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Préavis de Grève French Bee

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Quand la direction est sourde aux demandes de juste revalorisation salariale de ses pilotes

 

Roissy CDG, le 12 mai 2026  Les Négociations Annuelles Obligatoires (NAO) 2026 chez French Bee, compagnie aérienne du Groupe Dubreuil, ayant pour l’instant abouti au refus de la compagnie de revaloriser enfin les rémunérations de ses pilotes, la section French Bee du Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL) a déposé un préavis de grève. Le SNPL appelle donc les pilotes de French Bee à faire grève pour une première période, reconductible, allant du mercredi 13 au lundi 18 mai 2026. 

Cette décision, mûrement réfléchie, a été prise après la consultation des pilotes de French Bee, ces derniers ayant refusé massivement la “proposition” de la direction, traduisant ainsi le profond malaise qui s’est installé au sein du personnel navigant technique.

Une absence persistante de revalorisation salariale

Depuis la création de la compagnie, les pilotes de French Bee n’ont bénéficié d’aucune revalorisation salariale structurelle significative, le salaire minimum étant même, contrairement à sa compagnie sœur Air Caraïbes du même groupe, gelé depuis deux ans, dans un contexte économique pourtant marqué par une inflation durable.

La situation est aggravée par la réduction des heures de vol, sans pour autant réduire la charge de travail, liée à l’évolution du réseau, qui entraîne mécaniquement une baisse des revenus et ralentit la progression de carrière, celle-ci étant, contrairement aux pratiques habituelles des compagnies françaises, exclusivement indexée sur les heures de vol et non sur l’ancienneté.

Dans ces conditions, la proposition actuelle de la direction se traduit, pour une majorité de pilotes, par une augmentation réelle proche de 0 %, ce qui est jugé inacceptable au regard de l’érosion continue du pouvoir d’achat et de l’absence de revalorisation structurelle des rémunérations.

C’est pourquoi le SNPL vient de déposer un préavis de grève, reconductible, couvrant une période allant du mercredi 13 mai au lundi 18 mai 2026 inclus.

Des revendications claires et légitimes

Les pilotes de French Bee ont su consentir de grands efforts pour accompagner leur entreprise quand cela était nécessaire, en travaillant sans relâche notamment pendant la période de sous-effectif et de forte reprise de l’activité des dernières années. 

Aujourd’hui, les pilotes demandent que leurs engagement et responsabilités soient reconnus à leur juste valeur et réclament notamment une revalorisation salariale immédiate et significative, permettant :

  • de compenser l’inflation subie depuis plusieurs années,
  • d’aligner leur rémunération avec le niveau de responsabilité et d’exigence du long-courrier,
  • de reconnaître et rémunérer comme il se doit l’ensemble des tâches effectuées, notamment celles réalisées en dehors des heures de vol.

Les pilotes French Bee sont mobilisés pour que leur engagement soit enfin reconnu par une revalorisation juste de leur rémunération. 

Un appel à la responsabilité de la direction

Malgré ce préavis, le SNPL France ALPA réaffirme sa volonté de parvenir à une issue constructive. Le syndicat appelle la direction de French Bee à reprendre rapidement les discussions et à proposer des mesures à la hauteur des enjeux.

Le SNPL en appelle à la responsabilité de la direction de la compagnie et de son actionnaire, la famille Dubreuil. Il est plus que temps d’avancer, tous, ensemble.

Accident aérien dans les Pyrénées :

Le SNPL s’associe à la peine des familles et des proches des victimes  

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Roissy CDG, le 9 décembre 2025 L’ensemble des membres du Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL) exprime sa vive émotion après l’accident d’un avion léger survenu dimanche dans les Pyrénées, ayant entraîné la mort de quatre personnes. 

Les quatre victimes sont quatre de nos collègues : trois jeunes élèves de l’École nationale de l’aviation civile (ENAC), âgés de 18 à 25 ans, ainsi que l’un de leurs instructeurs. 

Le SNPL adresse ses plus sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes. Nous souhaitons également assurer leurs camarades et l’ensemble des équipes de l’ENAC de notre plein soutien. 

En cette période tragique, nous mesurons l’immensité du chagrin de l’ensemble de la communauté aéronautique et de l’émoi causés par la disparition brutale de ces jeunes élèves et de leur instructeur.

Le syndicat remercie les équipes de secours, mobilisées dans des conditions difficiles, de leur engagement sans faille pour localiser l’épave et retrouver les victimes. Le SNPL restera attentif aux investigations en cours, qui permettront de comprendre les circonstances de l’accident.

Le SNPL salue les réquisitions du Parquet Général dans le procès en appel du crash du vol AF447

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Roissy CDG, le 1er décembre 2025 – Le Syndicat National des Pilotes de Ligne prend acte avec une vive satisfaction des réquisitions du Parquet Général présentées ce mercredi 26 novembre 2025 devant la cour d’appel de Paris, dans le cadre du procès en appel du crash du vol Rio-Paris AF447.

Le SNPL se félicite de la demande d’infirmation du jugement de première instance et de la réquisition de la condamnation d’Airbus et d’Air France pour homicides involontaires. Cette démarche fait écho à l’attente des familles de victimes et des professionnels de l’aéronautique qui réclament la reconnaissance des responsabilités de ces deux acteurs.

Les avocats généraux ont identifié les manquements ayant conduit à la catastrophe et ont précisé qu’il est reproché à Airbus d’avoir sous-estimé la gravité des défaillances des sondes anémométriques, dont le givrage en haute altitude est le point de départ de l’accident, et de n’avoir pas pris toutes les dispositions possibles et nécessaires pour en informer d’urgence les compagnies aériennes qui en étaient équipées.

Pour le parquet général, Airbus est coupable de ne pas avoir pris toutes les dispositions nécessaires pour informer d’urgence les compagnies et les équipages, et ainsi de ne pas avoir contribué à les former efficacement pour pallier ce risque. Quant à Air France, la compagnie est coupable pour le Parquet, de ne pas avoir informé ses équipages, ni d’avoir mis en œuvre une formation adaptée. Cette analyse, en réaffirmant que l’accident est la résultante de défaillances systémiques et d’une chaîne de causalité, est essentielle.

Le SNPL souligne avec force le passage du réquisitoire qui honore la mémoire de l’équipage : le représentant du ministère public a souligné que les pilotes aux commandes de l’A330 n’étaient « en rien responsables de cet accident ». Après plus de seize années d’une procédure éprouvante, cette reconnaissance de l’absence de responsabilité de l’équipage est fondamentale et apporte une vérité attendue par toute la profession.

Comme l’a mis en évidence le Parquet Général, « cette condamnation doit résonner comme un avertissement » et « remettra l’humain au sein de nos préoccupations ».

Le SNPL espère que, le 21 mai 2026, la Cour d’appel suivra ces réquisitions pour une décision qui, souhaitons-le, marquera la fin du long combat des familles des 228 victimes, passagers et membres d’équipage, et contribuera à un renforcement des exigences en matière de sécurité aérienne.

 

Pour plus d’information, vous pouvez contacter :
Relations Presse SNPL France ALPA : 01 49 89 24 22

 

SEML Air Antilles en danger :

L’intersyndicale alerte sur l’inaction de la Collectivité de Saint-Martin et de la Direction

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SEML Air Antilles en danger : l’intersyndicale alerte sur l’inaction de la Collectivité de Saint-Martin et de la Direction

Depuis plusieurs mois, les organisations syndicales d’Air Antilles alertent sur la dégradation rapide de la situation de la SEML. Malgré nos courriers, nos demandes de rendez-vous et nos propositions, aucune décision concrète n’a été prise pour enrayer la crise qui frappe la compagnie.

À ce jour, ni la Collectivité territoriale de Saint-Martin, ni la Direction d’Air Antilles ne répondent à nos sollicitations, laissant personnels, passagers et partenaires dans une incertitude totale.

Une gouvernance silencieuse qui pousse la compagnie au bord de la rupture

L’absence de décisions structurantes et les choix incompréhensibles d’une gouvernance défaillante plongent Air Antilles dans une crise profonde. Les impacts sont immédiats et bien réels :

  • Annulations de vols en cascade,
  • Passagers abandonnés sans information,
  • Salariés épuisés et en sous-effectif chronique,
  • Pression accrue sur l’encadrement,
  • Dégradation de la qualité de service et risques opérationnels.

Nous refusons que cette dérive se poursuive.

Notre exigence : un plan de sauvetage immédiat

Face à l’inaction, l’intersyndicale demande la tenue d’une réunion d’urgence avec la Collectivité territoriale de Saint-Martin et le Conseil d’Administration. Nos exigences sont un plan clair de continuité de l’exploitation, des engagements financiers transparents et sécurisés et une stratégie pérenne pour la survie et le développement de la compagnie.

Sans réponse, l’intersyndicale se réserve le droit d’engager tous les moyens juridiques et syndicaux nécessaires dans le strict respect de la sécurité des vols.

Un message aux investisseurs et partenaires

Aux investisseurs actuels ou potentiels, nous adressons un message clair :

Nous sommes prêts à construire dès maintenant un projet solide, transparent et durable, garantissant l’emploi et la sécurité opérationnelle, et assurant l’avenir d’Air Antilles.

Air Antilles est un outil vital pour nos territoires

Air Antilles est indispensable à la mobilité, à l’économie et à la cohésion de nos îles. Nous nous battrons pour sauver la SEML Air Antilles.

 
 
 

Accident du vol Rio-Paris AF 447 : Airbus et Air France à nouveau devant les juges

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Roissy CDG, le 30 septembre 2025 – En 2009, le vol Rio-Paris AF447 a tragiquement sombré dans l’océan. Cette catastrophe aérienne demeure la plus importante que notre pays ait connue. 16 ans plus tard, les procédures judiciaires sont toujours en cours pour déterminer les responsabilités. Le Syndicat National des Pilotes de Ligne sera présent tout au long du procès en appel de l’accident de l’AF447.

L’appel du procès de l’accident de l’AF447 Rio–Paris s’est ouvert le 29 septembre dernier, au Palais de justice de Paris, pour une durée d’environ deux mois.

Depuis le début de l’instruction, le SNPL s’est porté partie civile dans ce terrible accident pour porter la voix des pilotes, et sera bien entendu présent à toutes les audiences.

Pour triste rappel, le 1er juin 2009, un Airbus A330 de la compagnie Air  France rencontra des cristaux de glace, ce qui provoqua la perte des  vitesses indiquées et conduisit au décrochage de l’appareil.

Pourtant, le constructeur affirmait que l’avion était « protégé » et qu’aucun entraînement spécifique des pilotes aux manœuvres de  récupération n’était nécessaire.

Les juges devront à nouveau déterminer, entre autres, comment cette  doctrine a influé sur l’enchaînement des événements qui, en à peine 4  minutes, ont précipité l’appareil et ses 228 occupants dans l’océan.

En première instance, les juges ont mis en évidence des carences dans l’information et  l’entraînement à la gestion de la situation à laquelle les pilotes ont été  confrontés, alors que le danger avait été identifié par le constructeur.  Dans son verdict, le Tribunal a jugé avec sévérité le comportement d’Airbus, retenant quatre fautes :

  • Le rétrofit des sondes Pitot Thales AA en sondes Goodrich n’avait pas été réalisé malgré leur moindre performance et la hausse d’incidents en 2008–2009, juste avant l’accident.
  • Airbus avait opéré une « rétention d’informations » et un traitement trop vertical des incidents, freinant le partage d’expérience entre compagnies.
  • Le classement et le contenu de la procédure « Stall Warning » étaient inadaptés au contexte.
  • Aucun message n’informait l’équipage de l’indisponibilité des sondes Pitots, alors que l’avion l’avait détectée.

S’agissant d’Air France, le Tribunal a jugé fautive la suppression, en janvier 2009, d’une note d’information de l’OSV (Officier de la Sécurité des Vols).

Pourtant Airbus et Air France ont échappé à une sanction pénale car le  lien de causalité entre les fautes commises et la survenance de l’accident, bien que très élevé, cela ne suffit pas pour  condamner pénalement.

À la requête des familles des victimes et du SNPL, le procureur général a interjeté appel de cette décision. Il a motivé sa décision  par une autre faute caractérisée d’Airbus: avoir choisi de ne pas rendre  obligatoire l’entraînement régulier des pilotes à la procédure de  récupération du décrochage, en contradiction avec la culture de  sécurité absolue revendiquée par le constructeur.

Cet appel va donc permettre d’examiner à nouveau les responsabilités d’Airbus et d’Air France dans cette tragédie.

Pour le SNPL, le fait de faire reposer la cause de l’issue de l’accident sur les épaules des seuls pilotes est inacceptable et ne permet pas d’identifier l’ensemble des responsabilités ayant mené à cette catastrophe.

Le procès se déroulera du 29 septembre au 28 novembre prochains au Palais de justice de Paris, où deux représentants pilotes du SNPL seront présents tout au long des audiences, pour assister les avocats.

Pour plus d’information, vous pouvez contacter :
Relations Presse SNPL France ALPA : 01 49 89 24 22