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Le SNPL appelle à la grève

conseil européen

Paris, le 4 septembre 2026 – La section easyJet du Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL) ne peut que constater et déplorer qu’aucune solution concrète n’ait été apportée aux revendications légitimes des pilotes easyJet, notamment celles liées aux problématiques de l’instabilité chronique des plannings des pilotes. En effet, depuis de nombreux mois, et malgré les propositions faites par le SNPL, la Direction d’easyJet reste sourde à ces demandes ! Le SNPL appelle donc l’ensemble des pilotes easyJet basés en France à cesser le travail les 13 et 14 septembre 2026.

Ça suffit ! Depuis quatre mois, le SNPL tente de négocier avec la Direction d’easyJet des mesures concrètes permettant d’améliorer la stabilité des plannings des pilotes. Faute d’avancée suffisante, un préavis de grève a été déposé pour les 13 et 14 septembre.

Pour un navigant, la stabilité d’un planning n’est pas un sujet secondaire. Il est impossible d’organiser normalement sa vie familiale, ses rendez-vous ou simplement son repos lorsque son emploi du temps peut être modifié plusieurs fois par semaine. Depuis des années, la compagnie promet des améliorations qui ne se matérialisent pas. Un ancien DRH d’easyJet reconnaissait lui-même qu’il aurait probablement divorcé depuis longtemps s’il avait dû vivre avec la même impossibilité d’organiser sa vie personnelle que les navigants.

Les chiffres internes de la compagnie confirment pourtant l’ampleur du problème : le nombre et la fréquence des changements d’emploi du temps est telle qu’elle est pire que celle de nos collègues Personnels Navigants Commerciaux (PNC) depuis au moins deux ans, sur l’ensemble de la France. Il est régulier qu’un pilote se retrouve en fin de mois avec un emploi du temps qui n’a pas une seule journée identique à celle en début de mois, parfois avec une journée pouvant changer 10 fois la veille du vol. Ces changements, outre l’impact sur l’organisation de la vie privée et du temps de repos, entraînent une frustration et une fatigue qui sur le long terme peuvent générer des risques psychosociaux.

Curieusement ce qui était « impossible » est devenu possible après la grève des PNC

Nos collègues PNC étaient confrontés aux mêmes difficultés. Après leur mouvement de grève de la mi-août qui a entraîné d’importantes perturbations pour la compagnie avec de nombreuses annulations de vols, la compagnie a finalement accepté de mettre en place de nouvelles protections, notamment la possibilité de verrouiller cinq jours du planning chaque mois. Pendant des mois, le SNPL s’est pourtant entendu répondre que de telles règles de stabilité étaient impossibles pour les pilotes. Aujourd’hui encore, easyJet refuse de leur accorder des protections comparables.

Cette différence de traitement est d’autant plus difficile à comprendre que pilotes et PNC opèrent les mêmes avions, les mêmes rotations et dans le même environnement opérationnel. Néanmoins les pilotes n’ayant pas accès à ces protections doivent faire face à une instabilité permanente des horaires ne constituant pas seulement une contrainte personnelle : elle affecte directement la récupération, la vigilance et les conditions dans lesquelles ils doivent assurer la conduite et la sécurité du vol.

Une grève qui pourrait être évitée ?

Les négociations sur les éléments de rémunération avaient pourtant suffisamment progressé pour laisser entrevoir la possibilité d’un accord. Ce qui bloque aujourd’hui sa signature est principalement le refus du département Planning de prendre des engagements concrets sur la stabilité des plannings, malgré les protections que la compagnie vient d’accorder aux PNC. Par ailleurs, certaines protections sont également appliquées depuis longtemps dans d’autres pays où easyJet opère.

Le SNPL a identifié plusieurs causes profondes de l’instabilité, a proposé des solutions et a tenté de travailler avec la compagnie. Pour seule réponse, la direction a refusé de s’engager, parfois en se murant dans le silence, parfois en reconnaissant la cause du problème tout en refusant d’investir pour la corriger.

C’est un gâchis incompréhensible !

Moins d’un mois après avoir poussé ses PNC au conflit social avant de leur accorder finalement des mesures de stabilité, easyJet reproduit aujourd’hui exactement le même scénario avec ses pilotes.

La direction peut encore éviter cette grève prévue les 13 et 14 septembre. Il ne lui est pas demandé d’inventer des solutions nouvelles : certaines existent déjà au sein même de l’entreprise. Il lui suffit de les appliquer également aux pilotes. Le SNPL reste ouvert au dialogue.

SNPL easyJet France

 

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