L’HISTOIRE DU SNPL EN QUELQUES DATES CLES…

Le SNPL, émanation de l’Association des Professionnels de l’Aviation (APNA, association créée en 1927), naît en 1952. Sa raison sociale est clairement affichée depuis sa création : œuvrer à l’amélioration de la sécurité du transport aérien, à celle des conditions de travail et de rémunération des pilotes de ligne ainsi qu’à la défense de l’emploi des personnels navigants techniques (PNT).

Très actif dans le domaine technique, il l’est aussi sur le plan social pour la profession. Il participe également à la création de la Caisse de Retraite du Personnel Navigant (CRPN), de l’Association de Prévoyance du Personnel Navigant (APPN) et du Service Social des Navigants de l’Aviation Marchande (SSNAM).

Il remporte sa première victoire syndicale en 1955 lorsqu’à l’issue d’un mouvement de grève lancé au mois de février afin de lutter contre la diminution du nombre des membres d’équipage, une Direction d’Exploitation est créée au sein de la compagnie Air France. Il est alors acté que les pilotes participent désormais à la définition des doctrines de vol.

C’est après de longues négociations que le protocole du 16 septembre 1958 est finalement signé. Valable douze ans, il couche pour la première fois sur le papier les principes relatifs à la courbe masse/vitesse tout en précisant le lien entre personnel navigant et personnel sol ; il est assorti du premier règlement de carrière des pilotes.

En 1970, les directions d’Air France, UTA et Air Inter rejettent le projet d’accord présenté au nom de tous les syndicats PNT pour remplacer le précédent protocole. Ce refus conduit à un « lock-out » c’est à dire à une fermeture pure et simple des trois compagnies, décidée unilatéralement par leurs directions respectives. Bien que déclaré illicite par la justice, il durera néanmoins plus de trois semaines avant de déboucher sur le Procès-Verbal du 16 mars 1971, qui constitue encore aujourd’hui l’ossature des conditions de travail des pilotes d’Air France.

 

L’arrivée des 737 et du cockpit à deux

 

 

La fin des années 1970 est marquée par l’évolution difficile vers l’équipage sans officier mécanicien navigant (OMN). C’est en 1982 qu’une page syndicale se tourne : un référendum lancé par deux pilotes dégage une majorité de 90 % en faveur du remplacement des Caravelle par des B737, opérés sans mécanicien moyennant un reclassement des OMN vers la fonction de pilote ou vers l’encadrement au sol.

 

Ce résultat conduit inexorablement à une scission syndicale à partir de laquelle émerge un nouveau syndicat : le SPAC (Syndicat des Pilotes de l’Aviation Civile).

Cette scission n’empêche cependant pas le SNPL de poursuivre son action collective et globale tantôt par la signature d’accords fondateurs, tantôt par l’organisation de mouvements sociaux visant à obtenir de meilleures conditions de travail pour les pilotes quelle que soit la taille des entreprises dans lesquelles ils opèrent. A titre d’exemple, en novembre 1996, le SNPL mène avec succès une grève nationale qui permettra notamment la prise de conscience des pouvoirs publics sur les conséquences des délocalisations et des affrètements.

Au fil des années, les difficultés des compagnies aériennes traditionnelles et la nécessité d’apporter une action syndicale forte aux débats et à la défense des pilotes conduiront progressivement le SNPL et le SPAC à se rapprocher. Un traité de fusion est signé le 1er janvier 2008 entre le SNPL Air France et le SPAC Air France viendra entériner cette fusion syndicale. La section syndicale Air France du SNPL est aujourd’hui encore la plus importante en termes de nombre d’adhérents.

 

L’accord de représentativité

 

Parallèlement, le SNPL devient SNPL France ALPA en référence à sa position de syndicat majoritaire parmi les Personnels Navigants Techniques (PNT) mais aussi en sa qualité de représentant des pilotes français au sein des instances internationales et européennes (IFALPA, ECA, etc.).

 

 

En 2009, dans le cadre de la loi de modernisation du dialogue social, et face au risque de disparition du paysage syndical des organisations corporatistes, le SNPL France ALPA obtient de haute lutte une représentativité spécifique pour les pilotes de ligne.

 

Un syndicat fédérateur en perpétuelle évolution

Durant les années 2010 et suivantes, le SNPL s’adapte à l’évolution du transport aérien : la création et l’essor des compagnies low cost, l’installation de leurs bases en France permet au SNPL de créer de nouvelles sections syndicales pour les accompagner dans les négociations. C’est ainsi que la signature, en avril 2007, de l’accord de création de Transavia France conduit à la création d’une section spécifique. En 2008, la section SNPL easyJet voit elle aussi le jour.

En 2016, la position majoritaire du SNPL se trouve une nouvelle fois renforcée au sein de la communauté des pilotes à l’occasion de la création de la compagnie HOP! au sein du Groupe Air France – fusion des compagnies Airlinair, BritAir et Regional –. Un traité de fusion/absorption, adopté par voie référendaire et signé le 7 mars, voit  le SNPL absorber les syndicats UFPL et SPAC BritAir. La section syndicale HOP! est aujourd’hui l’une des plus importantes du syndicat.

Avec l’ouverture des bases de CDG et d’Orly par la compagnie Vueling, c’est une nouvelle section syndicale qui voit le jour au printemps 2017, faisant une fois encore du SNPL France ALPA un interlocuteur incontournable dans le paysage aérien.

 

Présent dans une cinquantaine de compagnies aériennes, le SNPL France ALPA possède une représentation syndicale (Bureau d’entreprise) au sein de compagnies aussi variées qu’Air France, Aigle Azur, Air Austral, Corsair International, ASL Airlines France, easyJet, Transavia France ou XL Airways.

Il compte également un grand nombre de délégués syndicaux chez Aircalin, Air Caraïbes, Air Caraïbes Atlantique, Air Corsica, Air St Pierre, Air Tahiti, Air Tahiti Nui, Caire (ex-Air Guyane Express), Cityjet ou OpenSkies. On le retrouve aussi chez Airbus Transport International, Dassault Falcon Service (DFS) ou dans les écoles de formation comme l’ESMA.

 

Il représente également les pilotes d’hélicoptère, ceux de l’aviation d’affaires, du travail aérien ou encore de la DGAC (Direction Générale de l’Aviation Civile) sans oublier les pilotes demandeurs d’emploi, les pilotes stagiaires et les pilotes retraités.