Bureaux (Bibliothèque) Archives - Page 80 of 1056 - SNPL

Préavis de grève chez Volotea :

Aucune avancée sociale malgré les “promesses” de la direction

conseil européen

Roissy CDG, le 27 août 2026 – Le Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL) ne peut que constater et déplorer que très peu d’évolutions concrètes ont été apportées aux revendications sociales légitimes des pilotes Volotea portées depuis de si nombreuses années. En 2022 déjà, le SNPL dénonçait les conditions de travail et de rémunération délétères du personnel navigant de de la compagnie Volotea, parmi les moins biens rémunérés du marché. En 2026 : rien n’a changé ! Le SNPL appelle donc, avec l’UNAC et le SPL, les pilotes Volotea basés en France à cesser le travail du 4 au 6 septembre 2026 inclus.

Le SNPL n’a eu de cesse, notamment depuis 2022, de dénoncer les conditions de travail difficiles des pilotes de la compagnie espagnole Volotea ainsi que leur niveau de rémunération parmi les plus bas du marché !

Depuis 2021, aucune négociation annuelle obligatoire (NAO) sur ces sujets n’aboutissent à des avancées concrètes, malgré la bonne volonté et les propositions constructives des syndicats, qui ont constamment recherché le dialogue, consenti des compromis significatifs et maintenu leur détermination à parvenir à un accord équitable.

L’échec de ces négociations incombe exclusivement à la direction de l’entreprise.

En 2025, la direction s’est octroyé des augmentations de 23 % en moyenne.

Dans un même temps, les pilotes, qui ont largement contribué aux performances de la compagnie et qui sont aujourd’hui toujours fortement sollicités, demeurent enfermés dans une stagnation salariale datant de 2012.

C’est inacceptable.

Étant exploités au maximum de leurs capacités, sans reconnaissance humaine, ni financière à la hauteur de leur engagement : ils sont éreintés, mais mobilisés.

Depuis trop d’années, malgré les demandes ou les alertes, la direction de Volotea ne prend  en compte aucune des revendications légitimes de ses navigants.

C’est pourquoi le SNPL appelle, avec l’UNAC et le SPL, les pilotes Volotea basés en France à faire grève du 4 au 6 septembre 2026 inclus.

Les pilotes Volotea sont mobilisés pour obtenir enfin de justes rémunérations et de meilleures conditions de travail, respectueuses de la législation française et à même de garantir la sécurité des vols !

 

easyJet France :

le SNPL soutient les syndicats PNC et alerte sur une dérive préoccupante de l’exploitation

conseil européen

Roissy CDG, le 14 août  2026 – Alors que les personnels navigants commerciaux d’easyJet France entament un mouvement de grève ce week-end, le SNPL easyJet France leur apporte son soutien.

Cette mobilisation intervient dans un contexte social profondément dégradé. Les pilotes sont engagés depuis plusieurs mois dans leurs négociations annuelles avec la direction. Malgré des mois de discussions, aucun engagement écrit significatif n’a été obtenu sur deux préoccupations devenues majeures : la stabilité des emplois du temps et la fatigue.

Et pendant que les négociations stagnent, la situation opérationnelle s’envenime.

Nos données montrent une dégradation de la stabilité des plannings, un recours croissant à des pilotes volontaires pour travailler sur des jours initialement prévus comme des jours de repos, ainsi qu’une augmentation du nombre de rotations construites avec des marges toujours plus faibles pour absorber les aléas opérationnels.

Des retards parfois limités peuvent ainsi suffire à rapprocher certaines rotations du recours à la marge discrétionnaire du commandant de bord, mécanisme qui doit réglementairement rester exceptionnel. Pris isolément, chacun de ces mécanismes peut s’inscrire dans le cadre réglementaire.

C’est leur multiplication et leur évolution qui nous inquiètent.

La résilience d’une compagnie aérienne ne peut pas reposer durablement sur la capacité de ses équipages à absorber toujours davantage de contraintes.

La direction reconnaît d’ailleurs elle-même le rôle déterminant de cette disponibilité. Après un récent week-end de fortes perturbations, le management des opérations aériennes a remercié les pilotes pour leur « resilience and commitment », leur contribution au maintien d’un niveau élevé de « flight completion » et leurs « excellent attendance levels », présentés comme ayant contribué à fournir la résilience nécessaire à l’exploitation.

Mais la résilience opérationnelle ne peut pas être construite indéfiniment sur la résilience humaine.

Cette logique a une limite : la fatigue.

Depuis plusieurs mois, le SNPL alerte la direction et propose des mesures concrètes pour restaurer davantage de stabilité et de marge dans les plannings. Pourtant, lorsqu’il s’agit de formaliser des engagements, les réponses restent insuffisantes et certaines améliorations sont désormais renvoyées jusqu’en 2028.

Pendant ce temps, les objectifs de productivité, eux, sont immédiats.

Là encore, notre inquiétude ne consiste pas à affirmer que ces mécanismes seraient en eux-mêmes illégaux, mais à constater qu’ils prennent une place croissante dans une exploitation disposant de moins en moins de marge.

Les limites réglementaires sont des garde-fous. Elles ne doivent jamais devenir un modèle de planification.

Le SNPL n’affirme pas que les opérations d’easyJet sont aujourd’hui dangereuses.

Nous disons quelque chose de différent, et de suffisamment sérieux pour mériter d’être entendu : nous observons une dérive progressive qui réduit les marges de résilience, augmente la sollicitation des équipages et fait de leur flexibilité individuelle une composante toujours plus importante du maintien du programme de vol.

Mais dans l’aviation, ignorer une telle évolution jusqu’à ce qu’elle produise des conséquences serait précisément l’inverse d’une politique de sécurité efficace.

La fatigue est un facteur de risque pour la sécurité des vols. Elle doit être traitée avant de devenir un problème, pas après.

Le SNPL a jusqu’à présent choisi de privilégier la négociation et n’a appelé les pilotes à aucun mouvement de grève. Cette responsabilité ne doit pas être confondue avec une acceptation de la situation.

La mobilisation des PNC constitue aujourd’hui un signal supplémentaire adressé à la direction d’easyJet France.

Les PNC ont choisi de l’exprimer par la grève. Les pilotes continuent, pour l’instant, à privilégier le dialogue.

Mais après plusieurs mois de discussions sans réponse à la hauteur des problèmes rencontrés, ce dialogue ne peut pas devenir une fin en soi. Il appartient désormais à easyJet de choisir : restaurer des marges, protéger réellement les emplois du temps et traiter sérieusement la fatigue, ou continuer à considérer la flexibilité, la disponibilité et la résilience de ses équipages comme des ressources inépuisables.

Elles ne le sont pas. Et la sécurité des vols ne sera jamais une variable d’ajustement de la productivité.

Crash du vol AF447 : le SNPL salue une décision majeure de la Cour d’appel de Paris

The SNPL welcomes the important decision by the Paris Court of Appeal to convict Airbus and Air France of manslaughter

conseil européen

 

Roissy CDG, le 21 mai 2026 – Le Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL) prend acte avec gravité et satisfaction de la décision rendue ce jour par la Cour d’appel de Paris condamnant Airbus et Air France pour homicides involontaires dans le cadre du crash du vol Rio-Paris AF447 survenu le 1er juin 2009.

Après presque dix-sept années de procédure judiciaire, cette décision marque une étape essentielle dans la reconnaissance des responsabilités ayant conduit à la disparition de 228 personnes, passagers et membres d’équipage, lors de la plus importante catastrophe aérienne française.

Depuis l’ouverture de l’instruction, le SNPL s’est constitué partie civile afin de porter la voix des pilotes et de contribuer à l’établissement de la vérité technique et opérationnelle. Le Syndicat a toujours considéré qu’il était inacceptable de faire peser sur les seuls pilotes la responsabilité de l’issue de cet accident, sans prendre en compte l’ensemble des défaillances systémiques ayant conduit à la catastrophe.

La Cour a reconnu les manquements reprochés au constructeur Airbus ainsi qu’à la compagnie Air France, notamment concernant l’identification du risque lié aux sondes Pitot, la diffusion des informations de sécurité, ainsi que l’information et la formation des équipages face aux situations de décrochage à haute altitude.

Par cette décision, la justice affirme que l’accident du vol AF447 ne peut être réduit à une erreur humaine isolée, mais résulte de multiples défaillances tant dans la prise en compte de risques connus, que dans la diffusion d’informations essentielles ou dans la préparation des équipages à des situations critiques.

Au-delà de la décision pénale, ce verdict doit désormais contribuer à renforcer durablement la culture de sécurité aérienne, fondée sur la transparence, le partage d’expérience, l’anticipation des risques, la formation des équipages et la responsabilité de tous les acteurs.

Le SNPL adresse aujourd’hui une pensée émue aux familles et aux proches des 228 victimes, ainsi qu’à tous les personnels navigants, profondément marqués par cette tragédie.

 

Roissy CDG, 21 May 2026 – The SNPL notes with gravity and satisfaction the decision handed down today by the Paris Court of Appeal convicting Airbus and Air France of manslaughter in connection with the crash of flight AF447 from Rio to Paris on 1 June 2009.

After almost seventeen years of legal proceedings, this decision marks a crucial step in establishing responsibility for the loss of 228 lives – passengers and crew members – in France’s worst ever air disaster.

Since the investigation began, the SNPL has joined the proceedings as a civil party in order to give a voice to the pilots and to help establish the technical and operational truth. The Union has always considered it unacceptable to place the sole responsibility for the outcome of this accident on the pilots, without taking into account the full range of systemic failures that led to the disaster.

The Court recognised the breaches attributed to the manufacturer Airbus and to Air France, in particular regarding the identification of the risk associated with Pitot probes, the dissemination of safety information, and the briefing and training of crews in dealing with high-altitude stall situations.

With this decision, the court affirms that the crash of flight AF447 cannot be reduced to an isolated human error, but resulted from multiple failures both in the consideration of known risks, in the dissemination of essential information, and in the preparation of crews for critical situations.

Beyond the criminal ruling, this verdict must now help to strengthen the culture of aviation safety in the long term, based on transparency, the sharing of experience, risk anticipation, crew training and the responsibility of all stakeholders.

The SNPL today extends its heartfelt condolences to the families and loved ones of the 228 victims, as well as to all flight crew, who have been deeply affected by this tragedy.

 

Quand la direction est sourde aux demandes de juste revalorisation salariale de ses pilotes

conseil européen
– Communiqué de presse –

 

Roissy CDG, le 12 mai 2026  Les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) 2026 chez French Bee, compagnie aérienne du Groupe Dubreuil, ayant pour l’instant abouti au refus de la compagnie de revaloriser enfin les rémunérations de ses pilotes, la section French Bee du Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL) a déposé un préavis de grève. Le SNPL appelle donc les pilotes de French Bee à faire grève pour une première période, reconductible, allant du mercredi 13 au lundi 18 mai 2026. 

Cette décision, mûrement réfléchie, a été prise après la consultation des pilotes de French Bee, ces derniers ayant refusé massivement la “proposition” de la direction, traduisant ainsi le profond malaise qui s’est installé au sein du personnel navigant technique.

Une absence persistante de revalorisation salariale

Depuis la création de la compagnie, les pilotes de French Bee n’ont bénéficié d’aucune revalorisation salariale structurelle significative, le salaire minimum étant même, contrairement à sa compagnie sœur Air Caraïbes du même groupe, gelé depuis deux ans, dans un contexte économique pourtant marqué par une inflation durable.

La situation est aggravée par la réduction des heures de vol, sans pour autant réduire la charge de travail, liée à l’évolution du réseau, qui entraîne mécaniquement une baisse des revenus et ralentit la progression de carrière, celle-ci étant, contrairement aux pratiques habituelles des compagnies françaises, exclusivement indexée sur les heures de vol et non sur l’ancienneté.

Dans ces conditions, la proposition actuelle de la direction se traduit, pour une majorité de pilotes, par une augmentation réelle proche de 0 %, ce qui est jugé inacceptable au regard de l’érosion continue du pouvoir d’achat et de l’absence de revalorisation structurelle des rémunérations.

C’est pourquoi le SNPL vient de déposer un préavis de grève, reconductible, couvrant une période allant du mercredi 13 mai au lundi 18 mai 2026 inclus.

Des revendications claires et légitimes

Les pilotes de French Bee ont su consentir de grands efforts pour accompagner leur entreprise quand cela était nécessaire, en travaillant sans relâche notamment pendant la période de sous-effectif et de forte reprise de l’activité des dernières années. 

Aujourd’hui, les pilotes demandent que leurs engagement et responsabilités soient reconnus à leur juste valeur et réclament notamment une revalorisation salariale immédiate et significative, permettant :

  • de compenser l’inflation subie depuis plusieurs années,
  • d’aligner leur rémunération avec le niveau de responsabilité et d’exigence du long-courrier,
  • de reconnaître et rémunérer comme il se doit l’ensemble des tâches effectuées, notamment celles réalisées en dehors des heures de vol.

Les pilotes French Bee sont mobilisés pour que leur engagement soit enfin reconnu par une revalorisation juste de leur rémunération. 

Un appel à la responsabilité de la direction

Malgré ce préavis, le SNPL France ALPA réaffirme sa volonté de parvenir à une issue constructive. Le syndicat appelle la direction de French Bee à reprendre rapidement les discussions et à proposer des mesures à la hauteur des enjeux.

Le SNPL en appelle à la responsabilité de la direction de la compagnie et de son actionnaire, la famille Dubreuil. Il est plus que temps d’avancer, tous, ensemble.

Accident aérien dans les Pyrénées :

Le SNPL s’associe à la peine des familles et des proches des victimes  

conseil européen

Roissy CDG, le 9 décembre 2025 L’ensemble des membres du Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL) exprime sa vive émotion après l’accident d’un avion léger survenu dimanche dans les Pyrénées, ayant entraîné la mort de quatre personnes. 

Les quatre victimes sont quatre de nos collègues : trois jeunes élèves de l’École nationale de l’aviation civile (ENAC), âgés de 18 à 25 ans, ainsi que l’un de leurs instructeurs. 

Le SNPL adresse ses plus sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes. Nous souhaitons également assurer leurs camarades et l’ensemble des équipes de l’ENAC de notre plein soutien. 

En cette période tragique, nous mesurons l’immensité du chagrin de l’ensemble de la communauté aéronautique et de l’émoi causés par la disparition brutale de ces jeunes élèves et de leur instructeur.

Le syndicat remercie les équipes de secours, mobilisées dans des conditions difficiles, de leur engagement sans faille pour localiser l’épave et retrouver les victimes. Le SNPL restera attentif aux investigations en cours, qui permettront de comprendre les circonstances de l’accident.