Revue de presse SNPL du 8 novembre 2019

Revue de presse élaborée par

 

  • La France et huit autres pays européens poussent Bruxelles à taxer davantage l’aviation
  • Air France-KLM : Ben Smith veut augmenter les bénéfices de 117% d’ici à 2024
  • Les aéroports français questionnent leur compétitivité
  • Transavia inaugure son Paris – Ouarzazate
  • Régime en vue pour Brussels Airlines et Austrian Airlines
  • Groupe Lufthansa : hausse du bénéfice net au T3
  • Air France : A220 allongé, promotion LC et kits confort
  • Emirates : résultats semestriels en dents de scie
  • Jean-Baptiste Djebbari : « le secteur aérien a toute sa place pour l’avenir »
  • Tourisme chinois : Accor sort l’artillerie lourde avec Alibaba
  • Aérien : perquisition dans les locaux d’Air Austral

 

La France et huit autres pays européens poussent Bruxelles à taxer davantage l’aviation

La Tribune – 08/11/2019

Nouvel appel pour davantage taxer le transport aérien en Europe. Trois semaines après les propos de Bruno Le Maire en faveur d’une taxe sur le kérosène en Europe, le ministre français de l’économie et des finances et huit homologues européens (l’Allemagne, l’Italie, les trois pays du Benelux, la Suède, le Danemark et la Bulgarie) ont exhorté la Commission européenne à proposer de nouvelles mesures pour cibler l’aviation, sans toutefois réclamer une taxe spécifique sur la pollution.

Les Pays-Bas en pointe

Initiée par les Pays-Bas qui fait le forcing depuis des mois sur ce dossier, cette déclaration commune intervient un mois avant l’entrée en fonction de la nouvelle Commission européenne présidée par l’Allemande Ursula von der Leyen.

« Nous appelons la nouvelle Commission européenne à faire avancer le débat sur la tarification de l’aviation civile, par exemple au moyen de mesures fiscales spécifiques ou de politiques similaires. Par rapport aux autres modes de transport, l’aviation civile n’est pas suffisamment mise à contribution », ont-ils écrit.

L’aviation représente 2 à 3% des émissions de CO2

Selon eux, le prix des billets d’avion pour les vols internationaux ne reflète pas suffisamment le coût moyen des émissions de CO2 et des conséquences négatives du transport aérien. La consommation des avions par passagers aux 100 kilomètres n’est seulement de 1,9% pour les avions les plus efficaces.

« C’est en dessous de la consommation d’une voiture hybride, et généralement on vous applaudit quand vous avez une voiture hybride », a expliqué ce jeudi à un colloque organisé par l’Union des aéroports français (UAF) Paul Chiambaretto, professeur associé de stratégie et marketing à Montpellier Business School et chercheur associé à l’Ecole Polytechnique, en présentant une étude sur la perception du transport aérien par le grand public.

Pour rappel, le transport aérien mondial représente entre 2 et 3% des émissions de CO2 dans le monde et s’est engagé à neutraliser ses émissions à partir de 2020 (par des mécanismes de compensation) avant de les réduire de 50% d’ici à 2050.

L’adoption d’une taxe à l’échelle de l’UE sera néanmoins compliquée à mettre en œuvre. Toutes les décisions en matière fiscale doivent être validée à l’unanimité des Etats membres. Or, certains pays où le poids du tourisme est très important, comme l’Espagne ou la Grèce sont réticents. Desservis massivement par les compagnies à bas coûts qui sont les plus menacés par une augmentation des taxes, ils craignent que la hausse des prix des voyages aériens freine le trafic et les prive de recettes.

Quoi qu’il arrive, à défaut d’une taxe européenne, les Pays-Bas la mettront en place au départ de leurs aéroports en 2021. Bruno Le Maire a visiblement oublié qu’il y a quelques mois, la ministre de la transition écologique et solidaire d’Elisabeth Borne, du temps où elle était secrétaire d’Etat aux transports prenait de la distance par rapport au lobbying des Pays-Bas.

« La Suède et les Pays-Bas se veulent exemplaires en voulant taxer les billets d’avions, mais ce sont les pays où les taxes et redevances sont les plus basses », disait-elle.

Les aéroports français s’inquiètent du manque de compétitivité

La mesure ne peut que faire bondir les acteurs du transport aérien français alors que la France va déjà mettre en place une écotaxe sur les billets d’avion le 1er janvier 2020.

« Nous ne sommes pas opposés par principe à la fiscalité écologique à la double condition qu’elle ne vienne pas peser sur le seul transport aérien français et qu’elle contribue par ses recettes à la transition écologique du secteur », a déclaré jeudi Thomas Juin, le président de l’Union des aéroports français et francophones lors d’un colloque organisé par l’UAF, en présence du secrétaire d’Etat aux transports, Jean-Baptiste Djebbari.

Et de s’interroger sur le projet de taxation européenne. Si cette taxe venait à voir le jour, s’ajoutera-t-elle à la nouvelle taxe française « au risque d’aggraver encore plus les écarts de compétitivité avec nos concurrents » ?

Les aéroports français ont accueilli en 2018 plus de 206 millions de passagers. Le transport aérien s’est véritablement démocratisé et répond à une demande sociétale. Il offre une mobilité nouvelle et inédite à nos concitoyens en région. La réponse à ce besoin de connectivité des régions n’est pas dans l’instauration d’une nouvelle taxe mais dans la mise en œuvre d’une véritable stratégie de développement durable pour notre secteur. Notre transition énergétique va nécessiter des investissements conséquents. La mise en place de l’écotaxe dont les recettes ne serviront pas à la transition énergétique du transport aérien est un contresens qui risque, au contraire, de réduire les marges de manœuvre du secteur pour s’engager plus avant dans sa transition énergétique. Ce que tous les acteurs de la filière -constructeurs aéronautiques, compagnies aériennes, aéroports-, demandent, c’est bien que l’Etat mette en place des mécanismes incitant notamment au développement d’une filière de carburants durables pour l’aviation et stimulant la recherche et l’innovation dans le domaine aéronautique », a expliqué Thomas Juin.

L’association des aéroports européens (ACI Europe) s’est engagée en juin dernier à ce que tous les aéroports européens arrivent en 2050  émissions de carbone produites dans le cadre des opérations d’exploitation aéroportuaire (côté ville et côté piste) au niveau zéro émission nette («net zero carbon emissions»).

 

Air France-KLM : Ben Smith veut augmenter les bénéfices de 117% d’ici à 2024

La Tribune – 08/11/2019

Quatorze mois après son arrivée à la tête d’Air France-KLM au cours desquels il a notamment ramené la paix sociale à Air France, rationalisé le portefeuille de marques, acté la sortie de la flotte des A380 et négocié avec les pilotes d’Air France un accord sur les conditions du développement de la filiale low-cost Transavia France, Ben Smith a dévoilé les objectifs financiers qu’il s’est fixés pour Air France-KLM d’ici à cinq ans et expliqué sa stratégie pour y arriver. Reposant sur les travaux du cabinet de consulting McKinsey pour la partie Air France, ce plan de marche, qui agrège de nombreux points évoqués ces derniers mois, est crucial pour l’avenir du groupe puisqu’il vise, comme Ben Smith l’a plusieurs fois déclaré, à faire d’Air France-KLM un acteur aussi rentable que Lufthansa ou le groupe IAG.

Un écart de résultat de 1 à 1,5 milliard d’euros avec les concurrents

Le chemin est immense. Malgré les différents plans d’économies depuis une dizaine d’années, Air France-KLM affiche toujours un bénéfice d’exploitation inférieur de 1 à 1,5 milliard d’euros à ceux de ses principaux concurrents européens. L’an dernier, Air France-KLM a dégagé un bénéfice opérationnel de 1,3 milliard d’euros (qui aurait été de 1,667 milliard d’euros sans les 15 jours de grève à Air France) contre 2,5 milliards pour Lufthansa et plus de 3 milliards pour IAG, le groupe composé de British Airways, Iberia, Aer Lingus, Vueling et Level. Ben Smith entend combler cet écart d’ici à cinq ans. Mais les chiffres présentés montrent un rattrapage de la performance d’Air France-KLM dans cinq ans par rapport à celle de Lufthansa… de 2018.

Le plan concerne essentiellement Air France

Air France-KLM vise en effet un résultat opérationnel de 2,5 milliards d’euros d’ici à 2024, ce qui représente une hausse de 117% par rapport au 1,15 milliard d’euros attendu en moyenne par les analystes cette année. Ce niveau de résultat représenterait une marge opérationnelle de 7 à 8% contre 4% prévue cette année. Sachant que la marge de KLM frôlait les 10% en 2018 (9,8%) et que l’objectif est de la maintenir à ce niveau au cours des cinq prochaines années, l’essentiel du plan consiste donc à améliorer significativement la performance d’Air France pour la faire approcher de celle de KLM.

Compte-tenu du poids de la taxation et du coût du travail en France, « l’écart de marge normal entre les compagnies devrait être de 2 à 2,5 points », a indiqué le directeur financier d’Air France-KLM Frédéric Gagey. D’où l’objectif de marge de 7 à 7,5% pour Air France (1,7% l’an dernier) contre 9 à 10% pour KLM. En valeur absolue, l’objectif du groupe est d’augmenter d’ici à 2024 le résultat opérationnel d’Air France de 900 millions d’euros, celui de KLM de 250 millions d’euros et celui de Transavia de 100 millions d’euros.

« Il y a beaucoup de travail à Air France pour augmenter la rentabilité », a rappelé Ben Smith.

Bâtir un modèle opérationnel efficace

Sans surprise, le plan d’Air France-KLM est donc un plan visant à « réinventer Air France », selon l’expression d’Anne Rigail, la directrice générale d’Air France.

Pour y parvenir, le groupe veut construire un modèle opérationnel efficace qui permettra de réduire les coûts. Cela passe par l’amélioration des process, le renouvellement et la simplification de la flotte, une meilleure utilisation des avions, l’optimisation des configurations des cabines d’avions, l’optimisation du réseau, l’utilisation des données…

Air France-KLM vise une baisse des coûts unitaires de 1% par an.

Mais ce plan vise également à augmenter les recettes en focalisant Air France sur la clientèle haute-contribution voyageant en classe affaires ou en classe « Premium » (entre la classe affaires en long-courrier et la classe économique). Une stratégie qui n’est pas sans risque à l’heure où l’environnement macroéconomique se dégrade.

« Alors que le marché Premium long-courrier au départ de Paris a progressé de 9% entre 2014 et 2019, la part de marché d’Air France a diminué de 4 points sur cette période, à 54%. Un point de part de marché supplémentaire représente 10 millions d’euros », explique Ben Smith.

L’idée est donc d’augmenter le nombre de sièges en classe Business mais surtout en classe Premium au détriment de la classe économique.

Nouvelle base de Transavia à Montpellier

Concernant Transavia, qui compte plus de 80 avions en comptant l’entité hollandaise (45 exemplaires) et française (38), la direction entend augmenter la flotte de 5 à 6 appareils par an, sans préciser dans quelle entité ils seraient positionnés. Pour autant, au regard du plafonnement de l’aéroport d’Amsterdam Schiphol, l’essentiel de la croissance devrait concerner Transavia France qui entend non seulement se renforcer à Orly en espérant obtenir des créneaux d’Aigle Azur mais aussi se développer au départ des régions. Ce sera le cas l’an prochain. Une nouvelle base opérationnelle ouvrira en avril à Montpellier avec deux avions et deux autres appareils seront positionnés à Nantes.

D’une manière générale, le groupe Air France-KLM entend grossir en augmentant ses capacités de 2 à 3% par an d’ici à 2024. Le groupe entend également être un acteur de la consolidation si des opportunités se présentaient. Faute de moyens suffisants, depuis sa création il y a 15 ans, Air France-KLM est devenu spectateur des opérations de concentration, alors que Lufthansa et IAG ont raflé un grand nombre de compagnies. Pas plus tard que ce lundi, IAG a annoncé le rachat d’Air Europa pour un milliard d’euros.

Pour autant, l’enveloppe d’investissements prévue pour les prochaines années ne laisse pas beaucoup de place pour des opérations capitalistiques. Air France-KLM a en effet prévu d’investir 4 milliards d’euros par an pendant cinq ans. Le groupe ne sera pas en mesure de générer de cash avant 2023-2024 et dégradera forcément son endettement. Pour une opération d’envergure, Air France-KLM serait aujourd’hui obligé de recourir à une augmentation de capital. Mais pour cela, il lui faut augmenter son cours de Bourse. Pour l’heure, ce plan ne semble pas convaincre les investisseurs. En clôture à la Bourse de Paris, le cours d’Air France-KLM a reculé de 5,68%.

« Le plan est crédible, mais en raison de l’historique des grèves à Air France, les investisseurs anglo-saxons estiment qu’Air France n’est pas à l’abri des conflits sociaux et qu’il y a un risque pour que l’amélioration des résultats soit récupérée par les syndicats », explique Yan Derocles, analyste chez Oddo BHF.

 

Les aéroports français questionnent leur compétitivité

Les Echos – 08/11/2019

Une étude de l’Aviation civile française indique que les coûts d’utilisation des aéroports français se situent dans la moyenne européenne, malgré un niveau de taxation plus élevé. Mais cette étude ne rend pas compte de la totalité des surcoûts pesant sur le transport aérien en France.

Les directeurs d’aéroports réunis à Montrouge pour le congrès de l’Union des aéroports français (UAF) ont bu du petit-lait ce jeudi, en découvrant les bonnes feuilles d’une étude de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) consacrée aux « coûts de touchée » des aéroports européens.

Alors que les compagnies aériennes, Air France en tête, n’ont de cesse de dénoncer le coût des aéroports tricolores, l’étude affirme que ces « coûts de touchée » – qui incluent les diverses taxes et redevances -, se situeraient dans la moyenne européenne, à savoir entre 20 et 40 euros par passager.

Différence d’appréciation

En début de semaine encore, le patron d’Air France-KLM, Benjamin Smith , affirmait pourtant, chiffres à l’appui, que le montant des taxes et redevances à Roissy-CDG représentait un surcoût de 300 millions comparé à Amsterdam-Schiphol. Mais l’étude de la DGAC, quant à elle, se garde bien de citer nommément tel ou tel aéroport.

Son panel, constitué de 87 aéroports dans cinq pays européens, inclut certes Roissy-CDG et consorts, mais aussi des aéroports nationaux, à bas coûts, régionaux et de proximité. Et si les coûts de touchée des 32 aéroports français se situent au niveau médian d’une ordonnée qui va de 18 à 70 euros, les résultats présentés sont anonymes et ne sont pas détaillés.

Les petits aéroports français en difficulté

Seule précision : les petits aéroports français de moins de 1 million de passagers par an sont globalement moins compétitifs que leurs équivalents espagnols et italiens. Ce qui peut constituer un sérieux handicap vis-à-vis des compagnies low cost intéressées avant tout par les destinations touristiques. En revanche, les aéroports britanniques sont les plus chers, quelle que soit leur taille, suivis par les aéroports allemands.

Par ailleurs, l’écart de coûts entre le plus cher et le moins cher des aéroports français est en moyenne moins important en France (1,9) qu’en Allemagne (2,5) et au Royaume-Uni (2,3), le système de péréquation français, qui oblige les grands aéroports à payer pour les plus petits, étant passé par là.

Une base de calcul limitée

« L’étude complète sera présentée au Conseil supérieur de l’aviation civile », explique Philippe Lambert, chef du bureau des études économiques à la DGAC. La méthode de calcul a également ses limites. Pour établir sa comparaison, la DGAC s’est basée sur l’exemple d’un Airbus A320 moyen-courrier, exploité en mode low cost, avec, par exemple, un stationnement de l’appareil au large, sur la base d’un taux de remplissage de 85 %.

Le résultat aurait probablement été différent avec un appareil long-courrier. Une étude d’Air France, réalisée en 2018, sur la base des coûts d’exploitation d’un A320 et d’un Boeing 777 long-courrier, chiffre ainsi à 177 millions d’euros, la différence de coûts de redevances et de sûreté entre Roissy-CDG et Amsterdam-Schiphol et à 180 millions, l’écart avec Rome-Fiumicino et Barcelone.

Pourcentage de taxes record en France

En revanche, la DGAC et Air France s’accordent à souligner le niveau élevé des taxes pesant sur le transport aérien en France. D’après l’étude de l’aviation civile, la France est le seul pays dans lequel la part des taxes représente plus de la moitié (55 %) du coût de touchée. Seuls le Royaume-Uni et dans une moindre mesure l’Allemagne taxent davantage le transport aérien. Ainsi, si Air France était basée à Londres-Heathrow, elle aurait à payer pour 321 millions d’euros de taxes supplémentaires (et 160 millions d’euros à Francfort).

Mais si British Airways et Lufthansa doivent supporter des niveaux de taxes et des coûts de touchée plus élevés que ceux d’Air France, ils bénéficient en revanche de cotisations sociales moins importantes. Air France économiserait ainsi 580 millions d’euros en étant basée au Royaume-Uni et 500 millions en Allemagne. Les coûts de touchée ne sont pas tout.

  

Transavia inaugure son Paris – Ouarzazate

Air Journal – 08/11/2019

La compagnie aérienne low cost Transavia France a inauguré hier une nouvelle liaison entre Paris et Ouarzazate, sa onzième destination au Maroc.

Depuis le 7 novembre 2019, la filiale d’Air France spécialisée dans le vol pas cher propose deux vols par semaine entre sa base à Paris-Orly 3 et l’aéroport d’Ouarzazate, opérés en Boeing 737-800 de 189 sièges. Les départs sont programmés jeudi à 13h25 (arrivée à 17h00) et dimanche à 13h50 (arrivée à 17h25), les vols retour quittant le Maroc jeudi à 17h45 (arrivée à 21h05) et dimanche à 18h10 (arrivée à 21h30). Transavia est en concurrence avec Royal Air Maroc sur cette route proposée à partir de 64 euros aller simple ; la ville est également desservie depuis la France par Ryanair (au départ de Bordeaux et Marseille).

Nicolas Hénin, Directeur Général Adjoint Commercial et Marketing pour Transavia France, déclarait en juillet : « après l’ouverture de la ligne Paris-Nador en avril dernier, nous sommes très heureux de proposer aujourd’hui une onzième desserte au départ de Paris-Orly vers le Maroc ! Nous sommes convaincus que la ville de Ouarzazate, porte d’entrée du désert, saura séduire notre clientèle à la recherche de dépaysement. L’ouverture de cette nouvelle destination vient renforcer notre développement au Maroc et confirme notre statut de première compagnie low-cost entre la France et le Maroc ».

À l’occasion du salon IFTM Top Resa à Paris, Transavia a signé avec l’ONMT un contrat pour le renforcement de plusieurs lignes au départ des aéroports de Paris-Orly, Nantes-Atlantique et Lyon-Saint Exupéry vers le Maroc. Avec 2 millions de sièges offerts au départ de la France vers onze destinations marocaines, soit une croissance de 14% de l’offre par rapport à 2018, le Maroc est le premier pays desservi (en sièges kilomètres offerts) par Transavia. Première low-cost entre les deux pays, elle a mis en place pour la saison hiver 2019-2020 une offre de 295.000 sièges vers le Maroc au départ de la France, avec le lancement de cette ligne donc en plus de la prolongation de la ligne Orly – Nador et le renforcement des fréquences des lignes existantes, le Nantes – Agadir passant par exemple à 5 fréquences hebdomadaires.

Rappelons aussi le lancement le mois dernier de Transavia Smart Connect, une plateforme permettant des correspondances entre plusieurs vols de son réseau – avec prise en charge en cas de correspondance ratée.

 

 

Régime en vue pour Brussels Airlines et Austrian Airlines

Air Journal – 08/11/2019

Le groupe Lufthansa a annoncé hier une cure d’amaigrissement pour les compagnies aériennes Brussels Airlines, où un plan de départs volontaires sera mis en place, et surtout Austrian Airlines qui va devoir réduire ses effectif, fermer des bases et standardiser sa flotte.

Lors de la présentation de ses (bons) résultats trimestriels le 7 novembre 2019 mais alors qu’il fait face à une grève massive des PNC en Allemagne, le groupe avait annoncé la couleur pour ses deux filiales. Brussels Airlines, devra atteindre une marge EBIT ajustée de « 8% en 2022 » ; à cette fin, « le réseau sera réaligné, tandis que l’organisation bénéficiera encore plus des synergies avec les Network Airlines ». Le Conseil d’administration de la compagnie belge sera « entièrement numérisée et rationalisé », sa flotte sera « standardisée », des améliorations de la productivité et des processus devant également « contribuer à la durabilité des réductions de coûts ». La compagnie basée à l’aéroport de Bruxelles-Zaventem a précisé dans la foulée son plan Reboot, qui devra économiser 160 millions d’euros par an d’ici 2022, tout en se disant selon L’Avenir « pas en mesure de chiffrer les pertes d’emploi », l’exercice nécessitant « une analyse au sein de chaque département » pendant les prochains mois. Si des licenciements secs ne sont pas exclus, un plan de départs volontaires va être proposé qui offrirait aux salariés « environ 40 à 55% de plus que ce qui est légalement prévu », avec à la clé un accompagnement dans la recherche d’un nouvel emploi et une possibilité de compensation financière en cas de perte importante de revenus, ou la possibilité de voyager pendant quatre ans à moitié prix à bord des avions de Brussels Airlines. Le quotidien précise que les postes administratifs sont initialement les seuls visés, mais que les navigants devraient « probablement » recevoir des propositions similaires.

La pilule est plus dure à avaler chez Austrian Airlines : les 90 millions d’euros par an d’économies qui lui seront imposées à partir de 2021 passeront entre autres par la fermeture de toutes ses bases en dehors de l’aéroport de Vienne-Schwechat. Comme annoncé en début d’année, la standardisation de sa flotte passera par le départ des seize Dash-8 Q400, qui seront remplacés d’ici 2021 par dix Airbus A320 d’occasion. L’impact sur l’emploi de ces mesures devrait « affecter 700 à 800 postes » selon la compagnie autrichienne qui justifie l’effort par la présence de multiples low cost à Vienne et le coût du carburant qui « pourraient mettre fin à six années consécutives de bénéfices ».

« Nous devons nous repositionner pour survivre à la concurrence brutale des compagnies aériennes à bas coûts », a déclaré le CEO d’Austrian Airlines, Alexis von Hoensbroech. « En partie, les mesures seront pénibles car elles drainent des ressources que nous avons laborieusement accumulées au cours des dernières années. Cependant, elles sont également nécessaires pour préserver l’avenir d’Austrian Airlines en tant que compagnie aérienne leader en Autriche ». Avant de préciser : « nous ne reculerons pas d’un millimètre sur le marché viennois », et le patron de Ryanair Michael O’Leary « se trompe s’il croit qu’il peut nous dépasser » dans la capitale autrichienne.

Le groupe va d’autre part supprimer de la flotte de Lufthansa Cargo dix McDonnell-Douglas MD11 d’ici la fin de l’année prochaine, deux Boeing 777F supplémentaires devant rejoindre les sept déjà en service. Les réductions de coûts sont également au programme de la branche fret.

 

Groupe Lufthansa : hausse du bénéfice net au T3

Air Journal – 07/11/2019

Le groupe aérien Lufthansa a enregistré au troisième trimestre une hausse de 4% de son bénéfice net à 1,5 milliard d’euros, sur un chiffre d’affaires progressant de 2%. L’EBIT et la marge sont en recul.

Le groupe réunissant les compagnies aériennes Lufthansa, Austrian Airlines, Brussels Airlines, Swiss International Air Lines et la low cost Eurowings, a réalisé au troisième trimestre 2019 un EBIT ajusté de 1,3 milliard d’euros, en baisse de 8% par rapport à la même période l’année dernière. « Dans un environnement opérationnel difficile » et malgré une facture de carburant en hausse de 174 millions d’euros, principalement pour des raisons de taux de change, le groupe évoque toutefois une « bonne performance », soutenue par le marché toujours fort de l’Atlantique nord et une baisse des coûts unitaires en particulier chez les compagnies de réseau. Les revenus globaux ont progressé au T3 de 2% à 10,18 milliards d’euros, tandis que la marge EBIT ajusté a reculé de 14,1% à 12,7%.

« Nos compagnies aériennes ont pu traduire leur qualité supérieure et leur force de marché en résultats solides au troisième trimestre », déclare dans un communiqué Carsten Spohr, CEO et président du conseil d’administration de Deutsche Lufthansa AG, précisant que chez Eurowings les mesures de redressement « affichent les premiers résultats ». Des « mesures correctives concrètes » vont être prises chez Austrian Airlines, Brussels Airlines et Lufthansa

Cargo pour améliorer les revenus. Mais en tant que groupe aérien leader en Europe, « nous sommes sur une trajectoire stratégique solide et stable », ajoute le dirigeant.

Sur neuf mois de janvier à septembre 2019, le revenu total du groupe a gagné 3% à 27,7 milliards d’euros, la facture carburant ayant augmenté de 620 millions d’euros. L’EBIT ajusté a chuté de 30% à 1,7 milliard d’euros, tandis que la marge EBIT ajusté reculait de 0,1% à 6,2%. Sur les neuf mois, le bénéfice net du groupe a quasiment reculé de moitié par rapport à 2018, passant de 1,8 à 1 milliard d’euros (-43%).

Les « compagnies de réseau » Lufthansa, Swiss et Austrian Airlines, membres de Star Alliance, ont réalisé sur neuf mois un EBIT ajusté de 1,6 milliard EUR, en baisse de 23% par rapport à l’année précédente ; leur marge EBIT ajustée a reculé de 12,1% à 9,0%. Hors taux de change, leur chiffre d’affaires est en baisse de 2,8%, même si le secteur Atlantique nord « est demeuré fort ». Les coûts ont cependant été réduits de 2,1%, les trois Network Airlines « ressentant » les avantages combinés d’une amélioration substantielle de la stabilité de leurs opérations de vol (avec réduction des coûts de retard et d’annulation) et d’une augmentation « beaucoup plus lente » des coûts de maintenance par rapport au 1er semestre.

Le redressement d’Eurowings « montre ses premiers succès », précise encore le groupe Lufthansa, avec un EBIT ajusté en hausse de 39% à 169 millions d’euros au troisième trimestre. Le revenu unitaire corrigé des effets du change a augmenté de 3,5% pour la période, suite à une « réduction substantielle » des capacités du long-courrier, et une amélioration des opérations. Sur le moyen-courrier, le revenu unitaire a reculé « d’un pourcentage à un chiffre ». Sur neuf mois, l’EBIT ajusté d’Eurowings recule de 6% à -104 millions d’euros. Eurowings « devrait retrouver sa rentabilité d’ici 2021 et dégager une marge de 7% à long terme », souligne le communiqué.

En ce qui concerne Brussels Airlines, le groupe explique qu’elle devrait atteindre une marge EBIT ajustée de « 8% en 2022 ». ; à cette fin, « le réseau sera réaligné, tandis que l’organisation bénéficiera encore plus des synergies avec les Network Airlines ». Le Conseil d’administration de la compagnie belge sera « entièrement numérisée et rationalisé », sa flotte sera « standardisée », des améliorations de la productivité et des processus devant également « contribuer à la durabilité des réductions de coûts ».

Les trois compagnies de réseau ne se développeront que « modérément » dans l’horaire d’hiver 2019/2020, tandis qu’Eurowings réduira sa capacité. En prenant ces mesures, le groupe Lufthansa « réagit aux pressions persistantes sur les prix en Europe, qui sont encore intensifiés par le ralentissement général de l’économie mondiale ». Le groupe confirme ses prévisions antérieures pour l’année 2019, sur laquelle il devrait afficher une marge EBIT ajustée comprise entre 5,5 et 6,5%, ce qui correspond à un EBIT ajusté de 2,0 à 2,4 milliards d’euros.

 

Air France : A220 allongé, promotion LC et kits confort

Air Journal – 07/11/2019

La compagnie aérienne Air France semble toujours compter sur le lancement d’une version allongée de l’Airbus A220, surnommée A220-500. Elle a lancé hier une série de promotions sur les vols long-courriers, et fait le point sur les trousses de confort disponibles cet hiver justement sur le LC.

La commande en juillet dernier de 60 A220-300 fermes plus 30 options par la compagnie nationale française avait déjà été suivies par une semaine plus tard par une déclaration du CEO d’Air France-KLM Benjamin Smith, se disant intéressé par une version allongée du monocouloir créé au Canada sous le nom CSeries, si jamais elle est lancée. Cet intérêt a été réaffirmé cette semaine lors de la présentation de la stratégie du groupe franco-néerlandais : une slide du plan de flotte « simplifiée et optimisée » d’Air France mentionne cet hypothétique A220-500, suivi d’un point d’interrogation. Si Airbus créait un A220-500, « nous examinerions cette option pour le développement futur de la flotte moyen-courrier (post-2025) », a déclaré dans La Presse un porte-parole de la compagnie aérienne.

Ben Smith a expliqué mardi que chaque A220 « ajoutera 1,3 million d’euros au bénéfice d’exploitation d’Air France », qui attend les premières livraisons des ex-CSeries en 2021. Si Airbus répète régulièrement que son objectif pour le moment est d’accélérer la production du monocouloir, le quotidien canadien rappelle que le chef du soutien à la clientèle et chef de l’ingénierie du programme A220 Rob Dewar déclarait lors du Salon du Bourget qu’on pouvait « certainement ajouter quatre ou cinq rangées » de cinq sièges. L’appareil est déjà proposé en deux versions de 120 à 150 sièges, l’A220-100 (entré en service chez Swiss et Delta Air Lines) et l’A220-300 (chez airBaltic, Swiss, Korean Air, EgyptAir et Air Tanzania). Une troisième version allongée viendrait donc chasser un peu plus sur les terres de l’A320neo…

La compagnie de l’alliance SkyTeam a d’autre part annoncé hier une promotion sur ses vols long-courriers, valable jusqu’au 13 novembre 2019 « sur de nombreuses lignes » au départ des aéroports de Paris-Orly ou Paris-Charles de Gaulle, telles que : Miami, Montréal et New York dès 299 €* Boston et Los Angeles dès 329 €* Saint-Martin dès 389 €* Chicago dès 399 €* Dubaï et Nairobi dès 449 €* Bangkok dès 459 €* Johannesburg et Singapour dès 479 €* Mexico et Washington dès 499 €* Bogota dès 579 €* La Réunion et Séoul dès 599 €* Malé dès 679 €* Lima dès 689 €* Antananarivo dès 699 €* Prix aller/retour TTC en cabine Economy. Taxes en vigueur au 7/11/2019. Frais de service airfrance.fr 1€ inclus. Tarifs soumis à conditions et sous réserve de disponibilité.

Cette offre promotionnelle Air France est disponible à la vente pour des voyages prévus du 13 janvier au 2 février 2020 (voyage terminé le 9/2/2020) hors Bangkok ; du 2 au 29 mars 2020 (voyage terminé le 5/4/2020) hors Bangkok (sauf Antananarivo, Boston, Chicago, La Réunion, Los Angeles, Mexico, Miami, Montréal, New York, Saint Martin : du 9/3 au 29/3/2020 – voyage terminé le 5/4/2020) ; et du 4 mai au 21 juin 2020 (voyage terminé le 28/6/2020) hors Bogota, Chicago, Fortaleza, Johannesburg, Los Angeles, Malé, Miami, New York, Séoul, Singapour.

Air France a en outre rappelé dans un communiqué que cet hiver, « petits et grands voyageurs » bénéficient d’une trousse de confort à bord des cabines La Première, Business, Premium et Economy. Spécialement conçues pour chacune de ces cabines, les nouvelles trousses sont à retrouver à bord des vols long-courriers : « ainsi, les clients peuvent traverser les fuseaux horaires accompagnés des meilleurs accessoires de confort possible. Pensées comme un véritable cadeau à emporter chez soi, les trousses de confort d’Air France s’habillent des symboles iconiques de la compagnie tels que l’hippocampe ailé ou l’accent ».

La trousse de confort La Première est un véritable coffret. Raffiné et à l’aspect cuir, cet étui aux finitions « haute couture » est estampillé de l’hippocampe, signature de la suite La Première. Deux coloris sont proposés à l’attention des clients : bleu marine et camel. Coloré à l’intérieur, ce coffret renferme l’essentiel pour une mise en beauté immédiate, avec une gamme de soins visage et corps de la prestigieuse maison de beauté Carita : une crème hydratante, Crème des Lagons (10ml) ; un soin regard, Combleur Fondamental (7ml) ; un masque hydratation, Bain des Lagons (10ml) ; un sérum jeunesse originelle main, Progressif Lift fermeté (10ml) ; une offre exclusive pour un soin capillaire avec coiffage, offert pour tout achat d’un soin visage d’une heure trente ; un stylo La Première d’Air France et un peigne La Première d’Air France.

L’enveloppe Business : après avoir conquis les clients Business d’Air France en 2017, cette trousse de confort, surnommée « Toi & Moi », est à nouveau offerte à bord. Le modèle est disponible en quatre nouveaux coloris au choix : bleu océan, bleu paon, camel et gris minéral. La trousse Business combine design moderne, par sa suédine aux couleurs élégantes et son rabat en cuir, et fonctionnalité, grâce à sa double poche refermable par un zip. Cet objet unique rassemble confort et bien-être : un gel sorbet désaltérant Clarins ; une crème Jeunesse des mains Clarins ; un masque de nuit large, enveloppant, ajustable et occultant ; un dentifrice Signal ; une brosse à dents, des bouchons d’oreille Uvex; un stylo Air France ; une lingette microfibre Air France ; des pastilles rafraîchissantes ; des bonnettes pour les écouteurs, et un chausse-pied

Le berlingot Premium Economy : les clients de la classe Premium d’Air France découvrent à chacun de leur vol une trousse au design original et aux textures singulières. Le confort et à la modernité sont à l’honneur avec un tissu en mousse néoprène. Cette trousse à la forme ludique d’un berlingot se décline en deux coloris acidulés : bleu et vert, et contient : des bonnettes d’écouteurs, des bouchons d’oreilles, une brosse à dents, du dentifrice ; une paire de chaussettes et un masque de nuit.

 La trousse Kids : les petits voyageurs, âgés de 3 à 11 ans et ayant commandé un repas enfant, se verront offrir par le personnel Air France une jolie boîte métallique aux couleurs pastelles. Grâce à cette trousse Kids, les enfants pourront s’occuper tout au long de leur vol long-courrier. Fini les pions égarés ! La boîte renferme des pions aimantés pour jouer en toute tranquillité et bien d’autres activités. Disponible en deux coloris et facilement réutilisable pour ranger les crayons d’école, elle se glisse aussi dans le cartable. Offerte jusqu’en avril prochain, la trousse Kids se compose de : deux jeux imprimés : Solitaire et Sudoku ; 36 pions aimantés ; un carnet d’activités;  une carte postale à animer en 3D dans l’application Kids ; cinq crayons de couleur et six trombones colorés en forme d’avion La trousse porte biberon pour les bébés : les petits voyageurs âgés de 0 à 23 mois en cabine La Première, Business et Premium Economy profitent aussi d’accessoires de confort. Cette trousse « porte biberon » aux couleurs tendres est offerte à bord des vols long-courriers jusqu’à septembre 2020. Elle contient tous les indispensables au voyage de bébé : un bavoir; une cuillère bébé ; un carré doudou ; deux cosmétiques Mustela et une couche 1er âge.

 

Emirates : résultats semestriels en dents de scie

Déplacements Pros – 07/11/2019

La compagnie de Dubaï publie les résultats de son premier semestre 2019-20. Son chiffre d’affaires s’inscrit en baisse et son résultat net en hausse.

Le Groupe Emirates a vu les résultats de son premier semestre 2019-2020 (avril à septembre) impactés favorablement ou défavorablement par quatre principaux facteurs : la fermeture d’une des pistes de l’aéroport international de Dubaï (DXB) ; la baisse du coût du kérosène de 9% par rapport à la même période de l’exercice précédent (*) ; l’évolution défavorable des taux de change ; la faillite de Thomas Cook. Son chiffre d’affaires a ainsi baissé de 2% à 53,3 milliards AED (14,5 milliards USD) et son résultat net progressé de 8% à 1,2 milliard AED (320 millions USD). Son coefficient de remplissage s’est amélioré à 81,1% (+2,3%), avec 29,6 millions de passagers transportés. L’attractivité de Dubaï en tant que destination demeure forte. La compagnie a transporté 7,9% de passagers en plus vers son hub (3ème/4ème liberté).

Côté destinations, Emirates a inauguré au cours du semestre deux nouvelles liaisons : Dubaï- Bangkok-Phnom Penh et Dubaï-Porto. Le transporteur, sur ces six mois, a par ailleurs pris livraison de trois A380 et devrait réceptionner trois nouveaux appareils supplémentaires d’ici à la fin de l’exercice 2019-20. La compagnie a également retiré du service six avions plus anciens, suivis par deux autres d’ici au 31 mars 2020. La flotte d’Emirates compte aujourd’hui 269 appareils dont 112 A380 et 157 B777. Rappelons que la compagnie relie Dubaï à Paris trois fois par jour (en A380), Nice une fois par jour (en A380) et Lyon également en quotidien (en B777-300).

(*) Le carburant représente toujours le principal poste de dépenses de la compagnie, puisqu’il concentre 32% de ses charges d’exploitation, contre 33% pour les six premiers mois de l’an dernier.

 

Jean-Baptiste Djebbari : « le secteur aérien a toute sa place pour l’avenir »

Tourmag – 07/11/2019

Congrès de l’UAF

Clôturant le deuxième congrès annuel de l’Union des aéroports français (UAF), le secrétaire d’Etat aux Transports a affirmé son soutien à la filière aérienne française.

Placé cette année sous le thème des « ruptures », le deuxième congrès annuel de l’Union des aéroports français (UAF), qui se tenait à Montrouge (Hauts-de-Seine) jeudi 7 novembre 2019, a vu s’entremêler les grands débats qui agitent actuellement le secteur.
« Cette année a vu éclore une interrogation sociale sur la place de l’aérien dans la société », a résumé Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d’Etat au Transport, venu clore les débats.
« Je partage avec vous l’idée que le transport aérien est un transport complémentaire aux autres, et qu’il a la nécessité de participer au désenclavement des territoires. Je veux vous réaffirmer que le secteur aérien va s’ajuster et qu’il a toute sa place pour l’avenir », a lancé, optimiste, le ministre (également pilote de ligne diplômé de l’Enac) devant les membres de l’UAF.
Pour lui, la compétitivité et la transition vers une aviation durable sont les deux enjeux principaux qu’a à relever l’aérien actuellement.

« Le programme est vaste mais nous pouvons le relever collectivement. Je suis prêt, je compte sur vous et vous pouvez compter sur moi ».

Des Assises inachevées

« Le rapport au voyage et aux aéroports est en train de changer. Nous n’avons jamais vu un secteur confronté a autant d’évolutions, de ruptures et de défis aussi multiples en même temps », a-t-il poursuivi, évoquant pêle mêle la forte intensité concurrentielle, la consolidation des acteurs du secteur, l’impact du digital sur certains métiers, et plus globalement la mise à mal de la compétitivité du transport aérien français.

« Le pavillon français ne profite pas de la croissance mondiale. Si les Assises du transport aérien ont permis de dresser un agenda des solutions, nous ne sommes peut-être pas allés jusqu’au bout de l’exercice », a ensuite reconnu le secrétaire d’Etat, interpellé par Thomas Juin, président de l’UAF.

« 2019 aura été une année de rupture lors de laquelle s’est installé un climat hostile au transport aérien, qui nous a pris au dépourvu », avait auparavant résumé ce dernier, déplorant l’absence de mesures fortes prises par le gouvernement pour aider le secteur et regrettant encore la mise en place en janvier 2020 d’une écotaxe « punitive plutôt qu’incitative ».
« C’est une occasion manquée pour notre pays d’accompagner la transition écologique du secteur », a estimé Thomas Juin.

 

Tourisme chinois : Accor sort l’artillerie lourde avec Alibaba

L’Echo Touristique – 07/11/2019

Accor vient de signer un partenariat stratégique avec Alibaba, le géant du e-commerce. Un accord de cinq ans, qui vient soutenir les fortes ambitions du groupe hôtelier sur le marché chinois.

“Être là où sont les chinois” pour gagner en visibilité : c’est le mantra du groupe Accor qui avait déjà signé avec Ctrip en 2018. Convaincu que la croissance en Chine passe par des partenariats forts, le groupe hôtelier poursuit son offensive avec la signature d’une nouvelle alliance, cette fois avec le géant chinois du e-commerce, Alibaba. 

Cet accord, annoncé dans le cadre du salon International Import Expo, porte sur les cinq prochaines années et permettra au groupe hôtelier de bénéficier de la force de frappe d’Alibaba, en s’appuyant notamment sur sa branche voyage, Fliggy. A travers ce « rapprochement stratégique », Accor pourra désormais cibler les quelque 700 millions de clients des différentes places de marchés d’Alibaba. La clientèle chinoise pourra ainsi y effectuer différentes réservations (hôtellerie, restauration, divertissement….) et payer par Alipay. La collaboration avec Alibaba n’est pas tout à fait nouvelle : une boutique Accor était déjà intégrée sur le site Fliggy depuis 2016. “Accor a ainsi trusté, plusieurs années consécutives, les premières places dans les différents classements et a réalisé un chiffre d’affaires record, parmi les groupes hôteliers internationaux, lors du “11.11 Global Shopping Festival”.

Quadrupler le nombre de clients chinois

Le groupe hôtelier pousse donc cette fois plus loin encore le curseur, développant en outre une offre hôtelière spécialement dédiée à la clientèle chinoise. Baptisé “Haoke” (qui signifie “Bienvenue”), ce programme d’accréditation garantira que les hôtels Accor concernés accueilleront cette clientèle en proposant des informations en chinois, qu’ils intègreront des plats chinois aux menus, qu’ils recruteront du personnel sinophone et qu’ils offriront d’autres services et systèmes de paiement répondant à leurs besoins.

Cet accord est stratégique à plus d’un titre. Il sera aussi un catalyseur pour le déploiement en Chine du nouveau programme de fidélité du groupe hôtelier, “ALL – Accor Live Limitless”, sur lequel le groupe hôtelier planche depuis de longs mois. Un programme d’ailleurs inspiré de ce qu’Alibaba a réalisé avec son Club 88, confiait Maud Bailly, Chief Digital Officer du groupe Accor en mars dernier, lors du salon China Connect. En fédérant des marques issues d’univers différents (voyage, loisirs, santé, services bancaires, …), Alibaba a su « créer un écosystème » inspirant pour le groupe hôtelier, expliquait-elle alors. Au moment de cette intervention,  le programme de fidélité d’Accor avait été adopté par 3 millions de Chinois (+33% par rapport à 2017).

L’objectif du groupe hôtelier est de quadrupler le nombre de clients chinois et doubler le nombre de clients chinois membres de son nouveau programme de fidélité.

 

Aérien : perquisition dans les locaux d’Air Austral

L’Echo Touristique – 07/11/2019

Les locaux d’Air Austral ont été perquisitionnés jeudi par les gendarmes et les services de l’Autorité de la concurrence.

Une perquisition a été opérée ce jeudi matin dans les locaux d’Air Austral à La Réunion, a révélé aujourd’hui FranceInfo. Une perquisition confirmée, dans la foulée, par la compagnie aérienne. D’après la chaîne d’information, « les enquêteurs de l’Autorité de la concurrence française se sont en effet présentés au siège de la zone aéroportuaire » et ont placé plusieurs bureaux de la direction générale d’Air Austral sous scellés pour les besoins d’une enquête.

Selon une source proche du dossier, appuyés par des gendarmes, les agents de l’Autorité de la concurrence ont saisi des ordinateurs et des documents.

« Cette enquête est en lien avec le dossier de non-reconduction par les Autorités Malgaches des droits de trafic temporaires de la compagnie Corsair entre la Réunion et Tananarive en 2018. La procédure de mise sous scellés reste une procédure classique, mais reste une opération quelque peu surprenante et spectaculaire », explique la compagnie dans un communiqué.

21 ans de présence à Madagascar

« Je vous tiendrai informés des résultats qui seront obtenus à l’issue de l’enquête, ce pourquoi je reste totalement confiant. L’intégrité de notre compagnie que je représente fait en effet partie de mes priorités absolue mais aussi de nos valeurs communes », indiquait Marie Joseph Malé, PDG d’Air Austral, dans son message adressé cet après-midi à l’interne.

Rappelons qu’en mars 2018, les autorités malgaches avaient suspendu le vol hebdomadaire qu’opérait Corsair International sur Antananarivo car elles estimaient que la concurrence impactait trop les activités d’Air Madagascar. Pourtant, Corsair avait bien obtenu des droits trafic en 2017 pour effectuer la liaison entre Saint-Denis et Antananarivo. La perte de ses droits de vols entre l’aéroport de Saint Denis-Roland Garros à La Réunion et celui d’Antananarivo-Ivato à Madagascar avait obligé Corsair à arrêter sa rotation entre Paris-Orly et la capitale malgache via La Réunion. Après 21 ans de présence à Madagascar.

Air Austral et Air Madagascar partenaires stratégiques

En avril 2017, Air Austral avait été « officiellement désignée » comme « le partenaire stratégique d’Air Madagascar ». La compagnie réunionnaise avait mis en place un plan de redressement de la compagnie malgache mobilisant 40 millions de dollars. Le renforcement de cette collaboration avait eu lieu un an avant la suppression des droits de trafic de Corsair.

Corsair avait lancé une pétition en ligne, pour dénoncer le monopole aérien d’Air Madagascar, elle avait récolté à l’époque plus de 200 signatures d’internautes en 24 heures.

« A ce stade, ces interventions ne préjugent bien évidemment pas de la culpabilité des entreprises concernées par les pratiques présumées, que seule une instruction au fond permettra le cas échéant d’établir », a indiqué l’Autorité de concurrence dans son communiqué.