les deux aéroports de Pékin

La question reste posée pour l’avenir des membres de l’alliance Oneworld desservant la capitale chinoise, comme British Airways, American Airlines, Finnair, Japan Airlines, Malaysia Airlines, Qantas, Qatar Airways, S7 Airlines et SriLankan Airlines. L’avenir de China Southern Airlines, qui quitte SkyTeam et pourrait éventuellement rejoindre l’alliance, devrait jouer un rôle dans leur décision.

Les deux aéroports de Pékin devraient se concurrencer « modérément » et coordonner leur développement, a précisé la CAAC, avec un positionnement plus vers l’Asie-Pacifique pour la plateforme actuelle et un plus axé sur la région Pékin-Tianjin-Hebei pour Daxing. Ce dernier devrait accueillir 3,5 millions de passagers en 2019, et près de 72 en 2025 ; l’aéroport actuel, désormais le deuxième au monde derrière Atlanta, devrait en revanche voir son trafic reculer à environ 93 millions de clients, et à 82 millions en 2025.

 

Tempête à Amsterdam : KLM annule 159 vols mardi

Air-Journal.fr – 8 Janvier 2019

La compagnie aérienne KLM Royal Dutch Airlines a annulé préventivement 159 rotations vers et depuis l’Europe ce mardi, la tempête annoncée sur Amsterdam forçant l’aéroport à ne laisser qu’une piste ouverte. Tous les passagers affectés ont été prévenus et replacés sur d’autres vols.

Ce 8 janvier 2019 sera une journée noire pour les passagers de la compagnie nationale néerlandaise à l’aéroport d’Amsterdam-Schiphol, mais pas seulement. Les 159 annulations annoncées hier concernent par exemple l’axe vers Paris-CDG, où 4 des 11 rotations prévues par KLM et Air France sont annulées (un Amsterdam – Orly avec Transavia est également supprimé). Des vols vers et depuis Lyon, Nice, Bâle-Mulhouse ou Bordeaux sont également affectés par les annulations, tout comme l’aéroport de Genève (3 des 7 du jour supprimés).

Les liaisons avec le Royaume Uni, où KLM dessert huit aéroports, sont particulièrement affectées aujourd’hui, avec 62 départs et arrivées supprimées dont quatre pour la low cost easyJet (à Stansted et Liverpool). Vueling de son côté affiche en rouge une rotation à Luton. Vers et depuis le Maroc, ni Royal Air Maroc ni Air Arabia se sont a priori affectées.

La compagnie de l’alliance SkyTeam a prévenu que d’autres vols pourraient être retardés durant la journée, selon les conditions météorologiques. Elle recommande à ses passagers de vérifier l’état de leur vol régulièrement. L’aéroport Schiphol affiche d’ailleurs déjà ce matin de nombreux vols « en attente dans les salons ».

 

Norwegian bat son record de trafic en 2018

Air-Journal.fr – 7 Janvier 2019

La compagnie aérienne low cost Norwegian Air Shuttle a accueilli l’année dernière 37,344 millions de passagers, un trafic en hausse de 13% par rapport à l’année précédente.

Ce trafic record de la spécialiste norvégienne du vol pas cher s’accompagne cependant selon un communiqué ce 7 janvier 2019 d’une baisse de 1,7 point de pourcentage de son coefficient d’occupation moyen, à 85,8% (87,5% en 2017), avec une capacité en hausse de 37% mais un trafic en RPK affichant 34%. Le lancement de 35 nouvelles liaisons, principalement vers les Etats-Unis, la livraison de 25 nouveaux Boeing et une augmentation substantielle du trafic intercontinental « ont contribué considérablement à la croissance et à une empreinte mondiale plus forte », précise Norwegian. Dans le même temps, l’année 2018 a été caractérisée par « des investissements majeurs, une forte concurrence et un prix du pétrole élevé » ; elle a mis en œuvre une série de mesures de réduction des coûts pour améliorer ses états financiers en 2019.

En 2018, Norwegian a accueilli l’Amérique du Sud dans son réseau, avec le lancement d’une liaison directe entre Londres et Buenos Aires, ainsi que de nouvelles liaisons intérieures vers Argentine. Norwegian a également augmenté le nombre de fréquences sur des liaisons spécifiques « en raison de la demande de passagers », y compris ses liaisons les plus populaires exploitées à destination et en provenance de Londres-Gatwick. Et dans le cadre de son expansion mondiale prévue, le groupe norvégien a embauché plus de 2000 nouveaux employés.

« Les chiffres du trafic de 2018 montrent que notre empreinte internationale continue de se renforcer, conformément à la stratégie du groupe norvégien. La société a réalisé des investissements considérables cette année, et entrera maintenant dans une période de croissance plus lente. Nous avons ajusté et optimisé notre portefeuille de routes et la capacité à venir. Nous avons également procédé à des ajustements saisonniers pour l’hiver », a déclaré le CEO de Norwegian Bjorn Kjos. Avant de rappeler que « la rude concurrence, les prix élevés du pétrole et les défis opérationnels en 2018, combinés aux problèmes posés par les moteurs Rolls Royce qui ont particulièrement affecté nos activités long-courriers », ont eu une incidence sur les résultats financiers au second semestre de 2018. « Nous avons lancé une série de mesures de réduction des coûts visant à stimuler nos états financiers en 2019, qui exerceront une influence positive immédiate et continue tout au long de l’année », a rappelé le dirigeant.

Au cours de la dernière période, Norwegian a couvert les achats de carburant pour 2019. La société a enregistré aujourd’hui une perte non réalisée sur cette couverture, qui a été incluse dans les résultats de 2018. Par conséquent, Norwegian se dit « bien positionnée par rapport aux autres compagnies aériennes en ce qui concerne la couverture du carburant ».

On retiendra aussi en décembre 2018 une chute de l’occupation à 84,6% (-6,0 points), la capacité progressant de 34% mais le trafic en RPK de « seulement » 24% ; le nombre de clients transportés lui a gagné 15% à 2,77 millions de passagers.

 

Air France et Air Madagascar se déchirent en justice

Air-cosmos.com – 7 Janvier 2019

Le 12 décembre, Air France a réclamé devant le tribunal de commerce de Paris, 46 millions de dollars de loyers impayés, portant sur la location-vente de deux Airbus A340, s’ajoutant à 55 millions de dollars encore dus.

Alors que le développement du partenariat Air Austral/Air Madagascar bat son plein, le détricotage des relations entre Air Madagascar et Air France devrait se régler en justice. Selon la presse malgache, Air France a réclamé le 12 décembre dernier un montant de 46 millions de dollars de loyers impayés portant sur un contrat de location-vente de deux A340 datant de 2012.

Le problème est que ces deux avions n’ont jamais été vraiment utilisés par Air Madagascar. En effet, les deux avions avaient été mis de côté par Air France au moment de la signature du contrat, qui comportait une clause de réserve de propriété, jusqu’au versement de la dernière mensualité par Air Madagascar. Le contrat courant théoriquement jusqu’en 2020, la compagnie malgache a souhaité acquérir en avril 2018 par anticipation les deux appareils litigieux, mais Air France a riposté en évoquant une clause de restitution.

La nouvelle audience du 13 février devra permettre de clarifier cet embrouillamini juridique. Si jamais le tribunal de commerce donne raison à Air France, le règlement des impayés devrait peser un peu plus dans le redressement financier d’Air Madagascar.

 

Les projets de Ryanair inquiètent les riverains de l’aéroport de Beauvais

LeParisien.fr – 7 Janvier 2019

L’ouverture de négociations pour l’arrivée d’une base Ryanair sur la plate-forme beauvaisienne alarme une association de riverains, qui craint que le propriétaire de l’aéroport ne se plie aux règles de la compagnie aérienne. Quitte à troubler le voisinage ?

Ils craignent pour leur sommeil. L’Adera, qui défend les riverains de l’aéroport, s’apprête à adresser un courrier à la Sageb (l’exploitant de l’aéroport), au SMABT (le propriétaire), et au préfet de l’Oise. L’objet de cette missive ? La base que Ryanair envisage d’installer à Beauvais. La compagnie irlandaise souhaite ainsi stationner trois avions à plein-temps à l’aéroport, comme c’est prévu à Marseille ou Bordeaux.

« Une opportunité pour l’aéroport »

Le 11 octobre dernier, le SMABT a donné à la Sageb l’autorisation de négocier avec Ryanair les conditions de cette installation. « C’est une opportunité importante pour l’aéroport », confirme Caroline Cayeux, maire (DVD) de Beauvais et présidente du SMABT.

Sauf que Ryanair a des conditions. Selon nos informations, la compagnie ne créera une base à Beauvais que si le couvre-feu — qui empêche tout vol entre minuit et 5 heures — est modifié ou fait l’objet de dérogations. « Ils veulent l’autorisation, qui doit rester exceptionnelle, de faire atterrir leurs appareils basés à Beauvais jusqu’à 1 heure sans pénalité », explique Philippe Trubert, le directeur du SMABT.

« Trois heures de calme en moins »

Une modification qui entraînerait « trois heures de calme en moins pour les riverains », calcule la présidente de l’Adera. Ainsi, Ryanair ne programme actuellement aucun atterrissage après 22 h 30. Et comme il n’y a pas d’avions basés à Beauvais, il n’y a jamais de décollage avant 7 h 30. « Avec leur base, ils pourraient prévoir des atterrissages jusqu’à 1 heure et des décollages dès 6 heures », craint Dominique Lazarski.

Un plus pour les passagers comme Johns, un Espagnol qui « vient souvent à Paris et aimerait pouvoir repartir plus tôt ». Mais « un vrai problème » pour les riverains, comme cette salariée d’une boutique de l’aéroport, qui habite Tillé. « Nous conserverons des garde-fous, rassure Caroline Cayeux. Il n’est pas question de supprimer ce couvre-feu. »

Reste que les riverains peuvent s’inquiéter. Car Ryanair, qui représente 80 % du trafic de l’aéroport, « est logiquement dans une position d’interlocuteur privilégié », admet Jean Rongeot, l’administrateur provisoire de l’aéroport. « Nous avons toujours la possibilité de refuser leurs exigences », assure toutefois le SMABT… avant de mettre en avant « l’enjeu stratégique » que représente la base. « Sans elle, on risquerait de déséquilibrer les finances de l’aéroport », appuie un proche de Caroline Cayeux.

100 emplois et peut-être un hôtel

Et de contrarier la compagnie ? « Nos élus sont pieds et poings liés, affirme Dominique Lazarski. Ils ont peur que Ryanair quitte Beauvais. » Mais pour le SMABT, des « concessions raisonnables » au groupe low-cost valent bien le « potentiel économique d’une base, qui représente 100 emplois et pourrait même entraîner la construction d’un hôtel pour les personnels naviguant ». « On entend l’impact économique, note Dominique Lazarski. Mais les élus doivent aussi protéger les riverains ! ». Contactée, la compagnie Ryanair ne souhaite faire « aucun commentaire ».

Vers le retour à une gouvernance « normale » ?

Caroline Cayeux, maire (DVD) de Beauvais, Xavier Bertrand, le président (DVD) de la région et Nadège Lefebvre, présidente (LR) du département ont rencontré, ce lundi, les salariés de l’aéroport. « L’objectif était de les rassurer sur l’avenir », assure Caroline Cayeux. Depuis mai, l’aéroport n’a en effet plus de président. Ni de directeur, depuis novembre. En cause, un conflit entre Transdev et la CCI, les deux actionnaires de la Sageb. Or, depuis le 1er janvier, la CCI de l’Oise est passée sous tutelle de celle des Hauts-de-France. « La gouvernance de l’aéroport pourrait donc changer, cela va régler le problème, promet Xavier Bertrand. On a aussi assuré aux salariés que Beauvais ne deviendrait pas une antenne de l’aéroport de Lille. » D’ailleurs, Caroline Cayeux et Nadège Lefebvre ont obtenu que la gouvernance de l’aéroport « reste dans l’Oise ». La plate-forme, qui veut réduire sa dépendance à Ryanair, devrait aussi bénéficier, dans les années à venir, « d’importants investissements », explique Xavier Bertrand.

 

Comment Cathay Pacific a vendu par erreur des billets vingt fois moins chers que prévu

LesEchos.fr – 3 Janvier 2019

La compagnie aérienne a mis en vente des billets à 675 dollars au lieu de 16.000 dollars.

Certains clients de la compagnie aérienne Cathay Pacific ont bénéficié, le soir du jour de l’an, d’une remise de plus de 15.000 dollars par billet sur des vols aller-retour en première classe reliant le Vietnam à New York. Ils n’ont ainsi déboursé que 675 dollars au lieu des 16.000 dollars habituels pour ce trajet.

Une opération promotionnelle exceptionnelle ? Une générosité inattendue de la compagnie ? Non, simplement une erreur de billetterie. Il a d’ailleurs fallu deux jours à Cathay Pacific pour reconnaître publiquement, mercredi, un bug informatique, tout en précisant que les acheteurs de ces billets auront malgré tout la chance de voyager à ce tarif exceptionnel.

« Nous avons fait une erreur mais nous avons hâte de vous accueillir à bord avec ces billets », a écrit la compagnie aérienne sur Twitter, transformant cette erreur de « TRES bonne surprise spéciale Jour de l’An ».

La compagnie tenue par plusieurs scandales

Un porte-parole de Cathay a refusé de préciser à l’AFP combien de billets bradés avaient été vendus. Des vols aller-retour de première classe de Hong Kong à New York étaient également proposés, au prix inhabituel de 1.450,00 dollars.

Mais si la compagnie avait refusé de faire voyager les passagers qui ont acheté ces billets, « les gens auraient achevé de détester Cathay, à cause du scandale des données », a commenté, interrogé par l’AFP, Regis Cheung, qui a acheté quatre allers-retours entre le Vietnam et New-York et Vancouver pour environ 800 euros chacun.

Cathay Pacific a en effet  été victime d’une gigantesque affaire de vol de données, admettant tardivement en octobre que 9,4 millions de ses passagers avaient été touchés. Les pirates ont mis la main sur des données personnelles comme les dates de naissance, les numéros de téléphone et de passeports.

De plus, Cathay a achevé une difficile année 2018, enregistrant une perte de 33 millions de dollars au premier semestre, alors qu’elle doit faire face à la concurrence toujours plus féroce des compagnies chinoises.

 Air Canada et Singapore Airlines dans le même cas

Ce n’est pas la première fois qu’une compagnie aérienne vend des billets à très bas prix par erreur. En 2014, Singapore Airlines a accepté d’honorer 400 billets de classe affaires vers l’Australie après les avoir vendus au tarif de la classe économique.

En revanche, Air Canada est confronté à un recours en justice collectif pour avoir refusé en 2015 de faire voyager des passagers qui avaient acheté des billets à un prix inhabituel.